Le lendemain, le réveil est matinal. Outre le froid qu'il a fait, qui ne nous a pas aidé à dormir (on avait des tentes pas géniales et visiblement à part Francoo et moi,
personne avait de sac de couchage honnête), nous nous étions installés la veille sans le savoir près d'une colonie de..........Frog-Ducks , que l'on appelle aussi parfois
Canards-Grenouilles-Furtifs dans la langue de Molière. Il s'agit d'un animal que je pense minuscule mais qui fait un bruit d'enfer (comme les criquets, les grillons et tout ça) qui ressemble à un
croisement entre un couignage de canard et croâââââssement de grenouille. Vu la position de la tente, on avait leur joyeuses chansons, en Dolby Surround 5.2, 2 fois 220 Watts Comme beaucoup
d'animaux en Australie, ils sont furtifs, j'ai eu beau en chercher pendant un quart-d'heure dans les buissons, pas moyen d'en voir un seul (en plus, je savais pas à quoi ça ressemblait, ce qui
n'arrangeait rien). Après un petit déjeuner bien mérité, on remet les voiles, il refait beau, on est soulagé. On prend la route vers le Parc National d'Otway mais avant toute chose, on va au
lookout d'Apollo Bay.
Comme à leur habitude, les points de vue sont vraiment fantastiques mais celui-là était paradisiaque...
On se dirige ensuite vers la forêt d'Otway, il y a une petite balade de 25 minutes dans la rainforest... J'imagine qu'il fallait les faire en rampant ou en roulant parce
qu'en marchant, dix minutes, c'était vraiment le maximum. Et pourtant, on a pris le temps de regarder. On tombe toujours sur ces grands arbres creux (ça m'a fait penser à l'histoire des
Mallandier à la station François Verdier), en passant derrière un arbre pas creux, on a pu voir qu'en fait il l'était mais qu'un mec avait fabriqué une porte qui donnait l'impression que non.
Il y avait un peu de matos en tous genres aussi... Peut-être qu'un mec a vécu dans l'arbre. Quand on y réfléchit, ça paraît pas possible mais pourquoi pas...
Cette fois, la destination est le cap Otway qui n'est malheureusement pas le point le plus au Sud de l'Austrlie (si on compte pas la Tasmanie). On passe sous une grande
forêt d'eucalyptus, on se dit qu'on s'arrêtera au retour pour chercher des koalas. On croise quelques panneaux "Attention kangourous" qui nous font marre comme d'habitude. Et là, BIM, Max
pile, les freins crissent, un kangourou passe juste devant la voiture avec un pote. La voiture s'arrête. Les deux kangourous aussi, juste devant la voiture. Et au bout de deux secondes,
reposés par cette pause bien mérité, ils repartent tranquillement vers leur sympathique destins et dans les buissons, en faisant des petits bonds rigolos. Maxime est sous le choc, il a failli
tuer l'un des meilleurs animaux du monde. Mais surtout, il ne pourra pas cocher "J'ai tué défoncé un kangourou" dans LA checklist. Il est sous le choc pendant encore 10 bonnes minutes. Enfin,
j'imagine que j'aurais été pareil. Le temps continue à se dégrader... On arrive au phare d'Otway qui servait aussi de relais pour les télégraphes avec la Tasmanie (par l'intermédiaire d'un
cable sous-marin) à l'époque où c'était High-Tech. On discute un peu avec le gardien du phare qui nous explique plein de truc sur les pha res et qui nous demande ce qu'on fait dans la vie et
comment on va mais aussi que son fils fait partie d'un g roupe de reggae en France qui s'appelle Reeba (enfin si j'ai bien compris), que ça passe à la radio sur JJJ (prononcez "Traïpeuldjé")
et plein d'autres trucs... (Si quelqu'un connaît ce groupe d'ailleurs, qu'il me le dise, j'ai un peu cherché sur Internet mais j'ai rien trouvé).
Petite vue du haut du phare
Un sale temps, beaucoup de vent
On retourne dans la forêt d'eucalyptus, on cherche un peu des koalas, on en trouve un pas trop haut, on l'appelle pour qu'il descende comme la veille mais il veut pas. On
lui lance une branche, et là il grimpe tout en haut de l'arbre à une vitesse hallucinante pour un koala.
On quitte Quimper, enfin je voulais dire le Cap Otway et on met le cap sur Port Campbell où se situe la dernière étape du voyage: "Les Douze Apôtres" ou "Twelve Apostles" (sauf
qu'il y en a deux qui sont un peu morts mais c'est pas grave). On s'arrête sur la route pour manger un énorme burgers et des fish'n'chips tout gras, on a pas encore manger un truc sain depuis
qu'on est parti. Après une conduite approximative (certains disaient dangereuse) de Francoo dans les virages le long de la côte et un stress prononcé chez les occupants de la "Coq-au-wagen", nous
arrivons finalement en un seul morceau aux "Twelve Apostles" (qui eux sont en douze morceaux). Il pleut maintenant à verse. C'est une formation rocheuse avec douze gros blocs de pierre qui
dépasse de la mer. Rien que pour vos yeux, une bonne partie des douze :
Des apôtres un peu partout...
D'autres apôtres et un petit bord de mer...
On prend la flotte méchamment, c'est pas de de la blague, on se croirait en Bretagne par un bel après-midi d'automne. D'ailleurs, on craque un peu, ça fait
deux semaines qu'il pleut non-stop sur Sydney, on se dit qu'on va bouger pour en finir, le vendredi, on se casse à Melbourne où il fait beau depuis un mois et là, sale temps sur Melbourne.
Pendant ce temps là, on reçoit des messages d'encouragement nous expliquant que le soleil est de retour à Sydney. Je suis pas vraiment ennuyé par la pluie d'habitude mais là j'avoue que ça
commençait à me peser un peu, et Max aussi (et pourtant on vient du Nord)...
On se dirige ensuite vers le London Bridge toute dernière étape de notre périple. En fait, c'est presque au même endroit que les douze apôtres...
Le London Bridge
En fait c'est pas la bonne photo mais j'ai la flemme d'uploader la bonne, et ça colle quand même à peu près à l'idée de London Bridge tout en étant joli...
Là c'est reparti pour 3 heures de route jusqu'à Melbourne où on va passer la soirée.
Coucher de soleil flou sur la route
Arrivée à Melbourne vers 20h, je vous passe les galères d'orientation, vous commencez à connaître, on se trouve un backpackers dans Lonely Planet pour passer la nuit
(et puis pouvoir faire des trucs sympas genre se laver, ce qu'on a pas fait depuis deux jours). Certaines personnes n'étant que très peu motivées à l'idée de repasser la nuit dehors.
Tiens, en passant, j'ai appris que pour les Suisses (peut-être plus de monde mais j'ai pas la preuve), le fait de se passer un coup de déo le matin quand t'as pas le temps de te laver
(ou que tu veux pas, chacun son truc), c'est appelé "French Shower"...Enfin bon, on se pose dans le backpacker qui est plutôt cool et en bon état, ce qui n'est pas une règle général
dans les backpackers.
On se décide à aller zoner dans Melbourne, on trouve un petit bar lounge bien sympa et tout rouge où on reste une demi-heure. On essaie ensuite quelques autres bars
où on se fait refouler parce que c'est private et on arrive à l'Elephant and Wheelbarrows, un pub. En terme de Wheelbarrow, c'était pas mal, il y avait plein de bières qu'on connaissait
pas, on sentait qu'on était plus à Sydney. En terme d'Elephant, là ça a comblé toutes nos attentes. Pour une raison pas encore bien définie, tout le monde était gros. Et surtout les
filles, si j'avais vu plus de gros aux States, j'aurais dit que j'avais l'impression d'être aux USA. Malheureusement, j'étais à NY pendant la période de Noël avec le côté touristique
est tout ça, les gens paraissaient pas plus gros que ça. Du coup, Melbourne paraissait cent fois pire... Après le passage d'un groupe de rock nettement moins bon que la veille, on a
quitté le bar pour en trouver un autre.
Comme il pleuvait toujours, on s'est réfugié dans un petit bar classe assez vide où il passait du cricket et où ils vendaient de la bière chinoise. Francoo
s'endormait sur son fauteuil (super confortable au passage), du coup, on s'est pas éternisé, une bonne journée à Melbourne nous attendait le lendemain...
par Tweezer
publié dans :
Australie
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