Vendredi 27 juin 2008

    Samedi dernier, je suis retourné au Royal National Park mais pas du tout dans le même coin. L'itinéraire passait par Burning Palms et Palm Jungle.
    Le premier endroit est une grande plage situé assez loin de tout et le second (comme son nom l'indique) est une jungle de palmiers.

Exceptionnellement, toutes les images seront énormes parce que c'était vraiment beau !

    Pour les fans de Crocodile Dedoon, la journée a commencé par l'un de ses faits d'armes. Le rendez-vous était prévu à 8h30 à la gare, le train partant à 9h10. A 9h, toujours pas de trace du Francoo que l'on appelle pour savoir ce qu'il fait. Ca ne répond pas... et pour cause, François n'a plus de batterie depuis deux jours (cherchez pas à comprendre). On décide donc de monter dans le bus (qui remplaçait le train) qui partira quelques minutes plus tard sans Francoo à son bord. Pour la petite histoire, la veille, plutôt que de se donner rendez-vous à l'entrée de la gare comme on le fait d'habitude, on (on cherche toujours qui est "on") changea le lieu de rendez-vous pour le Hungry Jack's de la gare qui, je cite, "est plus facile à trouver". Le bon François a donc attendu jusqu'à 9h à l'entrée de la gare (il était arrivé à 8h30) sans que personne ne le voit pour rentrer tout penaud chez lui.

    Pendant ce temps-là, et après une heure et demi de route, on arrive à Otford, gare désertique dans un coin paumé, on se dirige vers la mer et on finit par trouver le track. La première partie de la balade est pas bien divertissante, c'est joli mais sans plus, on m'a habitué à mieux. C'est en gros aussi bien un chemin pour les randonneurs que pour les voitures donc à pied, ça ressemble à une autoroute. Si, le seul truc pas mal qu'on y trouvera, ce sont les plus grandes fleurs du monde (en tout cas, si c'est pas les plus grandes, c'est pas loin...)

Un gros buisson, une tige de 4 mètres avec en haut une grosse fleur...

    Arrivé au bout de la "route", on bifurque enfin dans la forêt où on entame la descente vers la plage. Pas grand chose à raconter ici non plus mais beaucoup à voir.

Notre objectif tout en bas, et le chemin qu'on a suivi tout droit en haut des petites falaises.

    La descente est assez courte. En bas, on trouve plein de petits bungalows, qui doivent être habités pendant l'été, mais c'est vraiment loin de tout, pas d'électricité, ni d'eau courante... On arrive finalement sur une plage quasiment déserte

L'endroit était vraiment sympa pour pique-niquer

    Après une heure de pause, on reprend la route. Là c'était vraiment génial, on marchait en haut des falaises au milieu de rien avec de l'herbe est des buissons jusqu'aux cuisses. C'était sauvage, wild, tout ce que tu veux...

Oui, Prossi, il y a trop de photos et elles sont trop grosses...

Même remarque, va plutôt écrire ton futur (finalement tu l'as déjà fini) article (pamphlet) sur la situation inacceptable des droits en France

"And now I walk, into the wild"

    Après cette traversée des grands espaces qui changent beaucoup des chemins de forêts ou des falaises qu'on peut trouver dans les Blue Mountains, le paysage change en quelques mètres et se transforme en une jungle de palmiers pleine de boue où il est plus difficile de distiguer le chemin...

Avec une bonne machette, tu dois pouvoir t'amuser "hors-piste"

On se croirait vraiment plus en Australie.

   
On rentrera une petite heure plus tard après avoir rejoint le chemin tout plat... Si quelqu'un vient en Australie, je lui conseille vivement cette marche. Elle est vraiment pas difficile et complètement "terrific".
 
    Devinez ce qu'on fait Samedi à midi pour vous, 20h pour nous? (en indice, une image mystère)


par Tweezer publié dans : Australie
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Lundi 2 juin 2008

    Programme du week-end : Royal National Park. Un parc immense pas trop loin de Sydney et (paraît-il) super beau. Comme d'habitude, on fait l'inventaire des troupes la veille, on est 5. Et comme d'habitude, après une soirée bien arrosée où la Loose bat son plein, Max et Francoo annulent (cette fois-ci, à 6h30 dimanche matin, je reçois juste un petit "sorry..." ) car ils sont rentrés trop tard. Je pourrais vous raconter comment ils ont raté trois fois le bus (qui ne passe qu'une fois par heure) et comment ils ont finalement échoué chez eux à 6h du matin alors qu'ils ont commencé à rentrer à 3h mais c'est une autre histoire.


    A 9h, je retrouve donc Léa et Claire à l'entrée de Central Station où on prend le train jusqu'à Cronulla (6,40$ l'aller-retour, le train en Australie, c'est vraiment pas une ruine, en gros ça doit faire 4€, trois tickets de métro...). A Cronulla, on cherche le ferry qui va à Bundeena. Comme on a de la chance, il part un quart d'heure plus tard. On traverse la baie sur notre beau bateau tout vert et on débarque enfin vers 11h à Bundeena.
    On traverse rapidement la ville pour aller sur la plage. En passant, on voit quelques maisons avec vue sur la baie. Ca donne des idées pour la retraite. On a vu un petit papy qui sortait de sa baraque, il avance de dix mètres, se cale sur la plage dans le sable contre un rocher, et lit tranquille son journal. Ca faisait plaisir à voir. On arrive sur la plage. Très belle. (Léa a dit que c'était moins beau que les Whitsundays mais il faut savoir que les Whitsundays font partie des plus belles plages du monde.)

C'est moins beau mais c'est pas mal quand même !

    On traverse la plage, quand un papy en slip de bain nous double au pas de course. Il aura son importance plus tard dans l'histoire. Sur la plage, il y a quelques bateaux, souvent des familles qui sont venus pique-niquer là. Arrivé au bout de la plage, la marche continue dans les rochers.


    Je crois qu'il va y avoir beaucoup de photos mais c'était vraiment génial, donc vous m'en voudrez pas trop. Une centaine de mètres plus loin, on retombe sur une plage. Mais, là, ni sable, ni galets... que des coquillages.


    En réalité, il y avait bien du sable en dessous mais la couche de coquillage devait faire à peu près 3 centimètres. Elle était suffisament épaisse pour que tu puisses plonger la main dedans, prendre une pleine poignée de coquillage sans toucher le sable. Vraiiment magnifique. En plus, il y avait des espèces de petits coquillages mauve-violet, je saurais pas trop dire de quoi ça pouvait venir. C'était juste des petits morceaux mais on a pas réussi à en trouver un pas cassé.
    On finit par arriver à la pointe et on décide de manger tout en haut, où l'on a une vue imprenable sur la baie.


    Après un repas bien mérité, on repart. Là, on avait le choix entre continuer sur le petit sentier en haut de la falaise, ou marcher au bord de l'eau dans les rochers. Pas de surprise, on est passé en bas. L'endroit est assez sympa, car depuis le début du track, on enchaîne des paysages, tous différents. De la plage paradisiaque, aux gros rochers pleins de trous, en passant par la plage de coquillages. A ce moments-là, on a traversé un endroit où les rochers étaient tous rouges (ca fait très outback, sauf que t'es au bord de la mer) et un peu plus tard, des récifs contre lesquels les vagues allaient se fracasser.

              

    Au bout d'un moment, on a du remonter, on ne pouvait plus en bas des rochers. Là, ça paraissait moins balisé. D'ailleurs, on voyait plus de balises. Claire et Léa ont commencé à dire qu'on était perdu et que c'était de ma faute. Soit disant, je serais un mauvais guide. La tension montait quand soudain au bord du chemin, on aperçoit un truc louche. On s'approche un peu.

Des ossements humains !!!

    Bon, ils étaient peut-être pas très humains mais on sait jamais, on était dans un endroit plutôt reculé de la civilisation. Il aurait été facile de découper quelqu'un et de laisser ses os ici. En tout cas, les oiseaux du coin ont fait un travail impeccable, les os étaient blancs comme neige. Un peu plus loins, on a pu démontrer que Yan Artus Bertrand, c'était un rigolo et que photographier des coeurs en Australie, c'est vraiment pas compliqué, suffit de se baisser.

C'est quand même autrement plus classe!

    On repart donc vers notre sympathique destin, toujours en haut des falaises. On a d'ailleurs eu pas mal de chance parce qu'on a eu un temps magnifique alors que le lendemain, c'était vraiment pourri...

                

    Un peu plus loin, la végétation commençait à se faire touffue et Claire et Léa commençait à vraiment douter de mon sens de l'orientation. Je suis donc parti en éclaireur dans les buissons pour voir si je retrouvais pas le chemin, parce que sur les rochers, c'était plus possible à cause du crack. Pas trop de chemin évidemment, mon collègue m'avait prévenu que le chemin était plus sur les cartes donc plus trop entretenu. De toute façon, on pouvait toujours faire demi-tour, mais ça aurait été triste. J'ai continué à chercher un peu (je serais bien passé comme ça à travers les buissons mais tout le monde était pas d'accord). Après quelques délibérations, on a fait demi-tour, et désespéré par cet échec, je me suis dirigé vers la falaise pour mettre fin à mon calvaire... Heureusement, c'est à ce moment-là que Claire nous a dit : "Regardez, des baleines!" (elle l'a dit plus fort que ça mais c'est dur à retranscrire)

Vous excuserez la piètre qualité mais on préférait regarder les baleines sauter

    C'était plutôt un coup de chance, puisque la migration des baleines commence à peine, on les voit passer en Juin-Juillet généralement en Australie. Après une bonne demi-heure à regarder les baleines sauter, taper des nageoires ou juste cracher de l'eau, on a commencé à rentrer.
    Sur le chemin du retour, on a recroisé le papy de matin, sauf qu'il se faisait à présent un bronzage intégral sur une des petites plages où on devait passer. Du coup, on s'est arrangé pour passer ailleurs, histoire de pas faire de rencontre inopinée. On s'est alors aperçu que le ferry partait dix minutes plus tard, on est rentré au quai en courant et on l'a eu de justesse.

Si vous avez une bonne vue, vous pourrez voir Papy Tout Nu

    Pour cette histoire, je me suis inspiré de la trame scénaristique d'une amie que nous appelerons Blaire pour préserver son anonymat.



par Tweezer publié dans : Australie
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Jeudi 29 mai 2008

    Afin de ne pas me morfondre à Sydney par ce morne week-end d'automne, on m'avait convaincu d'aller explorer la Hunter Valley. Je laisse planer un peu le suspense sur ce que c'est. mais je crois que le nom en dit déjà long.

    Tout commence réellement Jeudi en fin d'après-midi, je pensais me la couler douce le samedi (et enfin voir mon proprio pour pouvoir lui payer quelques semaines de loyer d'avance en main propre (oui j'aime pas trop laisser mon argent sur mon lit en partant mais bon, sinon je suis obligé de rester chez moi jusqu'à 11h-midi le samedi matin, ce qui est pas cool) ) et aller au Royal National Park le dimanche. Stan me propose alors d'aller à la Hunter Valley avec l'ex-équipage du Coq-au-Wagen. Comme je savais pas ce que c'était mais que le nom avait l'air génial, j'ai dit ok.
    Le lendemain, on était invité à une house-party... Comme il n'y en a pas spécialement souvent, on a sauté sur l'occasion en se disant qu'on rentrerait pas trop tard. Si Francoo n'est pas venu, et si Stan est parti à minuit, moi, par contre, je suis resté jusqu'à 2h du mat' et je suis rentré à pied (ce qui m'a permis de rencontrer un opossum!!!), ce qui fait que je me suis pas couché avant 3h30 vu que j'avais trop envie de le raconter après et qu'avec le décalage horaire, je trouve toujours de quoi m'occuper à 3h du mat'. Max et Fabian sont quant à eux rentrés vers 4h...

    On devait se retrouver à 8h en face d'EuropCar pour louer une voiture. Je suis à l'heure (à 5 minutes près) et en forme. Stan est là aussi. Fabian arrive avec un peu de retard alors que Max et Francoo ont carrément pas entendu leur réveil sonner ce qui fait qu'ils se sont pointés une bonne demi-heure (une heure?) plus tard (Notons au passage que Francoo n'entend pas son réveil alors qu'il est couché depuis plus de 8h... le syndrôme du koala...). Bref, à 9h et non sans mal, on finit par décoller à bord d'une Subaru Impreza vraiment pas très grande. On met donc le cap sur Port Stephens à 2h de Sydney.

    On rattrape tous plus ou moins notre nuit pendant le voyage. On mange rapido sur la jetée à Port Stephens avant d'aller à l'office de tourisme voir ce qu'il y a de sympa à faire dans le coin. Pour faire un peu comme à Trollhattan chez Albouss, il laisse traîner des ancres en plein milieu de la ville.


    Ca doit être un truc "in" qu'on soit down-under ou up-above. On fait le tour de la ville, on longe la plage. Ca reste l'Australie, c'est toujours super beau même quand t'as l'impression d'être dans un endroit tout normal. Port Stephens, ça doit être un peu le Wimereux de New South Wales...
       
    Bref, on va à l'office de tourisme où on apprend que pour pas bien cher, on peut aller surfer dans les dunes pas loin. Oui, dans les dunes sur le sable... On se rend donc aux dunes mais celles qui sont vraiment surfables, sont beaucoup plus loin et pas accessibles sans 4x4 (et bon la subaru, c'est pas un modèle de rally). Pour y accéder, il faut prendre la BushMobile!

                 
          La BushMobile, enfin une bagnole d'homme !             Traversée du désert australien en BushMobile

     Après dix petites minutes de conduite sportive sportives dans le sable, on arrive à une énorme dune avec plein de chinois qui font du toboggan avec leur surf dessus. Comme on est pas des rigolos, on prend nos planches et on va un peu plus loin pour profiter des dunes dans le calme. Arrivée au sommet, c'est plutôt pentu. Pas trop téméraire, on la joue toboggan, assis sur la planche, pour la première descente. Le truc marrant, c'est qu'arrivé en bas, au lieu de suivre l'inclinaison du sol, le surf se plante et toi tu voles. On remonte la dune. Cette fois, c'est vraiment plus pentu, et surtout beaucoup plus fatigant. On tente de surfer, Francoo fait un vol plané mémorable, Fabian gère plutôt pas mal. On a un niveau plus qu'honnête mais je crois que les planches étaient un peu longues pour tourner sur du sable, ça aurait été plus simple avec des skateboards.

Fabian surfant sur Francoo (appréciez la souffrance de Francoo...)

    Après une heure de grosses gamelles, on était exténué, c'est hyper fatigant de monter des dunes. Je comprends pas comment des mecs peuvent traverser un désert, c'est pas humain! On avait du sable partout...
                  
                    La grande classe avec le 4x4                                                         What else?


    On s'est arrêté pour prendre un verre au bord d'une plage immense dont on ne voyait pas le bout.

Paradisiaque. As usual...

    On a repris la route pour aller voir un coucher de soleil dans un endroit dont le nom m'échappe. On croise quelques types au comportement un peu bizarre mais on se formalise pas. On se pose au bord de l'eau dans les rochers et ça donne ça.




    En repartant, on se rend compte qu'on était dans un centre pour handicapés, ceci expliquant cela. On part à Newcastle où l'on trouvera... presque rien. Les guides avaient des avis assez partagés "Vous succomberez au charme de cette ville" ou "Il n'y a rien, ni à voir, ni à visiter". On a cherché pendant un bon moment le centre-ville. Après ça, il a fallu chercher un endroit où manger. En gros, il nous a fallu à peu près une heure pour trouver un resto sympa. Donc Newcastle, oui... mais non...

    On sort du resto (un thaï délicieux) bien remplis, on se dirige vers un bar non loin de là. Francoo se fait refouler pour une raison incroyable en Australie : il a des tongs. J'exagère un peu mais à Sydney, dans les bars où on a pu aller jusqu'à maintenant, ils étaient pas trop regardant sur les chaussures. Enfin, c'est pas choquant de voir un mec rentrer dans un bar avec des tongs. Du coup, on retourne à la voiture, comme il est déjà 22h et qu'on a pas encore d'endroit où dormir, on veut pas trop perdre de temps non plus. On décide d'aller jusqu'à Cessnock au milieu de la Hunter Valley pour dormir comme ça le lendemain, on y est déjà (c'est un truc de sioux pour gagner du temps). Tout le monde est crevé et écrase. Pendant ce temps-là, on recherche un coin pour dormir à l'arrache, et on trouve rien. Pendant une heure comme ça, on voit des bords de route cools mais trop dangereux ou des trucs plus éloignés de la route mais complètement rocailleux. Bref, c'est la misère. Et alors que tout le monde perdait courage, au détour d'un petit lotissement, nous trouvons un îlot de paradis où le gazon fraîchement coupé donnait l'impression d'un duveteux matelas. Après quelques délibérations, et pour cause de flemme de quelques membres de l'équipe et de considérations de survie exagérées d'autres, on ne montera qu'une tente. On avait une tente de 3 et une tente de 2. Francoo s'est résigné à dormir dans la voiture tandis qu'on dormira à quatre dans une tente, tous serrés, soit-disant pour avoir plus chaud et visiblement notre survie en dépendait.( A titre d'information, j'avais prêté mon sac de couchage à Ben quelques jours avant sans réfléchir, du coup, j'avais qu'une couverture...C'est pas cette nuit-là que j'ai souffert du froid...A 4 dans une tente de 3, dans un pays où il fait 15° une heure après le lever du soleil (à 6h30 donc!), c'est pas vraiment étonnant.)

    A part ça, j'ai remonté le Day Two pour que les deux articles soient ensemble et j'y ai rajouté quelques photos. Enjoy!

par Tweezer publié dans : Australie
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Jeudi 29 mai 2008

    Bon alors, là, vous êtes normalement un peu étonné parce que je vous parle de la Day Two dans la Hunter Valley alors qu'on a pas parlé de la Day One. C'est un peu comme Star Wars, pour pas gâcher le suspense de l'Episode Two, j'évite de vous raconter l'Episode One avant. Comme ça, vous serez tenu en haleine par le récit pendant la totalité du week-end.

    Le matin après une nuit fort agréable, (vu ce qu'on avait fait la veille et l'avant-veille, c'était pas très étonnant qu'on soit complètement crevé), réveillé par la tiédeur de l'automne australien (un genre d'été indien), les démangeaisons de quelques moustiques squatteurs de tente et les klaxonnements intempestifs de quelques Aussies amusés par notre situation. On se lève et je décide de faire un peu de reconnaissance pour voir où on a dormi. Alors effectivement, l'endroit qu'on a choisi était bien à l'arrache et je comprends que ça ait fait marrer les quelques conducteurs qui sont passés par là. Perso, je crois que j'aurais fait pareil, j'aurais klaxonné un grand coup pour bien montrer que ça me fait marrer. Je vous laisse quelques photos du camp de base avant le départ de l'expédition.

   
Vous l'avez remarqué, on est juste dans le virage, de l'autre côté de la rambarde de sécurité...
On peut vraiment pas nous louper!

    Après un réveil plus ou moins difficile, nous reprenons la route et on s'arrête à Cessnock pour prendre un brekkie bien mérité.
Francoo mangeant un "délicieux" croissant...
(Prononcez "croassènete", si vous êtes sage je vous écrirais quelque chose sur la catastrophe du mille-feuilles)

    Croissants, muffins, chocolat, jus de fruits sont au menu de cette petite boulangerie qui propose quelque chose d'unique au monde. Un service 8 jours sur 7, ce qui est suffisament rare pour qu'on en parle.

Qui a dit que les Australiens étaient des glandeurs?

    Et là, c'est le vrai départ pour la Hunter Valley, la région viticole la plus proche de Sydney où nous pourrons voir ce que donne le vin australien sans nous ruiner. On va jusqu'au point d'information où une gentille dame nous dit les trucs cools à faire. On finit par s'arrêter sur le domaine de Audrey Hepburn (j'ai plus le nom, mais ça commençait par Audrey donc je mets ça comme ça, ça fait joli!). On a de la chance, on a un panorama magnifique sur la vallée (la plaine?).


    Ca me faisait un peu penser à la Toscane avec les collines, les vignes, le ciel... Du coup, je me suis allongé dans l'herbe au soleil pour en profiter un peu, pendant que Stan et François étaient en train de se faire le palais à l'intérieur. Une fois les quelques dégustations de rigueur effectués, on reprend la route et là... (non pas Bim!), on voit une grande pancarte "Château François"...


    C'est un peu comme avec la chasse à l'ours, on peut pas passer à côté...alors on va entrer. On pénètre dans le domaine, et rapidement, on se rend compte que ça a moins la classe que le précédent. Le chemin est bien rocailleux, les vignes ont l'air un peu mutantes, on arrive devant une maison, on n'est pas vraiment sûr que c'est là qu'il faut aller. Bref, on est sceptique. On est loin de se douter que nous venons de rentrer dans l'un des lieux les plus "underground" de la culture viticole australienne. On se gare au bord de la maison. Un petit vieux sort et commence à ouvrir son garage, qui est en fait l'endroit où il fait son vin. Il est plutôt joyeux et sympathique. Il commence à nous parler, on comprend rien.


    Il faut savoir que quand un Australien te parle généralement, comme il bouge pas les lèvres (la nation australienne est un ancien peuple de ventriloque, j'en suis à peu près sûr), tu comprends pas grand chose. Mais là, on comprenait vraiment rien. Nada, que dalle, niet, rien de rien. On se marre quand il sourit pour faire bonne figure. On essaie de pas le faire quand il parle pour les mêmes raisons. Au bout de pas très longtemps, on se rend compte qu'en fait il fait pas vraiment des phrases mais qu'il aligne des mots comme ça. Il demande d'où on vient, quand Fabian dit qu'il est Suisse, il s'exclame "Switzerland...Hotstrokes...Hotstrokes"... Why not? Il nous sert un petit blanc pas mauvais en nous racontant des histoires qu'on comprend pas. On est au bord des larmes mais on tient le coup. Il nous raconte un peu sa vie, nous montre le bulletin de sa fille qui fait des maths "Maths...Hard... Very hard...", nous sert un sparkling pinot noir de 1999 infâme (on dirait qu'il y a une précipité de vin collé sur tout l'intérieur de la bouteille qu'il a d'ailleurs du ouvrir en 1999 ), nous raconte plus ou moins quelques expériences de ses enfants "Twenty-two... Five french... Friends... Remember?". Pour le coup, nous, on se souvenait de rien mais bon, on a dit que oui comme ça se fait dans ces cas-là. Il nous a finalement resservi un petit rouge (pas mauvais celui-là mais comme le reste de l'équipe était plutôt méfiant après l'expérience du pinot noir, à part moi et Fabian personne n'en a pris). Il nous a fait un petit schéma  qui ressemblait à ça :

" 3 | 1" Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire?

    Il nous a fait comprendre que ça avait un rapport avec la France : "France...France... Get it?". D'ailleurs, si quelqu'un a une idée de ce que ça peut signifier, je suis tout ouïe. Stan est en train d'exploser de rire, il se retourne et s'éloigne de quelques mètres. Le petit vieux le rappelle et lui dit de pas s'enfuir. C'était la torture de pas se marrer. Il se décide enfin à nous achever et commence à nous raconter une histoire. Pour changer, on comprend rien, la tension monte, on est limite nervous breakdown, on a le sourire aux lèvres, il manque pas grand chose pour qu'on éclate, c'était vraiment horrible, on se retient mais on a déjà passé depuis longtemps les limites humaines... C'est à ce moment précis qu'il finit par dire: "And then he died...". J'ai fait tout ce que j'ai pu pour me retenir mais Stan était déjà mort de rire, du coup, on a tous éclaté de rire (ce qui a provoqué un léger malaise parce que bon c'était pas censé être drôle à mon avis, mais encore une fois, on ne le saura jamais). Remis de nos émotions, on finit par le quitter... A peine dans la voiture, on craque nerveusement...
    Le lendemain, je parle à mon tuteur de ce vigneron un peu space. Il me fait : "C'était à Château François?". Il y avait été. J'apprendrai alors que ce mec avait été champion de boxe, a eu une attaque ce qui a un peu endommagé son cerveau et ce qui explique pourquoi il avait un peu de mal à s'exprimer. Donc, voilà, il faut pas se moquer parce qu'on sait jamais par quoi les gens sont passés... même si c'est dur...

    On repart pour visiter un autre endroit, "Hunter Resort", un domaine plus smart. C'est ici que nous feront une découverte incroyable. Quand il ne distribue pas de cadeaux, le Père Noël (Santa Claus) joue les vignerons en Nouvelle Galles du Sud.

Nous avec le Père Noël

    Ce qui est sympa en Australie, c'est que les mecs te prennent pas pour des petits cons parce que t'es jeune. On arrive à 5 jeunes, on se fait pas snobber, le Père Noël nous sort 3 bouteilles pour commencer les dégustations tout en nous expliquant qu'en Australie, on fait ce qu'on veut, on mélange les cépages comme on le sent, on rajoute du sucre si on veut, bref, on se prend pas la tête comme en France (je vous donne pas tous les détails de comment le vin est fait en Australie parce que je me souviens pas de tout et que je voudrais pas dire des conneries). Il nous ajoute aussi que la Hunter Valley est le pire endroit du monde pour faire du vin. Les conditions climatiques sont trop changeantes, et que 2008 sera sûrement la pire année depuis longtemps.
    Généreux comme à son habitude et avide de distribuer les cadeaux, le Père Noël nous fera goûter une dizaine de bouteilles (Il disait que 5 doses "dégustation", ça faisait un verre mais personnellement, je crois que 3 ou 4, ça faisait déjà un verre bieeeeen rempli). Bref, on écoute avec joie ses histoires même s'il parle un peu dans sa longue, longue barbe et que des fois ça aide pas à tout saisir. Nous quittons finalement le Père Noël pour aller faire une dégustation d'huile et d'olives un peu plus loin.
    Bon, c'était sympa mais sans plus, on finit dans un magasin de chocolat où l'on pille allégrement tous les trucs gratuits à déguster qu'on trouve et on prend finalement la route du retour.

    On réussit un tour de force en arrivant à Sydney, pile poil à temps pour rendre la voiture à 17h le dimanche. Bon, quelques problèmes d'orientation font qu'on l'a plutôt rendu vers 17h10-15 mais les gars ont été cools et nous ont attendus pour fermer. Voilà comment finissent nos aventures dans la Hunter Valley. A bientôt pour le début !
  
    Voilà, j'aurais bien aimé rajouter quelques photos, notamment celles avec le Père Noël et avec le vigneron de Château François mais Max a quelques problèmes pour récupérer ses photos. Je remonterai l'article à l'occasion quand je les aurais récupérés.


    Et puis pour finir, Narrow Stairs de Death Cab for Cutie vient de sortir, je vous le conseille vivement... Raaaah, Grapevine Fires... et aussi Your New Twin Sized Bed...

    A la relecture, je crois que j'ai jamais fait autant de fautes d'orthographe dans un article. Je suis un peu blasé là. J'ai l'impression d'écrire trop mal. Quand je pense qu'il en reste sûrement encore une ou deux, ça me fait mal...
par Tweezer publié dans : Australie
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Lundi 26 mai 2008

    En ce beau dimanche, on est parti pour Canberra. Trois heures de route en perspective donc on a quitté Sydney vers 7h. Enfin, ça c'est ce qu'on m'avait annoncé (histoire que je sois prêt à l'heure). Finalement, j'ai pu attendre 8h passée avant que la "navette" ne vienne me chercher.
    Les 300 kilomètres nous confirment une nouvelle fois que hors des villes, l'Australie, c'est le désert. C'est d'ailleurs une des grosses différences avec la France (et je crois même avec l'Europe en général). Il y a plein d'endroits où il y a rien partout. Je m'explique. En France, quand tu sors des villes, il y a quasiment toujours des cultures, ou des parcs, ou des forêts, l'espace est occupé. Ici, rien, juste du paysage...

    On arrive vers 11h à Canberra, capitale australienne je le rappelle. C'est vrai qu'on aurait un peu tendance à penser que c'est Sydney mais non. Un bref rappel s'impose.
    Au début du siècle, Melbourne et Sydney se disputaient le statut de capitale, et finalement les Australiens ont choisi le site de Canberra (où il n'y avait rien, au maximum pas grand chose) comme compromis pour y établir la capitale. La ville a donc été construite après cette décision de créer une nouvelle ville en tant que capitale. "Canberra" signifie "lieu de rassemblement" en aborigène (l'endroit s'appelait déjà comme ça).

    On est donc allé visiter le nouveau Parlement. C'était la première fois que je rentre dans un lieu avec des équipement de sécurité (où on te scanne, objets métalliques et tout ça) où les mecs sont aussi cools. Les bâtiments sont très classes, beaucoup de marbre (parce que ça fait classe).

                         
                                Le Parlement                                           Le Kangourou et l'Emeu, avec le blason australien

    A l'intérieur, on peut voir les portraits de tous les gens qui ont dirigé le pays dans une galerie ainsi que des exemplaires de documents chers à l'Australie ou à l'Empire Britannique (notamment un exemplaire de la Magna Carta)

                                                            
                      L'ancien premier ministre, Paul Keating                           Queen Elisabeth II

    On a fait le tour de la plupart des salles : chambres des représentants, sénat, qui nous paraissaient plutôt petites en général que dans les autres pays (mais ma culture des assemblées nationales est pas hyper étendue, en tout cas, on nous a certifié que celle de la Suisse était plus grande).

Le plutôt petit sénat

    On a même eu la chance de voir un platypus. En fait, il s'agissait juste d'un platypus tissé sur un tapis mais c'est mieux que rien. A force, je vais finir par en avoir un.

Evidemment, c'est pas aussi classe qu'un vrai mais je le trouve assez smart...

    Comme il commençait à faire faim, on a quitté le Parlement pour aller en ville. Pas spécialement motivé pour se trouver un resto, on s'arrête au Magga's (McDo). Pour faire les malins, on prend des Double Quarter Pounder pendant que Uv nous explique que c'est pas affiché mais si on veut, on peut demander un "Pounder". Le Quarter Pounder, c'est un peu l'équivalent du Whopper au McDo, c'est le burger avec des GROS steaks. Après quelques investigations, on apprend que pour 9$ et des poussières, on peut avoir le menu Pounder et que des gens les prennent de temps en temps. Le seul autre truc que je sais, c'est Cameron qui me l'avait raconte. Quand tu commandes un Pounder et que tu le manges, tes amis te respectent. A essayer donc...

Le National Museum of Australia

    On est ensuite reparti jusqu'au National Museum of Australia, un bien joli musée qui raconte toute l'histoire de l'Australie, depuis l'arrivée des aborigènes jusqu'au JO de Sydney. Le musée a vraiment des collections super complètes notamment au niveau de l'art aborigène. On nous a dit que c'était l'un des meilleurs musées d'Australie.
    Mais le plus important, ce n'est pas vraiment qu'on ait vu de l'art aborigène ou appris à mieux connaître la culture australienne. Le plus important, c'est qu'on a vu...


    UN PLATYPUS ! Certes, il était mort, certes, il était empaillé mais du coup, il était plus du tout furtif et on a pu l'observer sous toutes les coutures (c'est le cas de le dire!). Ca a vraiment un gros bec... Ca a vraiment une drôle de fourrure... Ca a vraiment les pattes palmés... C'est vraiment un bizarre d'animal !

    Après s'être bien amusé dans le musée, on est parti pour le War Memorial, memorial dédié à tous les soldats australiens morts à la guerre. Le mémorial est constitué d'une grande allée, ANZAC Parade, d'une chapelle immense (une dizaine de mètres de haut probablement) dont les murs sont recouverts de mosaïques et qui contient aussi la tombe du soldat inconnu. Les mosaïques donnent vraiment un côté immense. Finalement, il y a le bâtiment en lui même où sur des grandes plaques en métal recouvertes de coquelicots sont gravés le nom de tous les soldats. On aura une petite discussion sur l'histoire de France, d'un point de vue militaire pour s'apercevoir que c'est pas forcément très connu overseas... Mais bon, j'en reparlerai un autre fois.


    Après, on a voulu faire un petit tour dans le centre-ville mais le vide et le manque de vie dans le CBD nous ont poussés à rentrer directement à Sydney. Canberra manque d'âme...

par Tweezer publié dans : Australie
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Jeudi 8 mai 2008

    J'avais dit que j'écrirais un article sur la question des aborigènes... Je me lance. Avant de commencer, je vais juste présenter un peu plus précisément ce drapeau.


    Le rouge représente la terre, le noir en haut représente le peuple aborigène marchant sur ces terres et le jaune au centre représente le soleil.   
    Ce drapeau a tout d'abord été un symbole de la lutte des Aborigènes pour la récupération de leurs terres, avant de devenir un symbole du peuple aborigène en Australie (Il a été créé en 1971 par un artiste aborigène, Harold Thomas). En 1995, il sera finalement reconnu officiellement comme l'un des drapeaux de l'Australie.
    Il flotte aujourd'hui en haut de nombreux batiments australiens aux côtés de l'autre drapeau officiel.

    Je ne sais pas trop par où débuter, donc on va commencer par le début. Les Aborigènes (du latin "ab origin", à l'origine... je vous cale même du latin. Vous voyez, je me fous pas de votre gueule) sont les premiers humains à avoir peuplé le continent australien.

    La plupart des hypothèses s'accordent sur le fait qu'ils sont arrivés sur le continent, il y a 40,000 à 70,000 ans (le plus vieux squelette retrouvé date de 40,000 ans). La population aborigène n'est pas une entité mais est composé d'une multitude de communautés dont les coutumes, les pratiques et le mode de vie varient énormément. Par exemple, plus de 200 langages/idiomes sont toujours utilisés aujourd'hui. Quand, les colons britanniques sont arrivés en Australie, il y avait près de 750,000 Aborigènes sur le territoire.

    La colonisation britannique a commencé à Sydney en 1788 et plus précisément à Botany Bay où débarque la First Fleet (soit 18 ans après que le Capitaine Cool ait débarqué à Botany Bay, légèrement au Sud de Sydney, le 19 avril 1770). La première conséquence de ce débarquement est une vague d'épidémies pour les Aborigènes. Ensuite, les colons se sont appropriés les terres et les ressources et pour finir, de nombreux massacres eurent lieu. Si on additionne tout ça, il en résulte une diminution de la population aborigène de près de 80% entre l'établissement des colons et la fin du XIXème siècle. Peu à peu, les Britanniques se sont appropriés toutes les terres. Certains Aborigènes se sont adaptés à la vie avec les Britanniques en travaillant dans les champs ou en trouvant la plupart du temps du boulot "manuel". Mais les atrocités continuaient, je vous laisse la citation qui parle d'elle-même

    "The white station owners would go on regular hunts for Aborigines. 'Instead of having a kangaroo hunt, we'll have an Aboriginal hunt' "
Charles Perkins, Order of Australia, Official Biography. 'A bastard Like Me'

    A part les tribus qui vivaient à l'intérieur du territoire (dans l'outback), les autres sont devenues dépendantes des colons. Par ailleurs, au XIXème siècle, des théories se développent affirmant que le contacts entre colons (race supérieure) et aborigène (race inférieure) amène par sélection naturelle à la disparition de cette dernière. Le nombre croissant de métisses est alors perçu comme une menace à la "pureté de la race blanche" et une entrave au processus d'extinction "naturelle" des Aborigènes (ce qui était le but à l'époque).

    Du coup, en 1869 est créée une loi qui autorise le gouvernement à saisir les enfants métisses pour assurer leur bonheur en les plaçant dans des famille blanche. Ces "enlèvements" auront lieu de 1869 à 1969 environ et sont aujourd'hui une plaie béante dans l'histoire de l'Australie.

   On estime qu'au début du XXème siècle, il ne restait plus que 150,000 à 190,000 Aborigènes. Ce n'est finalement qu'à partir de 1962 que les Aborigènes récupèrent un statut plus convenable, notamment en recevant le droit de vote pendant les élections qui pouvaient avoir lieu dans le Commonwealth. En 1992, la Cour Suprême Australienne déclare que le concept de "terra nullius" qui désignait l'Australie avant l'établissement des colons britanniques n'était plus valide (avant cela, la loi ne reconnaissait pas non plus le statut de "Natifs" aux Aborigènes).

    En 1997, un rapport intitulé "Bringing Them Home" révèle que les enfants aborigènes enlevés avait l'interdiction de parler leur langue pour les couper de leurs racines. Les familles devaient juste leur donner suffisament d'éducation pour pouvoir en faire des travailleurs manuels ou des domestiques. Le rapport montre aussi que tous ces enfants ont eu un taux d'éducation plus faible, un taux de chômage plus élevé et un taux d'incarcération trois fois plus élevé que les enfants aborigènes qui ont pu rester dans leur famille.

    En 1998 est créée une journée nationale du pardon. Un an plus tard, une motion est adoptée par la Parlement, exprimant son "profond et sincère regret au sujet des enfants aborigènes qui ont été enlevés à leurs parents". Le premier ministre John Howard affirmera que ces enlèvements sont le chapitre le plus sombre de l'histoire du pays, en refusant tout de même de demander pardon aux Aborigènes au nom de l'Etat australien (notamment de peur de devoir accorder des compensation financières aux familles détruites).

    En décembre, l'année dernière, le premier ministre Kevin Rudd promet de formuler des excuses officielles aux Aborigènes. En Australie, tout le monde se demande la forme que vont prendre ces excuses et si elles vont être à la hauteur. D'après ce que j'ai pu comprendre dans les journaux, les gens se demandaient vraiment comment cela allait se passer. Finalement, il y a deux mois, le 13 février, Kevin Rudd présente ses excuses aux aborigènes lors de la cérémonie d'ouverture de la séance parlementaire Canberra.

Pour ceux que ça intéresse, je rajoute quelques vidéos :

    La cérémonie de bienvenue traditionelle tenue dans le Parlement (ce qui était une première) la veille du discours de Kevin Rudd :


Le discours de Kevin Rudd lors de l' "Australian National Sorry Day" :
   


    Je finis en ajoutant juste ces deux  photos que j'ai prises dans la rue. La première a été tirée à Surry Hills, quartier plutôt chic. Ca a été écrit dans le ciment sur le trottoir avant que celui-ci ne durcisse. La seconde a été prise à Redfern, le quartier où vivent beaucoup d'Aborigènes, il s'agit d'une fresque sur ce thème de la réconciliation et de la prévention contre la drogue et le SIDA faite par des artistes aborigènes:

We are 1 people so why are divided

"SAY KNOW": Le centre de la fresque qui doit faire une vingtaine de mètres

Une des extrémités de la fresque
   
    On croise souvent (enfin relativement) ce genre de petits trucs dans la rue. On sent que la volonté de réconciliation existe quelque part et que l'Australie veut vraiment panser cette plaie dans son histoire. Après la plupart des Australiens aiment pas trop les aborigènes qui vivent un peu au crochet de la société (avec les aides et tout ça). Bon, je peux pas dire quel est l'avis général mais en tout cas, tout le monde pense pas la même chose.
    C'est une des grosses différences que je ressens par rapport à la France, ici. C'est un pays qui est encore en train de se construire... Ou tout du moins qui a encore des choses à régler avec son histoire. (C'était peut-être pareil en France, il y a quelques années avec toutes les histoires de colonies ou l'Algérie, mais je m'y intéressais sûrement pas suffisament)

    Et en vrac:
- Si quelqu'un trouve ce qui m'a inspiré le titre, je trouverai une récompense pas encore bien définie
- J'ai cassé mes chaussures...Sniff !
par Tweezer publié dans : Australie
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Mardi 6 mai 2008

    Et voici la fin de nos aventures dans le Sud de l'Australie, c'est-à-dire notre journée à Melbourne. Mais avant de commencer, je vais faire un flash-back sur la soirée d'hier car Francoo nous a tout simplement fait rêver...

    Il est 19h, nous venons d'arriver au backpacker, après une dizaine de minutes à essayer d'obtenir une réduction et à draguer la réceptionniste (qui avait un T-shirt avec écrit dessus "Je t'aime", on pouvait pas s'empêcher de faire les malins, c'est pas comme si elle devait en voir défiler des milliers dans l'année), on peut enfin monter dans notre chambre. On décide de prendre l'ascenseur, on l'appelle, on squatte trois minutes devant la porte, il arrive toujours pas. Vu qu'on est au troisième étage, on change de tactique et on monte deux étages par les escaliers... Et là, plus d'escaliers, t'es obligé de prendre l'ascenseur...Foutu pays. On attend de nouveau 5 minutes. On monte dedans, l'ascenceur redescend au rez-de-chaussée (en terme de vecteur, depuis dix minutes, on a finalement pas bougé), et refait tous les étages un par un. Après un quart d'heure, on arrive finalement à notre chambre et on décide d'aller se laver (ce qu'on a pas fait depuis deux jours) avant d'aller manger. Je prends mes affaires et je vais aux "bathrooms" indiquées par un grand panneau en plein milieu du couloir, il n'est pas fluo mais il aurait pu, ça n'aurait pas changé grand chose. Francoo qui a la flemme de prendre toutes ses affaires avec lui, se met juste en serviette pour aller jusqu'à la salle de bain. Hélas, Francoo n'a pas vu le panneau indiquant où elle se trouve. En chemin, c'est-à-dire torse nu avec sa serviette, il décide de demander son chemin à un autochtone (enfin dans un backpacker, il doit être aussi autochtone que nous), qui lui répond (pour une raison pas encore bien identifiée) que la salle de bain se trouve à l'étage supérieur. Francoo, qui est un gars open-minded et cool, ne s'en fait pas et décide de prendre l'ascenceur dans son plus simple appareil. L'ascenceur lui refait la même blague que quand on est arrivé et redescend  de quelques étages, histoire de laisser monter une quinzaine de filles super canons un peu étonnées par le flegme et la décontraction de ce pur Français. Francoo passe ainsi trois très longues minutes à moitié à poil au milieu de super déesses... Comme il nous le dit plus tard : "Là, je crois que je me suis grillé..."

Mars périmés, Fringues de surfeur pas chers, on trouve de tout...

    Le lendemain matin, on se lève tôt et on fait un tour dans le Victoria Market (un grand marché pour ceux qui panent vraiment que dalle à l'anglais). Assez sympa, on a acheté des trucs super pas chers (savons, mars) et on est reparti (Admirez la transition!). On a continué la balade dans la ville et on est ensuite allé à l'Old Melbourne Goal. L'ancienne prison de  Melbourne où ont été enfermés  des kilos de criminels à partir du XVIIIème siècle.


    Nous nous sommes surpris à nous imaginer, revivant les fières aventures de Ned Kelly, le plus grand bushrnager hors-la-loi de l'outback que l'Australie ait connu. Il s'était confectionné une petit armure pare-balle bien sympathique qui fait encore rêver les enfants aujourd'hui.
   
Ned Kelly et sa fameuse armure en train de tuer un Suisse neutre

    Après avoir bien semé le trouble et la destruction sur nos pas, est venue l'heure d'équilibrer la balance de la justice. Et c'est là tout l'intérêt de cette prison qui possédait son propre gibet en intérieur.

Le tout entièrement automatisé ma petite dame !

    Mais comme tout le monde le sait, la théorie, c'est bien beau mais sans la pratique, on fait pas grand chose. La prison de Melbourne te propose donc de mettre à l'épreuve tes talents de bourreau grâce à un module de simulation de lynchage que même chez Airbus, ils l'ont pas. Y a plus qu'à appuyer sur le bouton...

"Kill Him"

    Bon, là, je déconne et tout et tout mais c'était un endroit vraiment intéressant. On y trouve l'histoire des plus grands criminels ayant vécu dans cette prison comme de moins importants. On y apprend l'histoire d'une bonne erreur judiciaire (qui fait encore frémir les historiens australiens et sûrement aussi un peu le juge Bourgaud) aggravé par une justice expéditive. Bref, un endroit qui s'il n'était pas "sympa" valait le coup d'être vu.

    Après ça, on a pas mal tourné dans la ville, on s'est arrêté dans un Hungry Jack's où on a essayé le "Double Whopper Ultimate" qui est à ce jour le plus gros burgers que j'ai pu mangé. Déjà quand tu regardes un Big Mac à côté d'un Whopper normal, t'as l'impression d'avoir un menu enfant, mais quand tu lui rajoutes un steak et que tu mets tous les ingrédients qu'on trouve dans le Hungry Jack's, là c'est un carnage. J'ai eu l'impression de digérer tout le temps entre 12h et 19h. J'étais complètement dégouté et on ne m'y reprendra plus... Ah, il y a juste Ben qui nous a dit que le "Quadruple Stacker" (4 steaks, 5 tranches de fromage, 8 morceaux de bacon) était pire.


  










                LE Ultimate Double Whopper                                             La Famille Stacker au grand complet              

     On s'est arrêté devant un skatepark pour regarder les gamins. On a fait un tour dans le Botanic Park, moins animalier que celui de Sydney, il possédait une mare époque post-atomique assez jolie.






   









    On a ensuite été faire un tour au National Museum of Melbourne. Mais on était un peu trop en retard donc on a pas eu le temps de voir grand chose...


    On s'est éclaté dans les galeries avec plein de trucs super marrants, les gamins qui vivent encore en nous ont pu refaire surface... On a juste était traumatisé par des statues en plastique de tous les membres d'une famille nus. Déjà, les enfants faisaient pas plaisir à voir, mais les parents étaient vraiment affreux. Et pour les grands-parents, on a juste failli vomir en les voyant.

Maxime est devenu énorme alors que j'ai repetissé...(ou la chambre d'Ames)

Quelques secondes avant que nous n'utilisions les bras pour nous taper dessus

    A la sortie quelques mecs faisaient un bike-polo... sans commentaire...

La vitesse vous manque?

    Pause casse-croûte au KFC (8ème fast-food en 3 jours, ça fait mal) avant de reprendre la route, dans un immense centre commercial où ils ont fait décollé une montgolfière une fois.

Le centre est vraiment super grand

    Bref, Melbourne est une ville sympa malgré un temps pas terrible. J'y retournerai probablement pour un week-end complet puisque j'ai un ami qui devrait y débarquer d'ici peu. Je crois que ce sera plus intéressant d'être avec quelqu'un qui connait le coin.
    On est finalement rentré, 11h de route et on était de retour à Sydney. On a fait nos adieux à la coq-au-wagen qui nous a été bien fidèle (Fabian l'a défoncé un peu le lendemain avant de la rendre parce que bon, on est pas des connards d'européens pour rien)... Ce week-end, c'était "WAW" !

"Victoria, The Place To Be"


par Tweezer publié dans : Australie
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Jeudi 1 mai 2008

    Le lendemain, le réveil est matinal. Outre le froid qu'il a fait, qui ne nous a pas aidé à dormir (on avait des tentes pas géniales et visiblement à part Francoo et moi, personne avait de sac de couchage honnête), nous nous étions installés la veille sans le savoir près d'une colonie de..........Frog-Ducks , que l'on appelle aussi parfois Canards-Grenouilles-Furtifs dans la langue de Molière. Il s'agit d'un animal que je pense minuscule mais qui fait un bruit d'enfer (comme les criquets, les grillons et tout ça) qui ressemble à un croisement entre un couignage de canard et croâââââssement de grenouille. Vu la position de la tente, on avait leur joyeuses chansons, en Dolby Surround 5.2, 2 fois 220 Watts  Comme beaucoup d'animaux en Australie, ils sont furtifs, j'ai eu beau en chercher pendant un quart-d'heure dans les buissons, pas moyen d'en voir un seul (en plus, je savais pas à quoi ça ressemblait, ce qui n'arrangeait rien). Après un petit déjeuner bien mérité, on remet les voiles, il refait beau, on est soulagé. On prend la route vers le Parc National d'Otway mais avant toute chose, on va au lookout d'Apollo Bay.

           
        Comme à leur habitude, les points de vue sont vraiment fantastiques mais celui-là était paradisiaque...

   
On se dirige ensuite vers la forêt d'Otway, il y a une petite balade de 25 minutes dans la rainforest... J'imagine qu'il fallait les faire en rampant ou en roulant parce qu'en marchant, dix minutes, c'était vraiment le maximum. Et pourtant, on a pris le temps de regarder. On tombe toujours sur ces grands arbres creux (ça m'a fait penser à l'histoire des Mallandier à la station François Verdier), en passant derrière un arbre pas creux, on a pu voir qu'en fait il l'était mais qu'un mec avait fabriqué une porte qui donnait l'impression que non. Il y avait un peu de matos en tous genres aussi... Peut-être qu'un mec a vécu dans l'arbre. Quand on y réfléchit, ça paraît pas possible mais pourquoi pas...

 
   Cette fois, la destination est le cap Otway qui n'est malheureusement pas le point le plus au Sud de l'Austrlie (si on compte pas la Tasmanie). On passe sous une grande forêt d'eucalyptus, on se dit qu'on s'arrêtera au retour pour chercher des koalas. On croise quelques panneaux "Attention kangourous" qui nous font marre comme d'habitude. Et là, BIM, Max pile, les freins crissent, un kangourou passe juste devant la voiture avec un pote. La voiture s'arrête. Les deux kangourous aussi, juste devant la voiture. Et au bout de deux secondes, reposés par cette pause bien mérité, ils repartent tranquillement vers leur sympathique destins et dans les buissons, en faisant des petits bonds rigolos. Maxime est sous le choc, il a failli tuer l'un des meilleurs animaux du monde. Mais surtout, il ne pourra pas cocher "J'ai tué défoncé un kangourou" dans LA checklist. Il est sous le choc pendant encore 10 bonnes minutes. Enfin, j'imagine que j'aurais été pareil. Le temps continue à se dégrader... On arrive au phare d'Otway qui servait aussi de relais pour les télégraphes avec la Tasmanie (par l'intermédiaire d'un cable sous-marin) à l'époque où c'était High-Tech. On discute un peu avec le gardien du phare qui nous explique plein de truc sur les pha res et qui nous demande ce qu'on fait dans la vie et comment on va mais aussi que son fils fait partie d'un g roupe de reggae en France qui s'appelle Reeba (enfin si j'ai bien compris), que ça passe à la radio sur JJJ (prononcez "Traïpeuldjé") et plein d'autres trucs... (Si quelqu'un connaît ce groupe d'ailleurs, qu'il me le dise, j'ai un peu cherché sur Internet mais j'ai rien trouvé).















                    Petite vue du haut du phare                                                  Un sale temps, beaucoup de vent

   
On retourne dans la forêt d'eucalyptus, on cherche un peu des koalas, on en trouve un pas trop haut, on l'appelle pour qu'il descende comme la veille mais il veut pas. On lui lance une branche, et là il grimpe tout en haut de l'arbre à une vitesse hallucinante pour un koala.
    On quitte Quimper, enfin je voulais dire le Cap Otway et on met le cap sur Port Campbell où se situe la dernière étape du voyage: "Les Douze Apôtres" ou "Twelve Apostles" (sauf qu'il y en a deux qui sont un peu morts mais c'est pas grave). On s'arrête sur la route pour manger un énorme burgers et des fish'n'chips tout gras, on a pas encore manger un truc sain depuis qu'on est parti. Après une conduite approximative (certains disaient dangereuse) de Francoo dans les virages le long de la côte et un stress prononcé chez les occupants de la "Coq-au-wagen", nous arrivons finalement en un seul morceau aux "Twelve Apostles" (qui eux sont en douze morceaux). Il pleut maintenant à verse. C'est une formation rocheuse avec douze gros blocs de pierre qui dépasse de la mer. Rien que pour vos yeux, une bonne partie des douze :

             
                                                                 Des apôtres un peu partout...

       
                                                      D'autres apôtres et un petit bord de mer...

     On prend la flotte méchamment, c'est pas de de la blague, on se croirait en Bretagne par un bel après-midi d'automne. D'ailleurs, on craque un peu, ça fait deux semaines qu'il pleut non-stop sur Sydney, on se dit qu'on va bouger pour en finir, le vendredi, on se casse à Melbourne où il fait beau depuis un mois et là, sale temps sur Melbourne. Pendant ce temps là, on reçoit des messages d'encouragement nous expliquant que le soleil est de retour à Sydney. Je suis pas vraiment ennuyé par la pluie d'habitude mais là j'avoue que ça commençait à me peser un peu, et Max aussi (et pourtant on vient du Nord)...

    On se dirige ensuite vers le London Bridge toute dernière étape de notre périple. En fait, c'est presque au même endroit que les douze apôtres...

Le London Bridge
En fait c'est pas la bonne photo mais j'ai la flemme d'uploader la bonne, et ça colle quand même à peu près à l'idée de London Bridge tout en étant joli...

    Là c'est reparti pour 3 heures de route jusqu'à Melbourne où on va passer la soirée.

Coucher de soleil flou sur la route

    Arrivée à Melbourne vers 20h, je vous passe les galères d'orientation, vous commencez à connaître, on se trouve un backpackers dans Lonely Planet pour passer la nuit (et puis pouvoir faire des trucs sympas genre se laver, ce qu'on a pas fait depuis deux jours). Certaines personnes n'étant que très peu motivées à l'idée de repasser la nuit dehors. Tiens, en passant, j'ai appris que pour les Suisses (peut-être plus de monde mais j'ai pas la preuve), le fait de se passer un coup de déo le matin quand t'as pas le temps de te laver (ou que tu veux pas, chacun son truc), c'est appelé "French Shower"...Enfin bon, on se pose dans le backpacker qui est plutôt cool et en bon état, ce qui n'est pas une règle général dans les backpackers.
    On se décide à aller zoner dans Melbourne, on trouve un petit bar lounge bien sympa et tout rouge où on reste une demi-heure. On essaie ensuite quelques autres bars où on se fait refouler parce que c'est private et on arrive à l'Elephant and Wheelbarrows, un pub. En terme de Wheelbarrow, c'était pas mal, il y avait plein de bières qu'on connaissait pas, on sentait qu'on était plus à Sydney. En terme d'Elephant, là ça a comblé toutes nos attentes. Pour une raison pas encore bien définie, tout le monde était gros. Et surtout les filles, si j'avais vu plus de gros aux States, j'aurais dit que j'avais l'impression d'être aux USA. Malheureusement, j'étais à NY pendant la période de Noël avec le côté touristique est tout ça, les gens paraissaient pas plus gros que ça. Du coup, Melbourne paraissait cent fois pire... Après le passage d'un groupe de rock nettement moins bon que la veille, on a quitté le bar pour en trouver un autre.
    Comme il pleuvait toujours, on s'est réfugié dans un petit bar classe assez vide où il passait du cricket et où ils vendaient de la bière chinoise. Francoo s'endormait sur son fauteuil (super confortable au passage), du coup, on s'est pas éternisé, une bonne journée à Melbourne nous attendait le lendemain...

par Tweezer publié dans : Australie
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Mardi 29 avril 2008
  
   Pour commencer, la Great Ocean Road est présentée comme une route au Sud de l'Australie qui en gros relie Melbourne à Adelaide en longeant l'océan, pour ceux qui connaissent un peu les villes d'Australie, ou qui ont des réminiscence du cours de Lady McBride, ça permettra de situer un peu. En réalité, elle part de Geelong (à 70 km de Melbourne) et va jusqu'à Warrnambol (mais à partir de Port Campbell, il n'y a plus grand chose à voir), quelques 300-400 km plus loin.


    Ce week-end était un peu spécial puisque le 25 avril, c'est ANZAC Day qui comme je l'ai déjà dit (enfin je crois) est un jour férié. Du coup, on avait un grand week-end de 3 jours et après quelques concertations rapides, il fut décidé que nous irions traîner nos pattes du côté de la Great Ocean Road dont on nous avait fait l'éloge quelques temps auparavant. Moi, Max et François étions super motivés, Stan était d'accord pour venir avec nous, Fabian (le suisse) était ok si on allait à Hungry Jack's et Claire était pas mal motivée mais a fini par se désister.
    On s'est rapidement posé le problème du financement du voyage. Sachant que l'avion jusqu'à Melbourne coûtait 150$ pp, le train presque autant, et qu'une fois là-bas, il fallait encore louer une bagnole pour 3 jours, on s'est vite rabattu sur l'option: on fait tout en voiture. Itinéraire prévu : Sydney - Melbourne (900km) ; Melbourne - Geelong - Port Campbell (400km) ; Port Campbell - Melbourne (300km) ; Melbourne - Sydney (900km). La première et la dernière étape étaient prévues de nuit pour pas se pourrir le week-end. On fait un calcul rapide qui nous dit qu'en 7-8 heures, on devrait être à Melbourne et que c'est plutôt honnête. Sachant qu'on avait 4 chauffeurs (tout le monde sauf moi en fait, j'ai pas pris mon permis français en venant ici), ça paraissait facile.
    Lors d'une soirée, quelques jours avant le départ, on parlait à Cameron (un Australien) qui nous a dit que nous étions soit fous, soit stupides de faire le chemin en voiture parce que c'était trop loin. On lui demande combien de temps il faut pour y aller. Réponse: 13-14 heures !...pour 900 km... Maggie me confirme ça le lendemain...Mais bon c'est pas grave, on est des fous...

    Jeudi soir, 20h, on se retrouve au Maccas (McDo en Aussie Slang) à côté d'UNSW, Max, Fabian et Francoo avait été louer la caisse dans la journée. Nous la baptisons donc quelques secondes avant de partir "Coq-au-wagen" pour faire honneur à l'amitié franco-suisse dont était empreint ce voyage.

L'équipage de la "Coq-au-Wagen" en train de se motiver au Red Bull

    Stan prend le volant et François est copilote (il n'est pas hyper chaud pour conduire puisque qu'il a essayé quelques minutes auparavant et avait du mal avec la pédale de frein qu'il trouvait bizarrement placée).Les premières secondes de volant à droite et de tout le reste à gauche (sauf la priorité) sont parfois laborieuses mais ça passe. François nous donne un avant-goût de ce que peut être un copilote à retardement en nous indiquant plusieurs fois de tourner juste après qu'on ait passé la rue en question. Ca finit par rentrer et on quitte Sydney.
    Première découverte, l'Australie, c'est le vide, le désert, il n'y a rien. Après une demi-heure de route, il n'y a plus une seule lumière à l'horizon. Avec les phares éteints sur le motorway (qui n'est pas l'équivalent de l'autoroute, mais juste une grosse route entre les villes), ton espérance de vie est réduite à 10 secondes tellement, il y a rien qui fait de la lumière. J'imagine que les gens qui ont du conduire de nuit aux Etats-Unis ont du ressentir la même chose. C'est tellement plat que tu vois à 50km à la ronde sauf que tu vois pas. Sur la route, c'est limité à 110 km/h (ils utilisent le système métrique) au maximum, ce qui est assez chiant parce que de toute façon tu croises personne et que les routes font 10m de large. Mais le côté marrant, c'est que tous les 500m tu as des panneaux humoristiques qui t'annonce "Roadwork next 15km"... et ça devient limité à 80km/h...sur un truc large comme une trois voies. En gros, toutes les routes sont en travaux tout le temps, mais bon là n'est pas le sujet du voyage. Revenons donc à nos moutons.
    Comme on est trop fort, on a pas pris de carte parce que les aventuriers, ça utilise les étoiles pour se diriger. En terme d'étoiles, on s'est bien débrouillé, on en a vu plein... Pour la carte, elle aurait sûrement été pratique, surtout quand on s'est trompé de route 300 km après le départ parce que les panneaux n'indiquait pas Melbourne mais juste Canberra et trois patelins paumés au milieu de nulle part. Je ne sais pas si François y est pour quelque chose mais toujours est-il que vers minuit, on était perdu dans la lande australe.
    
On est perdu mais content !

    Heureusement un gentil bonhomme à la station service a remarqué qu'on était des gros manches et nous a dit que pour aller à Melbourne, il faut prendre à droite au quatrième feu... une indication qui paraît presque trop précise quand on sait qu'on est encore à 600 km de Melbourne mais qui valait son pesant de cacahuètes. Mais on était pas vraiment dans une position qui nous permettait de faire les malins à propos de l'orientation en Australie; du coup, on a fait ce qu'on nous a dit. On finit par retrouver la route de Melbourne, on a juste fait un détour de 200 km...

    Le reste de ce long voyage se passa bien et sans trop de problème. On est finalement arrivé à Geelong-Torquay à 10h après 13h de route. Pour bien commencer la journée, on s'est fait un bon McDo... J'aurais jamais pensé manger un petit déjeuner à McDo dans ma vie... Pas grand chose à dire à part que c'est aussi gras que le reste de la journée. Après un passage rapide à l'office de tourisme pour récupérer quelques cartes. On s'est lancé sur la Great Ocean Road. Il fait super beau, on a de la chance. Arrivée une demi-heure plus tard à Bells Beach, la première plage....

Un vent d'enfer, un ciel magnifique et l'océan...What else?

    La route continue vers Anglesea où l'on apprend qu'en plus des habituels plages magnifiques, il y a un terrain de golf (du calme Rom') où vivent des kangourous sauvages. En bon touriste de base, le kangourou est presque la seule raison qui nous fait voyager. On met donc le cap sur Anglesea. Au bout de quelques kilomètres, on voit un des mythiques roadsigns australiens. Ca nous vaut une petite pose photo... C'est vraiment pas dans notre bonne vieille France qu'on pourrait croiser ça. Malheureusement, la présence du panneau ne nous permettra pas de rencontrer de kangourous, ni même d'en écraser. Je rappelle que dans la Checklist des trucs à faire ABSOLUMENT en Australie, "Voir un kangourou et pas un p****n de wallaby minuscule
tout pourri" fait partie des trucs les plus importants mais que "Ecraser un kangourou en enfonçant le radiateur de la caisse parce que t'as pas de pare-kang ourous" y tient quand même une place d'honneur. Par contre "Mettre le cadavre du kangourou dans le coffre pour en faire un barbec' en rentrant" est optionnel mais hautement recommandé... Quelques minutes plus tard, on croise sur le golf notre premier kangourou semi-sauvage, il est de l'autre côté de la barrière mais à 1m50 de nous (et à 1m du green). On est tout fou. Les australiens golfeurs, étant des gros blasés de la vie (et aussi peut-être (mais je suis pas sûr) parce qu'ils en voient tout le temps) s'en tapent complètement. En plus, en bon kangourou, il bougeait en faisant des petits bonds. 50m plus loin, on a carrément pu voir un mob (groupe de kangourous), il y en avait une vingtaine en train de se dorer la pilule sauf que pas vraiment car le soleil n'était déjà plus vraiment de la partie.

Kanggy le Kangourou semi-sauvage

    On continue notre route vers Lorn où se trouve une grande forêt avec des cascades et tout ça. C'est super beau mais ça aurait sûrement été plus impressionant si j'avais pas été dans les Blue Mountains avant. Par contre, ce qui était sympa, c'est ces grands arbres, tout creux à l'intérieur... T'as l'impression qu'ils ont poussé deux mètres au dessus du sol...le haut des racines est au niveau de ton visage...
      
                              
                       Francoo dans sa nouvelle maison                              La cascade de la forêt de Lorne

    A la fin de la journée, on est allé à Kenneth Rivers, où on avait un lookout super sur la Great Ocean Road, c'est la photo qu'on voit tout en haut de l'article enfin la deuxième, pas la carte. Un endroit hyper romantique où je vous conseille de vous arrêter si vous êtes avec votre copine.

Maxime succombant à mon magnétisme animal

    C'est surtout à cet endroit qu'on a rencontré nos doubles australiens. Le mien qui s'appelait Graham, celui de Maxime, Derek, celui de Crocodile Deudoone, Neil, celui de Fabian, Angus et celui de Stan, Gary.

L'équipe au grand complet (oui, j'aime faire joujou avec le mode Panorama de mon appareil)
         
    Un peu plus loin sur la route, Ben nous avait dit qu'il y avait une forêt sympa pour voir des koalas. On s'est donc arrêté là. A peine arrivé, on commence à se garer, un kangourou (un vrai de vrai de vrai qui vit dans la nature) passe devant la bagnole et fonce dans un buisson. On descend alors de voiture surmotivé et on commence à marcher dans la forêt. Après quelques minutes, on voit une boule dans un arbre, c'est notre premier koala sauvage. Par contre, il est au moins à 10m de haut, donc on le voit pas très bien... On continue un peu, on voit toujours pas mal de boules dans les arbres, la plupart dorment mais quelques uns mangent (là, on a fait le tour de toutes les activités du koala. Tout à coup, on en voit un à 2-3 mètres de haut, juste au bord de la route, il mange, on s'approche, il nous regarde, sentant le danger représenté par les fiers prédateurs que nous sommes, le koala descend de l'arbre (???)

La vitesse vous manque?

    Une fois arrivé en bas de l'arbre, c'est-à-dire à même pas un mètre de moi (ils ont des griffes c'est pas de la rigolade), j'ai essayé de lui tendre trois feuilles d'eucalyptus plutôt honnêtes, il m'a snobbé... et est remonté dans un autre arbre, ce qui nous permet de conclure que le koala est bien un animal stupide qui en présence de prédateur, va les voir avant de s'échapper. En moins blasé, ça restera un souvenir génial... un koala est descendu de son arbre pour venir me voir !!!!!

    Pour finir cette belle journée, on est allé à Appolo Bay, où on s'est mangé une pizza "The Lot" autrement dit avec tous les ingrédients, une bonne gauffre belge mais vu la gueule des vendeurs, blonds, cheveux longs, gros surfeurs, elles devaient pas avoir vu souvent la Belgique. On a eu de la chance puisqu'on est tombé pendant un festival, c'est comme une "ducasse" pour les nordistes, une foire pour les autres... On s'est pris un petit café dans un truc indien et on a maté un petit concert de rock où les musiciens étaient pas mauvais (en voyant la gueule du festival, on était sceptique (surtout en voyant un mec bourré essayé de jouer du didgeridoo dans un tube de canalisation en plastique) avant d'aller planter notre tente en resquilleur sur un petit terrain de camping... Il faisait un peu froid mais on est des fous, je l'ai déjà dit...
See You Tomorrow pour la suite...
Le Koala Batteur avec un Chapeau... What else?

   
par Tweezer publié dans : Australie
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