Vendredi 13 juin 2008
  
    Il y a quelque chose que j'aime dans le Vendredi à Sydney. Ca aurait pu être la sensation que le week-end arrive et que je vais pouvoir bouger un peu. Ca pourrait aussi être le calme qui règne dans la rue. Mais ça pourrait surtout être le fait qu'ayant pris mon temps, j'arrive à 9h30-9h45 au boulot, et que j'allume la lumière. Ah oui, c'est ça en fait... La vie est dure sur la 34ème parallèle (sud...).

    J'écrirais bien un petit truc (je n'arrive pas à me résoudre à appeler ça "note", "post" ou "article", j'aime pas le jargon) mais j'ai pas encore récupéré les quelques photos qui pourraient vous faire rêver...
    Je me dis que l'intérêt s'en trouve vachement amoindri et  qu'il va falloir trouver une idée pour réhausser le niveau.

    Ca y est, c'est bon... Ce sera un article conceptuel... dans la forme du moins. Il sera évolutif et va changer au fur et à mesure. Et si je ne fais qu'ajouter du texte, ce sera trop facile. J'en retirerai sûrement un peu. Ou je le modifierai. Ou je le remplacerai. Ca me semble intéressant... (à défaut... )

   
    Depuis quelques temps, ça titillait quelques personnes de venir grimper pour voir.  Du coup, j'ai eu un petit défilé à la salle. La première à venir fut Claire qui était déjà surmotivée. On se retrouve donc un vendredi soir et, coup de bol, la salle est vide, je crois qu'il devait y avoir quinze personnes au grand maximum.
    Du coup, on a vaqué ça et là en prenant des photos. Je laisserai à chacun le plaisir de donner une légende à la photo. Sachez juste qu'elle a demandé pas mal de boulot, c'était pas super facile de prendre la photo pendant les deux secondes où elle réussissait à s'accrocher mais finalement, on dirait une pro...

L'escalade, c'est avant tout un goût certain pour les couleurs

    Mais, c'est pas Aussi simple que ce que vous croyez de s'accrocher comme ça, tu t'eXploses vraiment les doigts. je vais pas exagérer non plus mais c'est pas Inné de pouvoir se suspendre à des Murs, juste en te tenant à des cailloux Enroulés dans du papiers de verre. LA raison te pousserait à te dire qu'il faut être maso pour aller te raper Les doigts sur des prises aussi Abrasives que celles-LA. mais il n'en ai rien puisque finalement, ça a L'Air de lui avoir beaucoup plu.
    Ce paragraphe ne sert à rien?QuE tU pEnSeS...

    Finalement, après un retour de Claire, le temps pourri qui régit notre vie depuis plus de deux semaines a poussé Max et Francoo à venir grimper un peu aussi.
    Comme j'étais dans une période de grande originalité photographique, je n'ai pas résisté à l'envie de prendre des photos très différentes.

En attendant la suite, vous pouvez jouer aux 7 différences avec la photo du dessus

Mais aussi avec celle-là avec un style plus koalesque

    Pour finir, comme je sais qu'il y a des fans absolus de Crocodile Dedoon, une petite performance en pleine action...

    C'est d'ailleurs cette fois-là qu'on a eu l'occasion de croiser un gamin de la salle (enfin sûrement 17-18 ans quand même) qui payait pas de mine (c'est d'ailleurs un peu relou à force, dans une salle d'escalade, il y a beaucoup trop de gens qui ne payent pas de mine) et qui nous a fait quelques petites démos à la campus board et à la peg board. Enfin, je dis "démos", j'exagère... Comme il est Australien et donc cool, plutôt que de faire le malin, il a fait semblant de nous expliquer, comme si on allait pouvoir faire la même chose après.
    Pour ceux qui comme moi savent pas ce que c'est une peg board, je mets une petite vidéo où on voit assez bien le principe :

Vous pouvez même regarder jusqu'à la fin...pour le survet' mythique

    Ca a l'air assez simple comme ça. En tout cas, c'est ce qu'on s'est dit mais ni moi, ni Max, ni Francoo n'avons réussi ne serait-ce qu'à retirer la barre du premier trou pour la mettre dans le deuxième... Le mec lui se baladait sur la planche en plantant le petit baton un peu partout, genre je suis trop fort en pins....

par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Mercredi 28 mai 2008

    Il y a pas longtemps, j'ai découvert qu'on pouvait voir ce que les gens cherchaient (sur Google généralement) quand ils tombent ici, je me permets donc de vous faire partager quelques morceaux choisis parce que certains valent vraiment le détour.
    Alors, il y en a pour tous les goûts... Je vous cache pas que les trois quarts des gens qui viennent ont juste tapé "carpes dilemmes" ce qui est pas bien original me direz-vous. Mais il y a quand même des gens un peu plus inventifs.

Bon, déjà, je dois être une sommité en matière d'animaux parce que ça foisonne. Entre "comment appeler mon wallaby" (le gars a un wallaby... si c'est pas la classe ça...) et "que mettre dans l'aquarium avec mes carpes", j'ai aussi "ou trouver des ecureuils pas chers", "chercher kangourou souris" ou "photos de kangourous blancs". Bref, un vrai espace animalier.

Ensuite, une flopée de recherches sur l'Australie, notamment sur le football, sur les drapeaux, la Southern Cross, j'en passe et des meilleures...Quelques questions aussi sur la condition des videurs en général : "salaire d'un videur", "droit videur" et beaucoup de recherches sur les mille-feuilles

Quelques recherches de mecs qui devaient être un peu "high" (après un passage à Amsterdam peut-être) avec des questions aussi pertinentes que "dans quel océan vive les kangourous" (je mets tout tel quel),"wentworth à pieds nus", "vidéos départ de carpes" ou encore "kangourou qui roule" (???)

Des gens qui cherchent juste des histoires :
- moi histoire quand je rentrais tard
- une histoire racontée en anglais et écrite en anglais
- truc marrant à raconter (Merci Google de me classer dans les trucs marrants à raconter)
- une histoire sur l'Australie pour les petits

Après, il y a les trucs un peu tendancieux... j'arrive pas trop à cibler ce que cherchait précisément le mec mais ça devait pas être très clair. "Dans la salle de bain histoire raconte"... ???

Il y a aussi du moins tendancieux (sûrement grâce à l'article sur Surry Hills et Oxford Street, pourtant j'avais été plutôt soft...) :
- "bodybuilder gay"
- "blog de homo hard DE MOIN DE 18 ANS"
- "quelle est le quartier transsexuelle de sydney"
- "prostitué à Sydney"

Ma vraie fierté est quand même d'avoir un "Kitkat Chunky" qui traîne là-dedans.

Et pour finir, j'ai aussi "armure pare-balle" mais je vois pas trop de quel article, ça peut sortir. Whatever...

On y voit pas tout mais j'avais pas la place, la liste rentrait pas sur un écran

    Pas de chance, je voulais pas spécialement faire original mais je vois que Ramsés a visiblement traîné au même endroit que moi récemment. Tant pis... je mettrais un trackback (Ah qu'est-ce que c'est drôle ça!) ou un pingback (Ah c'est encore plus drôle ça et ça fera plaisir à Prossi!) !
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Vendredi 23 mai 2008
où il est question de prononciation... 

    L'accent français à l'étranger, c'est tout une histoire...

    Régulièrement, tu laisses échapper une phrase avec un bon accent français bien pourri, tu espères que personne ne l'a entendu parce que pendant 10 secondes, t'as vraiment honte de parler aussi mal (en tout cas, moi, oui). Hélas, il y a toujours quelqu'un pour l'entendre et t'enfoncer un bon coup en te disant qu'il adore l'accent français. Bon, ça fait toujours plaisir et si tu creuses un peu le problème, on te fera même savoir qu'il est "so hot" ou "so sexy"...
    Ca reste un mystère pour moi. Tu parles trop mal et ça rend les gens dingues. Ca doit être le mélange d'une langue pleine de rebondissements avec la plus monotone du monde. J'imagine la catastrophe qui pourrait arriver si on lachaît un troupeau d'english-speaking hot chicks (soyons fous, des australiennes) au beau milieu d'Airbus...

    Que de souvenirs en anglais à pendant, je crois que tous les gens qui y ont fait un stage seront d'accord avec moi. Il existe là-bas un anglais francisé à un point incroyable. Il se parle exclusivement entre Français parce qu'il y a pas forcément des masses d'anglais pendant les réunions (mais on sait jamais) et que les trois quarts des termes techniques sont en anglais. Ca consiste à prononcer à la française toutes les phrases ou les mots en anglais mais le meilleur ça reste quand même la prononciation des acronymes. En gros, tu prononces la première lettre en anglais et toutes les suivantes en français. Mais le meilleur, c'est que les gens parlent pas mal anglais. En présence d'un étranger, l'accent est super honnête (enfin il est normal...). C'est juste une tendance à tout franciser assez sympa. Je crois que c'est une manie française en général. En France, si tu prononces un mot en anglais hors d'une phrase en anglais, tout le monde se fout de toi. Du coup, on prend l'habitude de prononcer les mots à la française.

    Ca provoque des petites situations marrantes, surtout pour les mots que t'as déjà vu mais jamais entendu. Je me souviens qu'en arrivant à Sydney, je me disais qu'il faudrait que j'aille faire un tour à Bondi que je prononçais "bondi" sans me poser plus de questions que ça. Rapidement, j'ai pu me rendre compte qu'on disait "bonedaï" ce qui fait quand même plus anglais, il faut l'avouer. Mais régulièrement, quand j'entends des Français en parler, ils sont restés sur la prononciation à la française. Et  elle est complètement incompréhensible pour les gens ici pour une raison très simple, il y a déjà un son qui n'existe même pas en anglais...Si tu dis à un chauffeur "Bondi", il te regarde avec des yeux vides comme un pack de leffe après le passage d'un Martinsons....

    Ca me rappelle un cours avec je ne sais plus quelle prof' d'anglais, qui nous avait expliqué que c'était absolument pas grave qu'on ait un accent anglais pourri (et qu'au contraire, on ferait mieux de le cultiver, "so hot" pour ceux qui s'en souviendrait pas) mais qu'il fallait quand même savoir jouer la carte de la prononciation. Alors la prononciation... Parlons-en...
    J'ai la chance d'avoir un prénom non seulement inconnu de tous (ce qui n'aide déjà pas en pratique) mais en plus qui dispose de deux sons absolument inconnus pour les english-speaking people. Le "a" et le "é", c'est un peu la fête... Ils sont absolument incapable de les prononcer. Même au bout de dix minutes, ils sont encore en train d'essayer de sortir des "a" qui ressemblent plus à des "è" que quoique ce soit d'autre. C'est toujours un plaisir d'entendre Maggie dire mon prénom. Généralement, elle dit Teddy pour pas se prendre la tête mais parfois elle tente de bien le prononcer et c'est assez marrant de se dire qu'en bientôt deux mois, elle a toujours pas choppé le truc. Du coup, maintenant, je cherche pas trop à faire comprendre mon prénom. Je dis une fois Thaddée, si ça passe pas, c'est Ted ou Teddy  ("like a Teddy Bear ?" Fuck, man....) et basta... C'est pas forcément très grave mais c'est marrant, et puis au moins j'ai quelque chose à répondre quand on me fait des remarques sur mon accent.
    Je me souviens encore d'une soirée avec Cameron, Australien pur souche, qui s'était mis en tête de réussir à bien faire prononcer "awesome" à des Français. Pour ma part (échange de bons procédés), je tentais de lui faire prononcer mon prénom. A partir de là, on a du marcher une demi-heure dans la rue, lui essayant de faire des "a" et des "é" et moi essayant de faire [ossom] ce qui est pas hyper évident.
    Il y a des situations où tu sais pas trop ce que tu dois faire, notamment quand tu dois dire des mots d'origine française. Si par exemple, tu dois te rendre à Beaumont Street, c'est pas la peine de dire ça "bomon", tu prends ton plus bel accent anglais et tu pries pour que "BowmoNte" soit plus compréhensible (ce qui n'est pas garanti non plus).

    Si vous vous demandez pourquoi, je raconte tout ça, c'est tout simplement parce que la vie n'est pas totalement injuste et qu'elle a décidé de nous laisser prendre notre revanche pendant quelques petits moments de la vie courante. Ce moment, c'est les mille-feuilles. (Pour une raison pas bien identifiée, j'aime bien cette phrase)

Pour le même genre de raison pas bien identifiée, j'aime aussi bien mettre une belle image à un endroit où c'est pas forcément nécessaire.

    Le mille-feuilles est ici un concep prononciatif. Tout le monde sait ce que sait mais personne ne sait le dire. C'est toujours marrant d'assister à ce genre de conversations dans la pâtisserie française à côté du boulot ou même au petit self de Nicta:

Client : Hi, I'll have a milfui.
Patissière : A mille-feuilles.
C (fièrement): Milfoui !
P : Mille-feuilles !
C : Milfouri !
P : Ok! Here it is! (et oui elle a pas que ça à faire)

    Par contre, si tu rentres dans une pâtisserie australienne et que tu commandes un milfoui, ça pose aucun problème. Au self, sur un menu, trônait fièrement le fameux "mille-furille"... Après, c'est pas vraiment étonnant qu'ils sachent pas le dire.

    Evidemment, c'est une maigre consolation mais je dois admettre que ça met un peu de baume au coeur...



  
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Lundi 19 mai 2008

    Voilà une histoire qui me tint en haleine durant un moment depuis mon arrivée... Je l'ai appelé "Le Mystère des Bouloches Magiques".

    Je suis arrivé en Australie, il y a deux mois, avec des habits mais pas énormément, genre je devais avoir 6-7 t-shirts pas plus. Je me disais que j'en achèterai ici et que je bazarderai les vieux. C'est le petit côté sympa de l'avion. Tu sais que quoiqu'il arrive tu reviendras avec 23kg d'affaires. Et bon, si je compte les souvenirs et les cadeaux, j'avais pas intérêt à partir trop lourd si je veux revenir avec.
    Au bout de 2 semaines, je me rends compte avec dépit que deux de mes T-shirts sont remplis de bouloches (mais alors bien...). C'était deux t-shirts Billabong que j'avais achetés sur vente-privée juste avant de partir. Je conspue ces salauds de vendeur par correspondance qui m'ont refilé des habits pourris que je n'ai certes pas payé très cher mais qui boulochent au bout de deux semaines.
   
    Cependant, tout cela me semble bizarre, si j'avais bien quelques souvenirs de pulls en laine qui boulochaient, des t-shirts en coton... jamais! Il était temps de commencer l'enquête.

    J'ai commencé par vider ma garde-robe, ce qui m'a pris une minute vu que comme je l'ai dit, j'ai pas ramené grand chose. Et j'ai commencé à vérifier mes fringues. Après quelques minutes, je me rends compte que des petites bouloches commencent à poindre sur un sweat. Ce ne serait donc pas la faute de Billabong/Vente-Privée...
    En continuant mes recherches, je m'aperçois que toutes les bouloches sont concentrées en bas du dos, ce qui n'est pas commun. J'exclue donc la machine à laver de la liste des coupables potentiels, elle aurait fait des bouloches uniformément (ou au moins presque partout). Mes recherches se retrouvent bloquées là par manque d'indice...

    Quelques semaines plus tard, je finis par aller au boulot avec un sweat que je mettais pas jusqu'alors, d'une part parce qu'il faisait trop chaud, et d'autre part parce que j'essayais d'aller plutôt bien habillé au boulot (mais bon, on finit par chopper le rythme australien, donc tenue cool de rigueur). Et voilà que deux jours plus tard, il se retrouve tout bouloché aussi. J'en déduis immédiatement que quelque chose de pas clair se trame Bay 15 à l'Australian Technology Park.

    Les bouloches, le bas du dos, NICTA, les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer les unes dans les autres. Le vérité devient alors plus claire que l'eau de roche. Le coupable est évident. Il trônait me regardant avec défiance en plein milieu de la salle...


    Mon fauteuil de bureau !!! En examinant son état de surface, je m'aperçois qu'il est conçu spécialement pour retenir les fibres des habits et que celles-ci finissent par se regrouper en bouloches lors d'une utilisation prolongée. Un peu de bricolage suffira à régler ce problème mais je dois avouer que ce mystère était vraiment mystérieux.
Appréciez la microgranularité de la surface du fauteuil

    Pour finir cet article, un petit truc pour venir à bout des bouloches (oui, j'ai un petit côté maniaque alors il fallait que je m'en débarasse absolument)...
Astuce : Pour faire disparaître les vilaines bouloches qui balafrent ton pull (et pourrissent MA vie). Arme-toi de ton rasoir Mach3 avec une lame à 4$ (ouh, c'est reuch). Soupire un coup parce que tu vas bien la pourrir. Prends ton pull à bouloches et (délicatement) rase-lui les bouloches! Et voilà, il a retrouvé sa jeunesse! Enfin, l'état dans lequel il était avant que tu ne le poses sur la Chaise à Bouloches Maudite...


par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Samedi 17 mai 2008

    Ma journée de vendredi sans être réellement fantastique était mémorable et restera sans doute gravée dans ma mémoire pour un bon bout de temps.

    Je me levais comme chaque matin pour aller bosser, j'enfile mon pantalon, un t-shirt et je prends mes affaires pour aller à la salle de bain. J'appuie machinalement sur le verrou de la porte à l'intérieur de l'appart' pour la bloquer (La porte d'entrée de la maison reste parfois ouverte donc quand je suis pas dans ma chambre, je verrouille souvent la porte). Je sors de ma chambre. Je vais claquer la porte. Avant de le faire, je tapote un coup ma poche arrière (celle où je mets les clés de la chambre) pour être sûr que j'ai les clés, ca fait un bruit de trousseau. C'est bon, je les ai. Je ferme la porte.

    Je vais à la salle de bain, je prends ma douche. Je retourne à ma chambre, je glisse ma main dans ma poche. Tiens, une grosse boulette de papier qui faisait du volume dans ma poche. La coïncidence est amusante car cette boulette fait à peu près la taille d'un trousseau de clés. En tout cas, c'est l'impression qu'elle pourrait donner si on la touchait à travers la poche d'un jean.
    Je fouille encore un peu. Tiens, quelques pièces qui font du bruit dans ma poche. La coïncidence est amusante car ces pièces font à peu près le même bruit qu'un trousseau de clés. En tout cas, c'est l'impression qu'elles pourraient donner si on les touchait à travers la poche d'un jean.
    Inutile de vous faire un schéma, je n'ai rien trouvé d'autre dans ma poche hier matin. Pas même un trousseau de clés qui m'aurait été bien utile pour rentrer chez moi. Voilà, je me retrouve coincé hors de ma chambre sans clé pour y rentrer.

    Récapitulatif de la situation : Mes clés sont à l'intérieur de la chambre, fermée de l'intérieur, mais pour que la fête soit plus folle, elles y sont restées avec mon porte-feuille (et donc tout mon argent), mes chaussures, mon baladeur bref à peu près tout ce qui m'appartient sauf un jean, un t-shirt, un pièce de deux dollars, deux pièces de 20 cents, une boulette de papier dont vous connaissez la forme, ma carte de NICTA (au cas où j'aurais envie d'aller au labo) et mes affaires de toilette. J'avais le droit à cette sensation paradoxale d'être enfermé à la fois à l'intérieur (de la maison que je ne pouvais quitter sans prendre le risque de ne plus pouvoir y rentrer) et à l'extérieur (de ma chambre).

    Le Destin (je Le mets en gras avec une majuscule car Il le mérite, Il a été un vaillant adversaire, allez, je Lui ajoute même du rouge parce qu'Il le vaut bien) avait décidé de se jouer de moi aujourd'hui.

    Hélas, mille fois hélas pour Lui, Il n'avait pas prévu que dans l'ombre, j'avais secrètement déjà préparé une parade à cette éventualité. En effet, mon balcon étant commun avec celui de mon voisin Pedro et la porte-fenêtre de ma chambre ne fermant pas, je n'avais qu'à lui demander de passer par chez lui et le problème était réglé. Une victoire presque trop facile. Je toque donc à la porte de Pedro. Au moment où ma main touche la porte, je me rappelle qu'à cet endroit même, Pedro avait la semaine dernière glissé une feuille sur laquelle, il rappelait au proprio qu'il avait payé deux semaines de loyer en avance. Pas la peine de réfléchir pour comprendre qu'il a dû partir en vacances et qu'il ne rentrera pas avant une semaine. Le Destin avait donc un peu préparé son coup avant de m'attaquer lâchement dans le dos, mais qu'importe... Je n'allais pas abandonner aussi facilement.

    Je m'aperçois que cet article manque cruellement de photos. Je mets donc une photo d'ornithorynque parce que ça fait longtemps qu'on m'en réclame. Je peux bien faire ça. Evidemment, elle n'est pas de moi.

En observant sa forme, vous devez à présent mieux comprendre pourquoi il est furtif !

    Je décide donc d'aller frapper chez Giovanni, un voisin pour lui demander si je peux emprunter son portable pour appeler le proprio. Bon, comme il n'est que 8h30, je décide d'attendre quand même une petite demi-heure. A 9h, je frappe donc chez Giovanni, que je réveille évidemment mais qui, touché par mon problème, me file son portable avec le numéro de Mario (le propriétaire). J'appelle et tombe sur une boîte vocale. Pas grave, je rappellerai plus tard, je prends le numéro de Mario sur un bout de papier, et retourne mater la télé dans le salon. C'est encore l'heure des dessins-animés.
    Un peu plus tard, je retourne téléphoner. La boîte vocale. Encore. Les dessins-animés sont pas trop mal. Emanuele (un autre Italien) descend les escaliers et vient me voir (Giovanni lui avait dit ce qui m'était arrivé). Et là, il me dit qu'en fait Mario est parti "overseas". Tiens, petite parenthèse, c'est un truc que j'aime bien ici, personne ne dit à l'étranger, on dit "overseas", je trouve ça assez sympa. Les avantages de vivre sur un île. Il ne reviendra pas avant six semaines. Bon, on dirait que le Destin est pas si stupide que ça et qu'il a avait anticipé quelques-uns de mes coups.

    Je réfléchis un peu, je demande à Emanuele qui va collecter les loyers si Mario n'est pas là. Il me répond que c'est sa soeur et qu'elle viendra demain à 10h de toute façon. Je lui demande s'il a son numéro. Il me répond que non... Erf, pas bien pratique ça... Il ajoute que la fille qui habite là, l'a sûrement :

Elle habite ici la fille ! (Véridique)

    Mais, il pondère la bonne nouvelle. Elle ne revient qu'à 18h. Je prends mon mal en patience et j'attaque "Deception Point" de Dan Brown qui traînait dans le salon. Il est 9h15.

Vous noterez la couverture française car il était effectivement en français.

    A  19h30, je finis "Deception Point" (il casse pas trois pattes à un canard mais il est quand même bien sympa comme bouquin, toujours les mêmes recettes qui marchent mais bon, si on apprécie le style, on s'en lasse pas). Elle est toujours pas rentrée. Je change de programme et me décide pour regarder un peu la télé. Après dix minutes de Big Brother (Loft Story en gros), j'en pouvais plus. J'ai zappé pour un match de Rugby League (rugby à XIII en Australie), alors je sais pas si le rugby à XIII se joue pareil en France, mais je préfère largement à XV. Ca me paraissait mou. Chaque fois que le mec est plaqué, le jeu s'arrête, c'était bien relou... Franchement, autant jouer au netball... Enfin, bref, c'est pas une histoire de rugby. Pas le courage de regarder la fin, je commence "Le Cadavre dans la Rolls" de Connelly. La fille finit par rentrer vers 20h30. Je pense pouvoir asséner un coup fatal au Destin. Mais, ma bonne éducation me retient, et je me dis que c'est pas terrible d'appeller la soeur du proprio (qui habite pas à côté) à 21h pour lui demander de venir ouvrir MA porte parce que je suis un boulet alors qu'elle passera le lendemain matin. Alors, je décide que je passerai la nuit sur le canapé du salon (en même temps, je m'étais fait à cette idée pendant la journée). J'ai continué à bouquiner jusqu'à 23h, j'ai été me chercher une couverture et je me suis posé sur le canapé. J'ai passé une super nuit, il était hyper confortable !

    A 8h, je me suis réveillé, je suis parti me doucher (plaisir à nul autre pareil dans la mesure où c'est la seule chose que je pouvais faire, puisque c'était les seules affaires que j'avais à ma disposition.) Je reprends la lecture du Cadavre. Et soudain à 9h55, j'entends quelqu'un rentrer.  J'explique rapidement mon problème à Johanna, elle m'ouvre la porte et je retrouve enfin mon chez moi...ainsi que mes clés.

    C'est marrant à dire, mais finalement, j'ai pas l'impression d'avoir passé une mauvaise journée, elle est passée super vite d'ailleurs. J'ai bouquiné peinard dans un fauteuil confortable, pas de portable, pas de mails, rien pour me déranger. En tout cas, j'ai pas l'impression que ça risque de se reproduire avant vraiiiment longtemps.
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Vendredi 9 mai 2008

    Ce soir, je rentrais d'une house-party à pied, comme j'ai l'habitude de le faire maintenant (enfin, si j'ai pas de contrainte horaire et que le trajet est de moins de 40 minutes en marchant, je prends plus le bus), quand soudain, un petit bruit attire mon attention.

    En bas d'un arbre, une petite boule de poils est en train de mâcher du gazon ou de triturer dans les quelques détritus qui traînent là. Boule de poils, arbre, mes capacités analytiques me permettent en un instant de conclure qu'il s'agit d'un écureuil !

    Mais je me rends vite compte qu'il est vachement gros pour un écureuil, et en plus il a pas une queue toute touffue comme un écureuil... Je me rapproche à pas feutrés, il a pas l'air d'avoir trop peur, je continue à me rapprocher, je commence à mieux le voir parce qu'en fait il y a pas trop de lumière.

    C'est un Opossum ! J'ai vu un opossum au beau milieu de la nuit à Centennial Park sur fond de gratte-ciel illuminés de Sydney...
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Jeudi 17 avril 2008

    Pom, Pom, Pom, une petite histoire sympatoche avec des bus, des poivrots, des chauffeurs, des gangsters et un petit je ne sais quoi indescriptible...

    Tout commence hier soir, après une soirée au Beach Road Hotel (cool!) qu'on a rallongé au Bondi Hotel (un peu moins cool...). Je quitte la soirée vers 1h du matin, traverse la rue pour prendre le bus. J'attends un peu. Au bout de 10 minutes un bus arrive. Au moment de monter, je vois Claire et Cam (son copain) qui prennent le même bus. On s'assoit ensemble, on parle un peu. Tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes. Quand soudainement, un évènement inopportun vient troubler la quiétude du voyage.

    On arrive à Bondi Junction et plus précisément à la gare des bus. Comme souvent ici, on change de conducteur, le premier vient de faire la soirée, et le suivant va sûrement faire quelques allers-retours pendant la nuit. Bref, un mec vient d'entrer dans le bus, il a une tête de gentil mais semble pas spécialement net. Le chauffeur est un peu réticent à le laisser monter. Du coup, le mec défend sa cause de manière assez théâtrale. Après quelques phrases assez élaborées dont je ne saisis pas forcément toute la subtilité (Dur parfois de comprendre un Australien, le débit plus l'accent... Le mélange est assez violent), on se rend vite compte qu'il est bien torché, même si il a l'air cool et pas spécialement chiant pour un gars bourré. Ca donne encore moins envie au chauffeur de le prendre à bord. Il lui demande donc gentiment de descendre.

    Le mec ne veut pas descendre, il veut payer son "bus fare" et s'asseoir comme tout le monde mais le chauffeur n'a plus du tout envie de le laisser monter. Le chauffeur se lève (c'est un monstre, il est énorme) et le second chauffeur remonte dans le bus. Il lui explique de manière plus prononcée que maintenant c'est bon, ils ont bien rigolé mais il faut qu'il descende. Le mec s'accroche à une barre du bus et continue à dire qu'il veut payer sa place comme tout le monde. Les chauffeurs s'impatientent, l'attrapent et essaient de le tirer hors du bus. Ca prend bien deux-trois minutes. Le mec se débat dehors. Les deux chauffeurs galèrent à le retenir. Un mec à l'allure de Gangsta (fringues super larges, casquette sur le côté, grosse chaîne, tatouages, il lui manquait que le gun) quitte sa place dans le bus pour aller les aider. Ils finissent par calmer le gars. Petite pensée pour les deux Français qui disait que les mecs de la sécurité était pas très doués en Australie...Normal, c'est des chauffeurs de bus, c'est juste qu'ils font deux mètres...

    Le chauffeur remonte dans le bus et ferme la porte à l'avant. Le Gangsta veut remonter mais la porte est fermée et le chauffeur ne veut pas lui rouvrir parce qu'il n'a pas compris que le mec était dans le bus avant. Pendant ce temps-là, le poivrot est monté par la porte arrière du bus, et crie à tout le monde de se rebeller contre l'injustice tout en s'asseyant à une place libre. Le second chauffeur remonte le chercher, pendant que le premier ne veut toujours pas laisser le gangsta remonter. Les deux latinos en face de moi sont morts de rire à cause du mec "stuck outside".

    Le gangsta s'énerve attrape la porte du bus, l'écarte en flingant complètement le mécanisme. Le chauffeur lui dit de descendre mais le mec montre son ticket et retourne s'asseoir comme si de rien n'était. Le chauffeur est dégoûté parce la porte est complètement morte et qu'elle ferme plus du tout. A l'arrière, le gars bourré, qui pour le coup me faisait furieusement penser à D'Artagnan pendant la soirée Club Méca, continuait à "défendre l'homme et à défendre la vie"... Il commence à parler de Rosa Parks, et de Luther King qui ont su s'opposer à la tyrannie pour avoir des places dans les bus et se pose comme défenseur du monde libre... Les deux latinos en face de moi sont au bord de la crise d'épilepsie : "Hey mate, YOU'RE white!", "Fuckin' whites, they're so funny"...

    Le deuxième chauffeur finit par descendre du bus et par appeler la police (Je crois pas que la police soit spécialement cool en France mais ici ça a l'air encore bien pire, et vu le problème qu'ils ont avec l'alcool en Australie, je crois pas qu'il fait bon être arrêter pour ivresse sur la voie publique). Le mec, le voyant faire, quitte le bus sans demander son reste en gueulant bien son dégoût du système. Le chauffeur referme les portes... enfin il essaie parce qu'à l'avant, une des deux portes et complètement en biais. Le mec assis à côté de la porte, pousse un grand coup dessus, elle se referme à peu près (on va dire 20 centimètres). Le chauffeur lui gueule dessus parce que maintenant elle est bloquée et que plus personne peut sortir... Les deux latinos ont une attaque et meurent de rire...

    Finalement, on repart dans notre bus tout cassé en prenant garde à bien sortir par l'arrière quand on descend...

    Quoiqu'on en dise, l'Australie, c'est quand même un bon pays de bourrin... Franchement, le mec qui fout en l'air la porte du bus, c'est assez incroyable... Finalement, le pauvre gars torché qui a rien fait et qui demandait gentiment à payer est resté dehors, et le gangsta qui démonte la porte pour remonter est resté tranquille à l'intérieur..
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Jeudi 3 avril 2008

       Voilà, je l'avoue, passer derrière le bar au foyer me manque, ne serait-ce que pour servir des cafés. Ben oui, c'est vrai que c'est tout con comme truc mais ça me manque de pas pouvoir me faire un petit détour par le foyer après le boulot pour me faire un petit combo Grenadine-Cacahuètes...
       Je ne pouvais accepter cette situation plus longtemps et si je ne pouvais aller au Foy' alors le Foy' viendrait à moi... Les personnes qui me connaissent un peu savent que quand je suis derrière le bar, je fais généralement deux choses :
  • Je me sers une grenadine gratuite... (parfois une grenadine express mais c'est plus rare). D'ailleurs, on m'a souvent taxé de radin (et que je n'aidais pas le foyer à gagner des sous mais là n'est pas le propos) à ce sujet alors que ça n'a rien à voir...
  • Je sers des shots parce que j'ai décidé de faire un Shot Concept (parce que ça me soûle de faire des concepts où il faut plein de décos...)
       En Australie, pas de grenadine, d'ailleurs pas de sirop en général. Ils ont bien du cordial mais c'est plus du foutage de gueule qu'autre chose.

Blog Interactif : Recette pour fabriquer chez toi, à Toulouse (ou Delft, ou Aachen, c'est votre problème) 1L de cordial :
  • Acheter une bouteille de Grenadine (ou de kiwi si vous voulez faire du cordial kiwi) [contenance 1L]
  • Prendre la bouteille dans la main droite (main gauche si vous êtes gaucher) et en verser à peu près un quart dans une bouteille vide de contenance minimum 1L
  • Rajouter 70cl d'eau
  • Rajouter 5cl de produit de vaisselle
  • Bravo, vous avez un litre de cordial, soit une espèce de sirop dilué qui sent le savon...
       En Australie, disais-je donc avant de m'interrompre grossièrement : Pas de sirop...

       C'est lors d'une soirée dans un bar où Léa paya 7$ pour un shot, (7$ vous vous rendez compte, pour un shot qui vaut  0,5€), que je lui ai dit que c'était trop cher (et accessoirement, c'était même pas bon) et que ce serait une vachement meilleure idée de les faire nous-mêmes (en lui soufflant les recettes mythiques du B-52 et de ses copains le Bisso'Na Bisso et du French Flag (dont j'arrive toujours pas à retrouver la recette pour faire Bleu-Blanc-Rouge). Pour une raison que je n'ai pas encore trés bien comprise, Léa a décrété que j'étais un expert et qu'il fallait ABSOLUMENT qu'on fasse une soirée Shots. Ce n'est qu'au Barbec'Poisson que l'on fixera la date à ce Jeudi...

       Bon, là où ça se corse, c'est que c'est vraiment pas donné, avec un budget de Shot Ton Binome, tu peux faire une soirée pour 10 personnes en Australie (en exagérant beaucoup, oui). Exemple :
  • Bayley : 35$
  • Kahlua : 33$
  • Vodka : 26$ (ouh, c'est pas cher!)
  • Cointreau : 45$
  • Rhum : 30$
        Je vous epargne la liste exhaustive, ça fait peur...(Au recalcul, le shot vaut en fait près de 2$ ici...)Bref, coût total des opérations : un peu plus de 200$ (parce qu'en plus, il y a les verres, le cordial (Argh!), tout ça, tout ça). Il a donc fallu trouver quelques personnes à inviter (moyennant PAF) en plus de Maxime, Claire, Léa, Francois et Benjamin, lors de la pseudo-organistation...

       Tout commença donc vers 9.30pm chez Ben, arrivée de Claire, Max et François qui se mettent directement au travail pour préparer une ouiche. (Eh oui les enfants, c'est la première ouiche australienne. Comme Max et Francoo l'avait promis, ils exportent la culture de la ouiche aux antipodes.

                                
         
        Arrivent alors, Léa et Stan, Après un quart d'heure de débat pour faire admettre à tout le monde qu'on dit bien une ouiche et pas une quiche (drôle d'idée), préparation de Mojitos et des shots.

       Au risque de vous décevoir, rien de bien original pour n'importe quel participant de Shot Ton Binome, quelques B-52, quelques Baby Guinness, des cervelles et deux trois autres trucs. Mais je me suis bien amusé quand même. D'ailleurs, ça m'a donné envie de faire un petit concept, genre juste avant la remise des diplomes...Par contre, ça m'ennuie un peu parce que c'est dans 5 mois et je pourrais pas prévenir l'ISAE un an à l'avance comme ils le désireraient.

       S'ensuit une soirée très agréable, mais sans grande surprise, sauf peut-être pour Benjamin qui s'est un peu surestimé. J'en profite pour présenter un peu les gens du coup...

    Sur votre droite, vous pouvez donc admirer Léa, 20 ans, parisienne à la base, pas mal voyagé (enfin ici, il y a vraiment beaucoup de gens qui ont pas beaucoup voyagé), fait des études (enfin elle est inscrite...) de commerce.
    Juste au dessus d'elle sur la photo, en italique, Benjamin, je sais pas trop d'où il vient au départ mais il aime pas la France qu'il a donc quitté pour aller faire ses études au Québec avant de venir à Sydney. C'est lui le pécheur en apnée qui ramène tellement de poissons que ses collocs l'obligent à faire un barbecue.


    Au dessous, Clair, bretonne de son état, surfeuse, karatéka, école de commerce en France, elle a réussi à trouver le combo génial, 3 mois de stages à Fiji, 1 an en Australie.

    Bon j'ai pas d'autres photos potables donc ce sera pour une autre fois le reste...





 
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Mercredi 2 avril 2008

       Dans ce climat de Jeux Olympiques et de polémiques vis-à-vis des Droits de l'Homme, il est de mon devoir de dénoncer l'une des plus odieuses exactions que connaitra ce siècle.

       Vous connaissez certainement tous les Kitkats, ces barres chocolatées qui ont, comme tant d'autres, traversé les ages, y compris le votre. Vous connaissez sûrement aussi le KitKat Chunky, qui n'est rien d'autre qu'une pauvre petite barre de KitKat que l'on a séparé de sa famille (en cassant les liens chocolatés qui les unissaient) et à qui on a fait subir un horrible traitement à base d'hormones de croissance pour lui faire atteindre cette taille énorme.

       Malheureusement, vous ne savez pas tout, des scientifiques chinois communistes en guerre contre le monde libre et engagés par la Reine d'Angleterre ont poussé le vice jusqu'à donner toujours plus d'hormones de croissance au déjà monstrueux KitKat Chunky, il en résulte comme je le disais plus haut, une terrible aberration de la Nature, le " KitKat Chunky King Size" qui contient à lui seul 400% des apports journaliers recommandés en sucre...

       Des photos du malheureux ont pu être prises à l'insu des gardiens...


       Afin de mieux vous permettre d'apprécier la situation, j'ai (judicieusement !) placé une pièce d'un dollar (une édition spéciale pour l'Année Internationale des Personnes Agées (véridique!)) à côté du KitKat. Pour l'instant, cela ne vous aide pas beaucoup car vous ne savez absolument pas quelle taille fait cette pièce de 1 dollars... Pour des raisons défiant tous les taux de conversion existant dans le monde, cette pièce fait la même taille qu'une pièce de 50 centimes d'euro...

       Hélas, mille fois hélas, le massacre ne s'arrête pas là, les scientifiques ne se sont pas arrêtés à de simples hormones. Ils ont été jusqu'à attaquer le Kitkat à sa source : Le Génome et plus précisément les gènes architectes afin de former des KitKats toujours plus monstrueux. En effet, la plupart des mutations ne confère aucun avantage aux malheureux KitKats, et on peut même se permettre d'affirmer qu'ils sont des proies encore plus facile pour leurs prédateurs...

       Voici, une liste exhaustive des victimes :


       Le KitKat Chunky "Chocolate Strawberry" dont la gauffrette est délicieusement parfumé à la fraise... Irrésistible... Le KitKat Chunky   "Cookie Dough" dont le chocolat contient un petit biscuit... Incroyable... Le KitKat Chunky "Chocolate Overload" entièrement en chocolat noir...Fort en Sensations...Et enfin le KitKat Chunky "Caramel" contenant comme un Mars un succulent coulis de caramel...Tout simplement DI-VIN...

       Vous l'aurez bien compris, de tels bouleversements dans le génotype des KitKats ne leur apporteront rien de bon. Le massacre est proche...Seul les KitKats Chunky "Mint" et "Toffee Crisp" semblent avoir obtenu une plus grande résistance aux prédateurs du fait de leur insupportable goût de menthe (Rappelez-vous que nous sommes dans un pays du Commonwealth) et de ces abjects petits éclats de caramel sans goût ... Preuve en est, il m'a été impossible de m'en procurer pour pouvoir vous les montrer...

       Je conclurais donc en vous répétant qu'il faut prendre garde aux scientifiques communistes chinois et ne surtout jamais jouer avec l'ADN.

En direct de Sydney, votre envoyé spécial pour RSF
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Mercredi 26 mars 2008

       Rapido, j'ai uploadé quelques photos en plus sur les albums histoire que vous puissiez avoir une vision plus concrète du bush du côté de Katoomba et de Wentworth Falls, parce que visiblement, c'était une découverte. Pour expliquer rapidement, le bush, c'est l'arrière pays en Australie, en gros, la brousse, les forêts, des endroits assez paumés en général. Mais ça peut aussi être le gros désert comme vous dites.
       Après, il y a l' "extreme bush", c'est le genre de paysage qu'on peut voir au centre de l'Australie du côté d'Alice Springs et d'Uluru, à savoir, le vrai désert, la terre rouge, etc. Mais en Australie, c'est appelé l' "Outcast".

       Suite à une suggestion très judicieuse d'un breton dont la joie de vivre n'a d'égal que ses capacités théâtrales à ne pas la faire sentir, je met en ligne des photos sur mon Album Picasa(c'est malin, comme ça on peut en mettre plus). Donc, pas mal de trucs pour les gens qui ont du temps à perdre.

       Comme, je commence à en avoir un petit nombre, j'y ai mis une bonne dose de panorama, c'est pas toujours une grande réussite mais une bonne partie d'entre eux sont vraiment sympas.

       Pour finir, parce que ce serait dommage de partir si vite, une petite minute informative. Australie, pays de surfeur, tout le monde se balade en Quiksilver ou en Billabong... (ce qui nous motiva d'ailleurs pendant les Easter Sales à faire l'acquisition de magnifique boardshorts).
       Mais "Billabong", c'est quoi ce nom? D'où ça vient?
       Et "Quiksilver", c'est quoi ce logo? Ils le sortent d'où?
        
        Eh bien, c'est très simple, en aborigène, Billabong vient de "billa", rivière, et "bong", mort. En gros, c'est une partie de rivière où l'eau de coule pas et qui ne s'assèche pas. Du coup, tous les animaux viennent vivre autour pendant les saisons sèches.

billabong.jpg
       Pour Quiksilver, tout le monde connaît la petite montagne dans la vague. Les plus japonisants d'entre vous auront bien sur reconnu le célèbre Fuji-san au creux de la vague. Il s'agit en fait d'une reprise d'une estampe d'Hokusai intitulée (après traduction en français) : Le Mont Fuji vu de Kanagawa ( "The Great Wave of Kanagawa" en anglais et je vous épargne le japonais). Vous reconnaîtrez tout de suite.

The_Great_Wave_off_Kanagawa_Wpp.JPG
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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