Jeudi 29 mai 2008

    Afin de ne pas me morfondre à Sydney par ce morne week-end d'automne, on m'avait convaincu d'aller explorer la Hunter Valley. Je laisse planer un peu le suspense sur ce que c'est. mais je crois que le nom en dit déjà long.

    Tout commence réellement Jeudi en fin d'après-midi, je pensais me la couler douce le samedi (et enfin voir mon proprio pour pouvoir lui payer quelques semaines de loyer d'avance en main propre (oui j'aime pas trop laisser mon argent sur mon lit en partant mais bon, sinon je suis obligé de rester chez moi jusqu'à 11h-midi le samedi matin, ce qui est pas cool) ) et aller au Royal National Park le dimanche. Stan me propose alors d'aller à la Hunter Valley avec l'ex-équipage du Coq-au-Wagen. Comme je savais pas ce que c'était mais que le nom avait l'air génial, j'ai dit ok.
    Le lendemain, on était invité à une house-party... Comme il n'y en a pas spécialement souvent, on a sauté sur l'occasion en se disant qu'on rentrerait pas trop tard. Si Francoo n'est pas venu, et si Stan est parti à minuit, moi, par contre, je suis resté jusqu'à 2h du mat' et je suis rentré à pied (ce qui m'a permis de rencontrer un opossum!!!), ce qui fait que je me suis pas couché avant 3h30 vu que j'avais trop envie de le raconter après et qu'avec le décalage horaire, je trouve toujours de quoi m'occuper à 3h du mat'. Max et Fabian sont quant à eux rentrés vers 4h...

    On devait se retrouver à 8h en face d'EuropCar pour louer une voiture. Je suis à l'heure (à 5 minutes près) et en forme. Stan est là aussi. Fabian arrive avec un peu de retard alors que Max et Francoo ont carrément pas entendu leur réveil sonner ce qui fait qu'ils se sont pointés une bonne demi-heure (une heure?) plus tard (Notons au passage que Francoo n'entend pas son réveil alors qu'il est couché depuis plus de 8h... le syndrôme du koala...). Bref, à 9h et non sans mal, on finit par décoller à bord d'une Subaru Impreza vraiment pas très grande. On met donc le cap sur Port Stephens à 2h de Sydney.

    On rattrape tous plus ou moins notre nuit pendant le voyage. On mange rapido sur la jetée à Port Stephens avant d'aller à l'office de tourisme voir ce qu'il y a de sympa à faire dans le coin. Pour faire un peu comme à Trollhattan chez Albouss, il laisse traîner des ancres en plein milieu de la ville.


    Ca doit être un truc "in" qu'on soit down-under ou up-above. On fait le tour de la ville, on longe la plage. Ca reste l'Australie, c'est toujours super beau même quand t'as l'impression d'être dans un endroit tout normal. Port Stephens, ça doit être un peu le Wimereux de New South Wales...
       
    Bref, on va à l'office de tourisme où on apprend que pour pas bien cher, on peut aller surfer dans les dunes pas loin. Oui, dans les dunes sur le sable... On se rend donc aux dunes mais celles qui sont vraiment surfables, sont beaucoup plus loin et pas accessibles sans 4x4 (et bon la subaru, c'est pas un modèle de rally). Pour y accéder, il faut prendre la BushMobile!

                 
          La BushMobile, enfin une bagnole d'homme !             Traversée du désert australien en BushMobile

     Après dix petites minutes de conduite sportive sportives dans le sable, on arrive à une énorme dune avec plein de chinois qui font du toboggan avec leur surf dessus. Comme on est pas des rigolos, on prend nos planches et on va un peu plus loin pour profiter des dunes dans le calme. Arrivée au sommet, c'est plutôt pentu. Pas trop téméraire, on la joue toboggan, assis sur la planche, pour la première descente. Le truc marrant, c'est qu'arrivé en bas, au lieu de suivre l'inclinaison du sol, le surf se plante et toi tu voles. On remonte la dune. Cette fois, c'est vraiment plus pentu, et surtout beaucoup plus fatigant. On tente de surfer, Francoo fait un vol plané mémorable, Fabian gère plutôt pas mal. On a un niveau plus qu'honnête mais je crois que les planches étaient un peu longues pour tourner sur du sable, ça aurait été plus simple avec des skateboards.

Fabian surfant sur Francoo (appréciez la souffrance de Francoo...)

    Après une heure de grosses gamelles, on était exténué, c'est hyper fatigant de monter des dunes. Je comprends pas comment des mecs peuvent traverser un désert, c'est pas humain! On avait du sable partout...
                  
                    La grande classe avec le 4x4                                                         What else?


    On s'est arrêté pour prendre un verre au bord d'une plage immense dont on ne voyait pas le bout.

Paradisiaque. As usual...

    On a repris la route pour aller voir un coucher de soleil dans un endroit dont le nom m'échappe. On croise quelques types au comportement un peu bizarre mais on se formalise pas. On se pose au bord de l'eau dans les rochers et ça donne ça.




    En repartant, on se rend compte qu'on était dans un centre pour handicapés, ceci expliquant cela. On part à Newcastle où l'on trouvera... presque rien. Les guides avaient des avis assez partagés "Vous succomberez au charme de cette ville" ou "Il n'y a rien, ni à voir, ni à visiter". On a cherché pendant un bon moment le centre-ville. Après ça, il a fallu chercher un endroit où manger. En gros, il nous a fallu à peu près une heure pour trouver un resto sympa. Donc Newcastle, oui... mais non...

    On sort du resto (un thaï délicieux) bien remplis, on se dirige vers un bar non loin de là. Francoo se fait refouler pour une raison incroyable en Australie : il a des tongs. J'exagère un peu mais à Sydney, dans les bars où on a pu aller jusqu'à maintenant, ils étaient pas trop regardant sur les chaussures. Enfin, c'est pas choquant de voir un mec rentrer dans un bar avec des tongs. Du coup, on retourne à la voiture, comme il est déjà 22h et qu'on a pas encore d'endroit où dormir, on veut pas trop perdre de temps non plus. On décide d'aller jusqu'à Cessnock au milieu de la Hunter Valley pour dormir comme ça le lendemain, on y est déjà (c'est un truc de sioux pour gagner du temps). Tout le monde est crevé et écrase. Pendant ce temps-là, on recherche un coin pour dormir à l'arrache, et on trouve rien. Pendant une heure comme ça, on voit des bords de route cools mais trop dangereux ou des trucs plus éloignés de la route mais complètement rocailleux. Bref, c'est la misère. Et alors que tout le monde perdait courage, au détour d'un petit lotissement, nous trouvons un îlot de paradis où le gazon fraîchement coupé donnait l'impression d'un duveteux matelas. Après quelques délibérations, et pour cause de flemme de quelques membres de l'équipe et de considérations de survie exagérées d'autres, on ne montera qu'une tente. On avait une tente de 3 et une tente de 2. Francoo s'est résigné à dormir dans la voiture tandis qu'on dormira à quatre dans une tente, tous serrés, soit-disant pour avoir plus chaud et visiblement notre survie en dépendait.( A titre d'information, j'avais prêté mon sac de couchage à Ben quelques jours avant sans réfléchir, du coup, j'avais qu'une couverture...C'est pas cette nuit-là que j'ai souffert du froid...A 4 dans une tente de 3, dans un pays où il fait 15° une heure après le lever du soleil (à 6h30 donc!), c'est pas vraiment étonnant.)

    A part ça, j'ai remonté le Day Two pour que les deux articles soient ensemble et j'y ai rajouté quelques photos. Enjoy!

par Tweezer publié dans : Australie
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Jeudi 29 mai 2008

    Bon alors, là, vous êtes normalement un peu étonné parce que je vous parle de la Day Two dans la Hunter Valley alors qu'on a pas parlé de la Day One. C'est un peu comme Star Wars, pour pas gâcher le suspense de l'Episode Two, j'évite de vous raconter l'Episode One avant. Comme ça, vous serez tenu en haleine par le récit pendant la totalité du week-end.

    Le matin après une nuit fort agréable, (vu ce qu'on avait fait la veille et l'avant-veille, c'était pas très étonnant qu'on soit complètement crevé), réveillé par la tiédeur de l'automne australien (un genre d'été indien), les démangeaisons de quelques moustiques squatteurs de tente et les klaxonnements intempestifs de quelques Aussies amusés par notre situation. On se lève et je décide de faire un peu de reconnaissance pour voir où on a dormi. Alors effectivement, l'endroit qu'on a choisi était bien à l'arrache et je comprends que ça ait fait marrer les quelques conducteurs qui sont passés par là. Perso, je crois que j'aurais fait pareil, j'aurais klaxonné un grand coup pour bien montrer que ça me fait marrer. Je vous laisse quelques photos du camp de base avant le départ de l'expédition.

   
Vous l'avez remarqué, on est juste dans le virage, de l'autre côté de la rambarde de sécurité...
On peut vraiment pas nous louper!

    Après un réveil plus ou moins difficile, nous reprenons la route et on s'arrête à Cessnock pour prendre un brekkie bien mérité.
Francoo mangeant un "délicieux" croissant...
(Prononcez "croassènete", si vous êtes sage je vous écrirais quelque chose sur la catastrophe du mille-feuilles)

    Croissants, muffins, chocolat, jus de fruits sont au menu de cette petite boulangerie qui propose quelque chose d'unique au monde. Un service 8 jours sur 7, ce qui est suffisament rare pour qu'on en parle.

Qui a dit que les Australiens étaient des glandeurs?

    Et là, c'est le vrai départ pour la Hunter Valley, la région viticole la plus proche de Sydney où nous pourrons voir ce que donne le vin australien sans nous ruiner. On va jusqu'au point d'information où une gentille dame nous dit les trucs cools à faire. On finit par s'arrêter sur le domaine de Audrey Hepburn (j'ai plus le nom, mais ça commençait par Audrey donc je mets ça comme ça, ça fait joli!). On a de la chance, on a un panorama magnifique sur la vallée (la plaine?).


    Ca me faisait un peu penser à la Toscane avec les collines, les vignes, le ciel... Du coup, je me suis allongé dans l'herbe au soleil pour en profiter un peu, pendant que Stan et François étaient en train de se faire le palais à l'intérieur. Une fois les quelques dégustations de rigueur effectués, on reprend la route et là... (non pas Bim!), on voit une grande pancarte "Château François"...


    C'est un peu comme avec la chasse à l'ours, on peut pas passer à côté...alors on va entrer. On pénètre dans le domaine, et rapidement, on se rend compte que ça a moins la classe que le précédent. Le chemin est bien rocailleux, les vignes ont l'air un peu mutantes, on arrive devant une maison, on n'est pas vraiment sûr que c'est là qu'il faut aller. Bref, on est sceptique. On est loin de se douter que nous venons de rentrer dans l'un des lieux les plus "underground" de la culture viticole australienne. On se gare au bord de la maison. Un petit vieux sort et commence à ouvrir son garage, qui est en fait l'endroit où il fait son vin. Il est plutôt joyeux et sympathique. Il commence à nous parler, on comprend rien.


    Il faut savoir que quand un Australien te parle généralement, comme il bouge pas les lèvres (la nation australienne est un ancien peuple de ventriloque, j'en suis à peu près sûr), tu comprends pas grand chose. Mais là, on comprenait vraiment rien. Nada, que dalle, niet, rien de rien. On se marre quand il sourit pour faire bonne figure. On essaie de pas le faire quand il parle pour les mêmes raisons. Au bout de pas très longtemps, on se rend compte qu'en fait il fait pas vraiment des phrases mais qu'il aligne des mots comme ça. Il demande d'où on vient, quand Fabian dit qu'il est Suisse, il s'exclame "Switzerland...Hotstrokes...Hotstrokes"... Why not? Il nous sert un petit blanc pas mauvais en nous racontant des histoires qu'on comprend pas. On est au bord des larmes mais on tient le coup. Il nous raconte un peu sa vie, nous montre le bulletin de sa fille qui fait des maths "Maths...Hard... Very hard...", nous sert un sparkling pinot noir de 1999 infâme (on dirait qu'il y a une précipité de vin collé sur tout l'intérieur de la bouteille qu'il a d'ailleurs du ouvrir en 1999 ), nous raconte plus ou moins quelques expériences de ses enfants "Twenty-two... Five french... Friends... Remember?". Pour le coup, nous, on se souvenait de rien mais bon, on a dit que oui comme ça se fait dans ces cas-là. Il nous a finalement resservi un petit rouge (pas mauvais celui-là mais comme le reste de l'équipe était plutôt méfiant après l'expérience du pinot noir, à part moi et Fabian personne n'en a pris). Il nous a fait un petit schéma  qui ressemblait à ça :

" 3 | 1" Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire?

    Il nous a fait comprendre que ça avait un rapport avec la France : "France...France... Get it?". D'ailleurs, si quelqu'un a une idée de ce que ça peut signifier, je suis tout ouïe. Stan est en train d'exploser de rire, il se retourne et s'éloigne de quelques mètres. Le petit vieux le rappelle et lui dit de pas s'enfuir. C'était la torture de pas se marrer. Il se décide enfin à nous achever et commence à nous raconter une histoire. Pour changer, on comprend rien, la tension monte, on est limite nervous breakdown, on a le sourire aux lèvres, il manque pas grand chose pour qu'on éclate, c'était vraiment horrible, on se retient mais on a déjà passé depuis longtemps les limites humaines... C'est à ce moment précis qu'il finit par dire: "And then he died...". J'ai fait tout ce que j'ai pu pour me retenir mais Stan était déjà mort de rire, du coup, on a tous éclaté de rire (ce qui a provoqué un léger malaise parce que bon c'était pas censé être drôle à mon avis, mais encore une fois, on ne le saura jamais). Remis de nos émotions, on finit par le quitter... A peine dans la voiture, on craque nerveusement...
    Le lendemain, je parle à mon tuteur de ce vigneron un peu space. Il me fait : "C'était à Château François?". Il y avait été. J'apprendrai alors que ce mec avait été champion de boxe, a eu une attaque ce qui a un peu endommagé son cerveau et ce qui explique pourquoi il avait un peu de mal à s'exprimer. Donc, voilà, il faut pas se moquer parce qu'on sait jamais par quoi les gens sont passés... même si c'est dur...

    On repart pour visiter un autre endroit, "Hunter Resort", un domaine plus smart. C'est ici que nous feront une découverte incroyable. Quand il ne distribue pas de cadeaux, le Père Noël (Santa Claus) joue les vignerons en Nouvelle Galles du Sud.

Nous avec le Père Noël

    Ce qui est sympa en Australie, c'est que les mecs te prennent pas pour des petits cons parce que t'es jeune. On arrive à 5 jeunes, on se fait pas snobber, le Père Noël nous sort 3 bouteilles pour commencer les dégustations tout en nous expliquant qu'en Australie, on fait ce qu'on veut, on mélange les cépages comme on le sent, on rajoute du sucre si on veut, bref, on se prend pas la tête comme en France (je vous donne pas tous les détails de comment le vin est fait en Australie parce que je me souviens pas de tout et que je voudrais pas dire des conneries). Il nous ajoute aussi que la Hunter Valley est le pire endroit du monde pour faire du vin. Les conditions climatiques sont trop changeantes, et que 2008 sera sûrement la pire année depuis longtemps.
    Généreux comme à son habitude et avide de distribuer les cadeaux, le Père Noël nous fera goûter une dizaine de bouteilles (Il disait que 5 doses "dégustation", ça faisait un verre mais personnellement, je crois que 3 ou 4, ça faisait déjà un verre bieeeeen rempli). Bref, on écoute avec joie ses histoires même s'il parle un peu dans sa longue, longue barbe et que des fois ça aide pas à tout saisir. Nous quittons finalement le Père Noël pour aller faire une dégustation d'huile et d'olives un peu plus loin.
    Bon, c'était sympa mais sans plus, on finit dans un magasin de chocolat où l'on pille allégrement tous les trucs gratuits à déguster qu'on trouve et on prend finalement la route du retour.

    On réussit un tour de force en arrivant à Sydney, pile poil à temps pour rendre la voiture à 17h le dimanche. Bon, quelques problèmes d'orientation font qu'on l'a plutôt rendu vers 17h10-15 mais les gars ont été cools et nous ont attendus pour fermer. Voilà comment finissent nos aventures dans la Hunter Valley. A bientôt pour le début !
  
    Voilà, j'aurais bien aimé rajouter quelques photos, notamment celles avec le Père Noël et avec le vigneron de Château François mais Max a quelques problèmes pour récupérer ses photos. Je remonterai l'article à l'occasion quand je les aurais récupérés.


    Et puis pour finir, Narrow Stairs de Death Cab for Cutie vient de sortir, je vous le conseille vivement... Raaaah, Grapevine Fires... et aussi Your New Twin Sized Bed...

    A la relecture, je crois que j'ai jamais fait autant de fautes d'orthographe dans un article. Je suis un peu blasé là. J'ai l'impression d'écrire trop mal. Quand je pense qu'il en reste sûrement encore une ou deux, ça me fait mal...
par Tweezer publié dans : Australie
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Mercredi 28 mai 2008

    Il y a pas longtemps, j'ai découvert qu'on pouvait voir ce que les gens cherchaient (sur Google généralement) quand ils tombent ici, je me permets donc de vous faire partager quelques morceaux choisis parce que certains valent vraiment le détour.
    Alors, il y en a pour tous les goûts... Je vous cache pas que les trois quarts des gens qui viennent ont juste tapé "carpes dilemmes" ce qui est pas bien original me direz-vous. Mais il y a quand même des gens un peu plus inventifs.

Bon, déjà, je dois être une sommité en matière d'animaux parce que ça foisonne. Entre "comment appeler mon wallaby" (le gars a un wallaby... si c'est pas la classe ça...) et "que mettre dans l'aquarium avec mes carpes", j'ai aussi "ou trouver des ecureuils pas chers", "chercher kangourou souris" ou "photos de kangourous blancs". Bref, un vrai espace animalier.

Ensuite, une flopée de recherches sur l'Australie, notamment sur le football, sur les drapeaux, la Southern Cross, j'en passe et des meilleures...Quelques questions aussi sur la condition des videurs en général : "salaire d'un videur", "droit videur" et beaucoup de recherches sur les mille-feuilles

Quelques recherches de mecs qui devaient être un peu "high" (après un passage à Amsterdam peut-être) avec des questions aussi pertinentes que "dans quel océan vive les kangourous" (je mets tout tel quel),"wentworth à pieds nus", "vidéos départ de carpes" ou encore "kangourou qui roule" (???)

Des gens qui cherchent juste des histoires :
- moi histoire quand je rentrais tard
- une histoire racontée en anglais et écrite en anglais
- truc marrant à raconter (Merci Google de me classer dans les trucs marrants à raconter)
- une histoire sur l'Australie pour les petits

Après, il y a les trucs un peu tendancieux... j'arrive pas trop à cibler ce que cherchait précisément le mec mais ça devait pas être très clair. "Dans la salle de bain histoire raconte"... ???

Il y a aussi du moins tendancieux (sûrement grâce à l'article sur Surry Hills et Oxford Street, pourtant j'avais été plutôt soft...) :
- "bodybuilder gay"
- "blog de homo hard DE MOIN DE 18 ANS"
- "quelle est le quartier transsexuelle de sydney"
- "prostitué à Sydney"

Ma vraie fierté est quand même d'avoir un "Kitkat Chunky" qui traîne là-dedans.

Et pour finir, j'ai aussi "armure pare-balle" mais je vois pas trop de quel article, ça peut sortir. Whatever...

On y voit pas tout mais j'avais pas la place, la liste rentrait pas sur un écran

    Pas de chance, je voulais pas spécialement faire original mais je vois que Ramsés a visiblement traîné au même endroit que moi récemment. Tant pis... je mettrais un trackback (Ah qu'est-ce que c'est drôle ça!) ou un pingback (Ah c'est encore plus drôle ça et ça fera plaisir à Prossi!) !
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Lundi 26 mai 2008

    En ce beau dimanche, on est parti pour Canberra. Trois heures de route en perspective donc on a quitté Sydney vers 7h. Enfin, ça c'est ce qu'on m'avait annoncé (histoire que je sois prêt à l'heure). Finalement, j'ai pu attendre 8h passée avant que la "navette" ne vienne me chercher.
    Les 300 kilomètres nous confirment une nouvelle fois que hors des villes, l'Australie, c'est le désert. C'est d'ailleurs une des grosses différences avec la France (et je crois même avec l'Europe en général). Il y a plein d'endroits où il y a rien partout. Je m'explique. En France, quand tu sors des villes, il y a quasiment toujours des cultures, ou des parcs, ou des forêts, l'espace est occupé. Ici, rien, juste du paysage...

    On arrive vers 11h à Canberra, capitale australienne je le rappelle. C'est vrai qu'on aurait un peu tendance à penser que c'est Sydney mais non. Un bref rappel s'impose.
    Au début du siècle, Melbourne et Sydney se disputaient le statut de capitale, et finalement les Australiens ont choisi le site de Canberra (où il n'y avait rien, au maximum pas grand chose) comme compromis pour y établir la capitale. La ville a donc été construite après cette décision de créer une nouvelle ville en tant que capitale. "Canberra" signifie "lieu de rassemblement" en aborigène (l'endroit s'appelait déjà comme ça).

    On est donc allé visiter le nouveau Parlement. C'était la première fois que je rentre dans un lieu avec des équipement de sécurité (où on te scanne, objets métalliques et tout ça) où les mecs sont aussi cools. Les bâtiments sont très classes, beaucoup de marbre (parce que ça fait classe).

                         
                                Le Parlement                                           Le Kangourou et l'Emeu, avec le blason australien

    A l'intérieur, on peut voir les portraits de tous les gens qui ont dirigé le pays dans une galerie ainsi que des exemplaires de documents chers à l'Australie ou à l'Empire Britannique (notamment un exemplaire de la Magna Carta)

                                                            
                      L'ancien premier ministre, Paul Keating                           Queen Elisabeth II

    On a fait le tour de la plupart des salles : chambres des représentants, sénat, qui nous paraissaient plutôt petites en général que dans les autres pays (mais ma culture des assemblées nationales est pas hyper étendue, en tout cas, on nous a certifié que celle de la Suisse était plus grande).

Le plutôt petit sénat

    On a même eu la chance de voir un platypus. En fait, il s'agissait juste d'un platypus tissé sur un tapis mais c'est mieux que rien. A force, je vais finir par en avoir un.

Evidemment, c'est pas aussi classe qu'un vrai mais je le trouve assez smart...

    Comme il commençait à faire faim, on a quitté le Parlement pour aller en ville. Pas spécialement motivé pour se trouver un resto, on s'arrête au Magga's (McDo). Pour faire les malins, on prend des Double Quarter Pounder pendant que Uv nous explique que c'est pas affiché mais si on veut, on peut demander un "Pounder". Le Quarter Pounder, c'est un peu l'équivalent du Whopper au McDo, c'est le burger avec des GROS steaks. Après quelques investigations, on apprend que pour 9$ et des poussières, on peut avoir le menu Pounder et que des gens les prennent de temps en temps. Le seul autre truc que je sais, c'est Cameron qui me l'avait raconte. Quand tu commandes un Pounder et que tu le manges, tes amis te respectent. A essayer donc...

Le National Museum of Australia

    On est ensuite reparti jusqu'au National Museum of Australia, un bien joli musée qui raconte toute l'histoire de l'Australie, depuis l'arrivée des aborigènes jusqu'au JO de Sydney. Le musée a vraiment des collections super complètes notamment au niveau de l'art aborigène. On nous a dit que c'était l'un des meilleurs musées d'Australie.
    Mais le plus important, ce n'est pas vraiment qu'on ait vu de l'art aborigène ou appris à mieux connaître la culture australienne. Le plus important, c'est qu'on a vu...


    UN PLATYPUS ! Certes, il était mort, certes, il était empaillé mais du coup, il était plus du tout furtif et on a pu l'observer sous toutes les coutures (c'est le cas de le dire!). Ca a vraiment un gros bec... Ca a vraiment une drôle de fourrure... Ca a vraiment les pattes palmés... C'est vraiment un bizarre d'animal !

    Après s'être bien amusé dans le musée, on est parti pour le War Memorial, memorial dédié à tous les soldats australiens morts à la guerre. Le mémorial est constitué d'une grande allée, ANZAC Parade, d'une chapelle immense (une dizaine de mètres de haut probablement) dont les murs sont recouverts de mosaïques et qui contient aussi la tombe du soldat inconnu. Les mosaïques donnent vraiment un côté immense. Finalement, il y a le bâtiment en lui même où sur des grandes plaques en métal recouvertes de coquelicots sont gravés le nom de tous les soldats. On aura une petite discussion sur l'histoire de France, d'un point de vue militaire pour s'apercevoir que c'est pas forcément très connu overseas... Mais bon, j'en reparlerai un autre fois.


    Après, on a voulu faire un petit tour dans le centre-ville mais le vide et le manque de vie dans le CBD nous ont poussés à rentrer directement à Sydney. Canberra manque d'âme...

par Tweezer publié dans : Australie
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Vendredi 23 mai 2008
où il est question de prononciation... 

    L'accent français à l'étranger, c'est tout une histoire...

    Régulièrement, tu laisses échapper une phrase avec un bon accent français bien pourri, tu espères que personne ne l'a entendu parce que pendant 10 secondes, t'as vraiment honte de parler aussi mal (en tout cas, moi, oui). Hélas, il y a toujours quelqu'un pour l'entendre et t'enfoncer un bon coup en te disant qu'il adore l'accent français. Bon, ça fait toujours plaisir et si tu creuses un peu le problème, on te fera même savoir qu'il est "so hot" ou "so sexy"...
    Ca reste un mystère pour moi. Tu parles trop mal et ça rend les gens dingues. Ca doit être le mélange d'une langue pleine de rebondissements avec la plus monotone du monde. J'imagine la catastrophe qui pourrait arriver si on lachaît un troupeau d'english-speaking hot chicks (soyons fous, des australiennes) au beau milieu d'Airbus...

    Que de souvenirs en anglais à pendant, je crois que tous les gens qui y ont fait un stage seront d'accord avec moi. Il existe là-bas un anglais francisé à un point incroyable. Il se parle exclusivement entre Français parce qu'il y a pas forcément des masses d'anglais pendant les réunions (mais on sait jamais) et que les trois quarts des termes techniques sont en anglais. Ca consiste à prononcer à la française toutes les phrases ou les mots en anglais mais le meilleur ça reste quand même la prononciation des acronymes. En gros, tu prononces la première lettre en anglais et toutes les suivantes en français. Mais le meilleur, c'est que les gens parlent pas mal anglais. En présence d'un étranger, l'accent est super honnête (enfin il est normal...). C'est juste une tendance à tout franciser assez sympa. Je crois que c'est une manie française en général. En France, si tu prononces un mot en anglais hors d'une phrase en anglais, tout le monde se fout de toi. Du coup, on prend l'habitude de prononcer les mots à la française.

    Ca provoque des petites situations marrantes, surtout pour les mots que t'as déjà vu mais jamais entendu. Je me souviens qu'en arrivant à Sydney, je me disais qu'il faudrait que j'aille faire un tour à Bondi que je prononçais "bondi" sans me poser plus de questions que ça. Rapidement, j'ai pu me rendre compte qu'on disait "bonedaï" ce qui fait quand même plus anglais, il faut l'avouer. Mais régulièrement, quand j'entends des Français en parler, ils sont restés sur la prononciation à la française. Et  elle est complètement incompréhensible pour les gens ici pour une raison très simple, il y a déjà un son qui n'existe même pas en anglais...Si tu dis à un chauffeur "Bondi", il te regarde avec des yeux vides comme un pack de leffe après le passage d'un Martinsons....

    Ca me rappelle un cours avec je ne sais plus quelle prof' d'anglais, qui nous avait expliqué que c'était absolument pas grave qu'on ait un accent anglais pourri (et qu'au contraire, on ferait mieux de le cultiver, "so hot" pour ceux qui s'en souviendrait pas) mais qu'il fallait quand même savoir jouer la carte de la prononciation. Alors la prononciation... Parlons-en...
    J'ai la chance d'avoir un prénom non seulement inconnu de tous (ce qui n'aide déjà pas en pratique) mais en plus qui dispose de deux sons absolument inconnus pour les english-speaking people. Le "a" et le "é", c'est un peu la fête... Ils sont absolument incapable de les prononcer. Même au bout de dix minutes, ils sont encore en train d'essayer de sortir des "a" qui ressemblent plus à des "è" que quoique ce soit d'autre. C'est toujours un plaisir d'entendre Maggie dire mon prénom. Généralement, elle dit Teddy pour pas se prendre la tête mais parfois elle tente de bien le prononcer et c'est assez marrant de se dire qu'en bientôt deux mois, elle a toujours pas choppé le truc. Du coup, maintenant, je cherche pas trop à faire comprendre mon prénom. Je dis une fois Thaddée, si ça passe pas, c'est Ted ou Teddy  ("like a Teddy Bear ?" Fuck, man....) et basta... C'est pas forcément très grave mais c'est marrant, et puis au moins j'ai quelque chose à répondre quand on me fait des remarques sur mon accent.
    Je me souviens encore d'une soirée avec Cameron, Australien pur souche, qui s'était mis en tête de réussir à bien faire prononcer "awesome" à des Français. Pour ma part (échange de bons procédés), je tentais de lui faire prononcer mon prénom. A partir de là, on a du marcher une demi-heure dans la rue, lui essayant de faire des "a" et des "é" et moi essayant de faire [ossom] ce qui est pas hyper évident.
    Il y a des situations où tu sais pas trop ce que tu dois faire, notamment quand tu dois dire des mots d'origine française. Si par exemple, tu dois te rendre à Beaumont Street, c'est pas la peine de dire ça "bomon", tu prends ton plus bel accent anglais et tu pries pour que "BowmoNte" soit plus compréhensible (ce qui n'est pas garanti non plus).

    Si vous vous demandez pourquoi, je raconte tout ça, c'est tout simplement parce que la vie n'est pas totalement injuste et qu'elle a décidé de nous laisser prendre notre revanche pendant quelques petits moments de la vie courante. Ce moment, c'est les mille-feuilles. (Pour une raison pas bien identifiée, j'aime bien cette phrase)

Pour le même genre de raison pas bien identifiée, j'aime aussi bien mettre une belle image à un endroit où c'est pas forcément nécessaire.

    Le mille-feuilles est ici un concep prononciatif. Tout le monde sait ce que sait mais personne ne sait le dire. C'est toujours marrant d'assister à ce genre de conversations dans la pâtisserie française à côté du boulot ou même au petit self de Nicta:

Client : Hi, I'll have a milfui.
Patissière : A mille-feuilles.
C (fièrement): Milfoui !
P : Mille-feuilles !
C : Milfouri !
P : Ok! Here it is! (et oui elle a pas que ça à faire)

    Par contre, si tu rentres dans une pâtisserie australienne et que tu commandes un milfoui, ça pose aucun problème. Au self, sur un menu, trônait fièrement le fameux "mille-furille"... Après, c'est pas vraiment étonnant qu'ils sachent pas le dire.

    Evidemment, c'est une maigre consolation mais je dois admettre que ça met un peu de baume au coeur...



  
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Lundi 19 mai 2008

    Voilà une histoire qui me tint en haleine durant un moment depuis mon arrivée... Je l'ai appelé "Le Mystère des Bouloches Magiques".

    Je suis arrivé en Australie, il y a deux mois, avec des habits mais pas énormément, genre je devais avoir 6-7 t-shirts pas plus. Je me disais que j'en achèterai ici et que je bazarderai les vieux. C'est le petit côté sympa de l'avion. Tu sais que quoiqu'il arrive tu reviendras avec 23kg d'affaires. Et bon, si je compte les souvenirs et les cadeaux, j'avais pas intérêt à partir trop lourd si je veux revenir avec.
    Au bout de 2 semaines, je me rends compte avec dépit que deux de mes T-shirts sont remplis de bouloches (mais alors bien...). C'était deux t-shirts Billabong que j'avais achetés sur vente-privée juste avant de partir. Je conspue ces salauds de vendeur par correspondance qui m'ont refilé des habits pourris que je n'ai certes pas payé très cher mais qui boulochent au bout de deux semaines.
   
    Cependant, tout cela me semble bizarre, si j'avais bien quelques souvenirs de pulls en laine qui boulochaient, des t-shirts en coton... jamais! Il était temps de commencer l'enquête.

    J'ai commencé par vider ma garde-robe, ce qui m'a pris une minute vu que comme je l'ai dit, j'ai pas ramené grand chose. Et j'ai commencé à vérifier mes fringues. Après quelques minutes, je me rends compte que des petites bouloches commencent à poindre sur un sweat. Ce ne serait donc pas la faute de Billabong/Vente-Privée...
    En continuant mes recherches, je m'aperçois que toutes les bouloches sont concentrées en bas du dos, ce qui n'est pas commun. J'exclue donc la machine à laver de la liste des coupables potentiels, elle aurait fait des bouloches uniformément (ou au moins presque partout). Mes recherches se retrouvent bloquées là par manque d'indice...

    Quelques semaines plus tard, je finis par aller au boulot avec un sweat que je mettais pas jusqu'alors, d'une part parce qu'il faisait trop chaud, et d'autre part parce que j'essayais d'aller plutôt bien habillé au boulot (mais bon, on finit par chopper le rythme australien, donc tenue cool de rigueur). Et voilà que deux jours plus tard, il se retrouve tout bouloché aussi. J'en déduis immédiatement que quelque chose de pas clair se trame Bay 15 à l'Australian Technology Park.

    Les bouloches, le bas du dos, NICTA, les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer les unes dans les autres. Le vérité devient alors plus claire que l'eau de roche. Le coupable est évident. Il trônait me regardant avec défiance en plein milieu de la salle...


    Mon fauteuil de bureau !!! En examinant son état de surface, je m'aperçois qu'il est conçu spécialement pour retenir les fibres des habits et que celles-ci finissent par se regrouper en bouloches lors d'une utilisation prolongée. Un peu de bricolage suffira à régler ce problème mais je dois avouer que ce mystère était vraiment mystérieux.
Appréciez la microgranularité de la surface du fauteuil

    Pour finir cet article, un petit truc pour venir à bout des bouloches (oui, j'ai un petit côté maniaque alors il fallait que je m'en débarasse absolument)...
Astuce : Pour faire disparaître les vilaines bouloches qui balafrent ton pull (et pourrissent MA vie). Arme-toi de ton rasoir Mach3 avec une lame à 4$ (ouh, c'est reuch). Soupire un coup parce que tu vas bien la pourrir. Prends ton pull à bouloches et (délicatement) rase-lui les bouloches! Et voilà, il a retrouvé sa jeunesse! Enfin, l'état dans lequel il était avant que tu ne le poses sur la Chaise à Bouloches Maudite...


par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Samedi 17 mai 2008

    Ma journée de vendredi sans être réellement fantastique était mémorable et restera sans doute gravée dans ma mémoire pour un bon bout de temps.

    Je me levais comme chaque matin pour aller bosser, j'enfile mon pantalon, un t-shirt et je prends mes affaires pour aller à la salle de bain. J'appuie machinalement sur le verrou de la porte à l'intérieur de l'appart' pour la bloquer (La porte d'entrée de la maison reste parfois ouverte donc quand je suis pas dans ma chambre, je verrouille souvent la porte). Je sors de ma chambre. Je vais claquer la porte. Avant de le faire, je tapote un coup ma poche arrière (celle où je mets les clés de la chambre) pour être sûr que j'ai les clés, ca fait un bruit de trousseau. C'est bon, je les ai. Je ferme la porte.

    Je vais à la salle de bain, je prends ma douche. Je retourne à ma chambre, je glisse ma main dans ma poche. Tiens, une grosse boulette de papier qui faisait du volume dans ma poche. La coïncidence est amusante car cette boulette fait à peu près la taille d'un trousseau de clés. En tout cas, c'est l'impression qu'elle pourrait donner si on la touchait à travers la poche d'un jean.
    Je fouille encore un peu. Tiens, quelques pièces qui font du bruit dans ma poche. La coïncidence est amusante car ces pièces font à peu près le même bruit qu'un trousseau de clés. En tout cas, c'est l'impression qu'elles pourraient donner si on les touchait à travers la poche d'un jean.
    Inutile de vous faire un schéma, je n'ai rien trouvé d'autre dans ma poche hier matin. Pas même un trousseau de clés qui m'aurait été bien utile pour rentrer chez moi. Voilà, je me retrouve coincé hors de ma chambre sans clé pour y rentrer.

    Récapitulatif de la situation : Mes clés sont à l'intérieur de la chambre, fermée de l'intérieur, mais pour que la fête soit plus folle, elles y sont restées avec mon porte-feuille (et donc tout mon argent), mes chaussures, mon baladeur bref à peu près tout ce qui m'appartient sauf un jean, un t-shirt, un pièce de deux dollars, deux pièces de 20 cents, une boulette de papier dont vous connaissez la forme, ma carte de NICTA (au cas où j'aurais envie d'aller au labo) et mes affaires de toilette. J'avais le droit à cette sensation paradoxale d'être enfermé à la fois à l'intérieur (de la maison que je ne pouvais quitter sans prendre le risque de ne plus pouvoir y rentrer) et à l'extérieur (de ma chambre).

    Le Destin (je Le mets en gras avec une majuscule car Il le mérite, Il a été un vaillant adversaire, allez, je Lui ajoute même du rouge parce qu'Il le vaut bien) avait décidé de se jouer de moi aujourd'hui.

    Hélas, mille fois hélas pour Lui, Il n'avait pas prévu que dans l'ombre, j'avais secrètement déjà préparé une parade à cette éventualité. En effet, mon balcon étant commun avec celui de mon voisin Pedro et la porte-fenêtre de ma chambre ne fermant pas, je n'avais qu'à lui demander de passer par chez lui et le problème était réglé. Une victoire presque trop facile. Je toque donc à la porte de Pedro. Au moment où ma main touche la porte, je me rappelle qu'à cet endroit même, Pedro avait la semaine dernière glissé une feuille sur laquelle, il rappelait au proprio qu'il avait payé deux semaines de loyer en avance. Pas la peine de réfléchir pour comprendre qu'il a dû partir en vacances et qu'il ne rentrera pas avant une semaine. Le Destin avait donc un peu préparé son coup avant de m'attaquer lâchement dans le dos, mais qu'importe... Je n'allais pas abandonner aussi facilement.

    Je m'aperçois que cet article manque cruellement de photos. Je mets donc une photo d'ornithorynque parce que ça fait longtemps qu'on m'en réclame. Je peux bien faire ça. Evidemment, elle n'est pas de moi.

En observant sa forme, vous devez à présent mieux comprendre pourquoi il est furtif !

    Je décide donc d'aller frapper chez Giovanni, un voisin pour lui demander si je peux emprunter son portable pour appeler le proprio. Bon, comme il n'est que 8h30, je décide d'attendre quand même une petite demi-heure. A 9h, je frappe donc chez Giovanni, que je réveille évidemment mais qui, touché par mon problème, me file son portable avec le numéro de Mario (le propriétaire). J'appelle et tombe sur une boîte vocale. Pas grave, je rappellerai plus tard, je prends le numéro de Mario sur un bout de papier, et retourne mater la télé dans le salon. C'est encore l'heure des dessins-animés.
    Un peu plus tard, je retourne téléphoner. La boîte vocale. Encore. Les dessins-animés sont pas trop mal. Emanuele (un autre Italien) descend les escaliers et vient me voir (Giovanni lui avait dit ce qui m'était arrivé). Et là, il me dit qu'en fait Mario est parti "overseas". Tiens, petite parenthèse, c'est un truc que j'aime bien ici, personne ne dit à l'étranger, on dit "overseas", je trouve ça assez sympa. Les avantages de vivre sur un île. Il ne reviendra pas avant six semaines. Bon, on dirait que le Destin est pas si stupide que ça et qu'il a avait anticipé quelques-uns de mes coups.

    Je réfléchis un peu, je demande à Emanuele qui va collecter les loyers si Mario n'est pas là. Il me répond que c'est sa soeur et qu'elle viendra demain à 10h de toute façon. Je lui demande s'il a son numéro. Il me répond que non... Erf, pas bien pratique ça... Il ajoute que la fille qui habite là, l'a sûrement :

Elle habite ici la fille ! (Véridique)

    Mais, il pondère la bonne nouvelle. Elle ne revient qu'à 18h. Je prends mon mal en patience et j'attaque "Deception Point" de Dan Brown qui traînait dans le salon. Il est 9h15.

Vous noterez la couverture française car il était effectivement en français.

    A  19h30, je finis "Deception Point" (il casse pas trois pattes à un canard mais il est quand même bien sympa comme bouquin, toujours les mêmes recettes qui marchent mais bon, si on apprécie le style, on s'en lasse pas). Elle est toujours pas rentrée. Je change de programme et me décide pour regarder un peu la télé. Après dix minutes de Big Brother (Loft Story en gros), j'en pouvais plus. J'ai zappé pour un match de Rugby League (rugby à XIII en Australie), alors je sais pas si le rugby à XIII se joue pareil en France, mais je préfère largement à XV. Ca me paraissait mou. Chaque fois que le mec est plaqué, le jeu s'arrête, c'était bien relou... Franchement, autant jouer au netball... Enfin, bref, c'est pas une histoire de rugby. Pas le courage de regarder la fin, je commence "Le Cadavre dans la Rolls" de Connelly. La fille finit par rentrer vers 20h30. Je pense pouvoir asséner un coup fatal au Destin. Mais, ma bonne éducation me retient, et je me dis que c'est pas terrible d'appeller la soeur du proprio (qui habite pas à côté) à 21h pour lui demander de venir ouvrir MA porte parce que je suis un boulet alors qu'elle passera le lendemain matin. Alors, je décide que je passerai la nuit sur le canapé du salon (en même temps, je m'étais fait à cette idée pendant la journée). J'ai continué à bouquiner jusqu'à 23h, j'ai été me chercher une couverture et je me suis posé sur le canapé. J'ai passé une super nuit, il était hyper confortable !

    A 8h, je me suis réveillé, je suis parti me doucher (plaisir à nul autre pareil dans la mesure où c'est la seule chose que je pouvais faire, puisque c'était les seules affaires que j'avais à ma disposition.) Je reprends la lecture du Cadavre. Et soudain à 9h55, j'entends quelqu'un rentrer.  J'explique rapidement mon problème à Johanna, elle m'ouvre la porte et je retrouve enfin mon chez moi...ainsi que mes clés.

    C'est marrant à dire, mais finalement, j'ai pas l'impression d'avoir passé une mauvaise journée, elle est passée super vite d'ailleurs. J'ai bouquiné peinard dans un fauteuil confortable, pas de portable, pas de mails, rien pour me déranger. En tout cas, j'ai pas l'impression que ça risque de se reproduire avant vraiiiment longtemps.
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Lundi 12 mai 2008

Oz

01 - Taylor - Jack Johnson
02 - Better Than - The John Butler Trio
03 - Woman - Wolfmother
04 - Nowhere Man - The John Butler Trio
05 - If You Really Want So Little From Me - Love Outside Andromeda
06 - Light Surrounding You - Evermore
07 - Cookie Jar - Jack Johnson
08 - Mind's Eye - Wolfmother
09 - Gone - Jack Johnson
10 - Astair - Matt Costa
11 - Sparrow - Love Outside Andromeda
12 - Are You Satisfied ? - Evermore
13 - Made Of Broken Glass - Love Outside Andromeda
14 - Daniella - The John Butler Trio
15 - Funky Tonight - The John Butler Trio
16 - Dimension - Wolfmother
17 - Boxcutter, Baby - Love Outside Andromeda
18 - Good People - Jack Johnson
19 - On and On - Jack Johnson
20 - Company Sin - The John Butler Trio
21 - Achilles (All 3) - Love Outside Andromeda


    Je me suis dit que ça pourrait être intéressant (mais peut-être que je me trompe)... Voilà donc une petite playlist à base de groupes ou de chanteurs australiens ou tout du moins qui ont pas mal de succés en Australie, j'ai eu les noms par un Australien qui me demandait ce qu'il y avait comme bons groupes de rock en France, du coup, il m'a dit ce qui marchait bien en Australie. Il y a des trucs que vous connaissez sûrement depuis des années (du coup, je vais pas me fatiguer à présenter John Butler... puisque tout le monde le connaît en tant que membre du BOCC même si on le voit pas souvent à Toulouse à cause de ses tournées...) et puis d'autres, pour lesquels j'en suis beaucoup moins sûr.

    Jack Johnson... La première fois qu'on m'en a parlé, j'ai dit que je ne connaissais pas (à tort) mais c'est plus son nom que je ne connaissais pas. Je crois que tout le monde a entendu au moins une fois "Good People" à la radio... Techniquement, il est pas Australien mais Hawaiien... Comme tout bon Hawaiien (ou Australien), il a commencé à s urfer super jeune (souvent quand t'es sur la plage, tu vois des gamins qui ont pas dix ans et qui surfent trop bien, e t franchement ça doit être insupportable pour les types de 20 piges qui sont à côté) et est donc devenu très vite un gros   dieu de la vague, il a fait des championnat mondiaux et a failli devenir surfeur pro (c'est même le pote de Kelly Slater...) mais s'est blessé un jour et a reconsidéré la carrière de chanteur comme quelque chose de plus cool. Musique de surfeur par excellence (un mec et une guitare), il est donc pas spécialement étonnant que ça ait
énormément de succés en Australie.

    Evermore...  Je peux pas m'empêcher de trouver que ça fait un peu Kyo mais ça se laisse écouter, c'est assez sympa.

    Matt Costa... Un mec, une guitare... la recette assez magique en Australie. Le mec est californien mais encore une fois, on s'éloigne pas trop de la plage. Ca a l'air d'être vraiment apprécié ici aussi, en tout cas t'en vois partout dans les bacs chez les disquaires et ça depuis que je suis arrivé.


    Wolfmother... Mon préféré avec Love Outside Andromeda. C'est des mecs qui viennent du quartier où je fais de l'escalade, ils ont commencé il y a 3-4 ans. C'est décrit comme du rock Heavy ou psychédélique (dixit Last.fm) et c'est vraiment sympa. Ca fait très rock des 70s...

    Love Outside Andromeda... Vraiment pas mal aussi. C'est un peu genre Indie (comme Death Cab for Cutie...ou The Shins en moins lunaire). Si vous aimez "I Will Follow You Into The Dark", vous devriez apprécier " If You Really Want So Little From Me". Là par contre, je crois pas que ce soit déjà sorti hors d'Australie. Il n'y a même pas de moyen de trouver les pochettes des CDs dans une résolution décente...

par Tweezer publié dans : Culture et Confiture
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Vendredi 9 mai 2008

    Ce soir, je rentrais d'une house-party à pied, comme j'ai l'habitude de le faire maintenant (enfin, si j'ai pas de contrainte horaire et que le trajet est de moins de 40 minutes en marchant, je prends plus le bus), quand soudain, un petit bruit attire mon attention.

    En bas d'un arbre, une petite boule de poils est en train de mâcher du gazon ou de triturer dans les quelques détritus qui traînent là. Boule de poils, arbre, mes capacités analytiques me permettent en un instant de conclure qu'il s'agit d'un écureuil !

    Mais je me rends vite compte qu'il est vachement gros pour un écureuil, et en plus il a pas une queue toute touffue comme un écureuil... Je me rapproche à pas feutrés, il a pas l'air d'avoir trop peur, je continue à me rapprocher, je commence à mieux le voir parce qu'en fait il y a pas trop de lumière.

    C'est un Opossum ! J'ai vu un opossum au beau milieu de la nuit à Centennial Park sur fond de gratte-ciel illuminés de Sydney...
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Jeudi 8 mai 2008

    J'avais dit que j'écrirais un article sur la question des aborigènes... Je me lance. Avant de commencer, je vais juste présenter un peu plus précisément ce drapeau.


    Le rouge représente la terre, le noir en haut représente le peuple aborigène marchant sur ces terres et le jaune au centre représente le soleil.   
    Ce drapeau a tout d'abord été un symbole de la lutte des Aborigènes pour la récupération de leurs terres, avant de devenir un symbole du peuple aborigène en Australie (Il a été créé en 1971 par un artiste aborigène, Harold Thomas). En 1995, il sera finalement reconnu officiellement comme l'un des drapeaux de l'Australie.
    Il flotte aujourd'hui en haut de nombreux batiments australiens aux côtés de l'autre drapeau officiel.

    Je ne sais pas trop par où débuter, donc on va commencer par le début. Les Aborigènes (du latin "ab origin", à l'origine... je vous cale même du latin. Vous voyez, je me fous pas de votre gueule) sont les premiers humains à avoir peuplé le continent australien.

    La plupart des hypothèses s'accordent sur le fait qu'ils sont arrivés sur le continent, il y a 40,000 à 70,000 ans (le plus vieux squelette retrouvé date de 40,000 ans). La population aborigène n'est pas une entité mais est composé d'une multitude de communautés dont les coutumes, les pratiques et le mode de vie varient énormément. Par exemple, plus de 200 langages/idiomes sont toujours utilisés aujourd'hui. Quand, les colons britanniques sont arrivés en Australie, il y avait près de 750,000 Aborigènes sur le territoire.

    La colonisation britannique a commencé à Sydney en 1788 et plus précisément à Botany Bay où débarque la First Fleet (soit 18 ans après que le Capitaine Cool ait débarqué à Botany Bay, légèrement au Sud de Sydney, le 19 avril 1770). La première conséquence de ce débarquement est une vague d'épidémies pour les Aborigènes. Ensuite, les colons se sont appropriés les terres et les ressources et pour finir, de nombreux massacres eurent lieu. Si on additionne tout ça, il en résulte une diminution de la population aborigène de près de 80% entre l'établissement des colons et la fin du XIXème siècle. Peu à peu, les Britanniques se sont appropriés toutes les terres. Certains Aborigènes se sont adaptés à la vie avec les Britanniques en travaillant dans les champs ou en trouvant la plupart du temps du boulot "manuel". Mais les atrocités continuaient, je vous laisse la citation qui parle d'elle-même

    "The white station owners would go on regular hunts for Aborigines. 'Instead of having a kangaroo hunt, we'll have an Aboriginal hunt' "
Charles Perkins, Order of Australia, Official Biography. 'A bastard Like Me'

    A part les tribus qui vivaient à l'intérieur du territoire (dans l'outback), les autres sont devenues dépendantes des colons. Par ailleurs, au XIXème siècle, des théories se développent affirmant que le contacts entre colons (race supérieure) et aborigène (race inférieure) amène par sélection naturelle à la disparition de cette dernière. Le nombre croissant de métisses est alors perçu comme une menace à la "pureté de la race blanche" et une entrave au processus d'extinction "naturelle" des Aborigènes (ce qui était le but à l'époque).

    Du coup, en 1869 est créée une loi qui autorise le gouvernement à saisir les enfants métisses pour assurer leur bonheur en les plaçant dans des famille blanche. Ces "enlèvements" auront lieu de 1869 à 1969 environ et sont aujourd'hui une plaie béante dans l'histoire de l'Australie.

   On estime qu'au début du XXème siècle, il ne restait plus que 150,000 à 190,000 Aborigènes. Ce n'est finalement qu'à partir de 1962 que les Aborigènes récupèrent un statut plus convenable, notamment en recevant le droit de vote pendant les élections qui pouvaient avoir lieu dans le Commonwealth. En 1992, la Cour Suprême Australienne déclare que le concept de "terra nullius" qui désignait l'Australie avant l'établissement des colons britanniques n'était plus valide (avant cela, la loi ne reconnaissait pas non plus le statut de "Natifs" aux Aborigènes).

    En 1997, un rapport intitulé "Bringing Them Home" révèle que les enfants aborigènes enlevés avait l'interdiction de parler leur langue pour les couper de leurs racines. Les familles devaient juste leur donner suffisament d'éducation pour pouvoir en faire des travailleurs manuels ou des domestiques. Le rapport montre aussi que tous ces enfants ont eu un taux d'éducation plus faible, un taux de chômage plus élevé et un taux d'incarcération trois fois plus élevé que les enfants aborigènes qui ont pu rester dans leur famille.

    En 1998 est créée une journée nationale du pardon. Un an plus tard, une motion est adoptée par la Parlement, exprimant son "profond et sincère regret au sujet des enfants aborigènes qui ont été enlevés à leurs parents". Le premier ministre John Howard affirmera que ces enlèvements sont le chapitre le plus sombre de l'histoire du pays, en refusant tout de même de demander pardon aux Aborigènes au nom de l'Etat australien (notamment de peur de devoir accorder des compensation financières aux familles détruites).

    En décembre, l'année dernière, le premier ministre Kevin Rudd promet de formuler des excuses officielles aux Aborigènes. En Australie, tout le monde se demande la forme que vont prendre ces excuses et si elles vont être à la hauteur. D'après ce que j'ai pu comprendre dans les journaux, les gens se demandaient vraiment comment cela allait se passer. Finalement, il y a deux mois, le 13 février, Kevin Rudd présente ses excuses aux aborigènes lors de la cérémonie d'ouverture de la séance parlementaire Canberra.

Pour ceux que ça intéresse, je rajoute quelques vidéos :

    La cérémonie de bienvenue traditionelle tenue dans le Parlement (ce qui était une première) la veille du discours de Kevin Rudd :


Le discours de Kevin Rudd lors de l' "Australian National Sorry Day" :
   


    Je finis en ajoutant juste ces deux  photos que j'ai prises dans la rue. La première a été tirée à Surry Hills, quartier plutôt chic. Ca a été écrit dans le ciment sur le trottoir avant que celui-ci ne durcisse. La seconde a été prise à Redfern, le quartier où vivent beaucoup d'Aborigènes, il s'agit d'une fresque sur ce thème de la réconciliation et de la prévention contre la drogue et le SIDA faite par des artistes aborigènes:

We are 1 people so why are divided

"SAY KNOW": Le centre de la fresque qui doit faire une vingtaine de mètres

Une des extrémités de la fresque
   
    On croise souvent (enfin relativement) ce genre de petits trucs dans la rue. On sent que la volonté de réconciliation existe quelque part et que l'Australie veut vraiment panser cette plaie dans son histoire. Après la plupart des Australiens aiment pas trop les aborigènes qui vivent un peu au crochet de la société (avec les aides et tout ça). Bon, je peux pas dire quel est l'avis général mais en tout cas, tout le monde pense pas la même chose.
    C'est une des grosses différences que je ressens par rapport à la France, ici. C'est un pays qui est encore en train de se construire... Ou tout du moins qui a encore des choses à régler avec son histoire. (C'était peut-être pareil en France, il y a quelques années avec toutes les histoires de colonies ou l'Algérie, mais je m'y intéressais sûrement pas suffisament)

    Et en vrac:
- Si quelqu'un trouve ce qui m'a inspiré le titre, je trouverai une récompense pas encore bien définie
- J'ai cassé mes chaussures...Sniff !
par Tweezer publié dans : Australie
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