Lundi 31 mars 2008

        Après cet évènement aujourd'hui appelé dans les livres d'histoire "Le grand désastre du Sydney Royal Easter Show", j'étais encore une fois plutôt motivé pour bouger un peu le dimanche. Quelques conseils de Thierry et quelques minutes à lire un guide sur le bushwalking, je me décide pour Blackheath. Dimanche matin (après le changement d'heure donc), après dix minutes de marche, j'arrive à la gare 1h10 après être parti. Sentant que le paradoxe temporel est proche, je résouds le problème en me disant que l'Australie est un pays d'arriérés et qu'ils sont pas foutus de changer l'heure sur l'horloge de la plus grosse (ou deuxième plus grosse, on s'en tape) gare du pays. No worries, je monte donc dans le train à mes 9h18 (je commence à gérer les horaires de trains, j'arrive pile poil quand il faut maintenant, cela n'empêchera pas la fameuse "Malédiction des Sydney Transports" de se perpétuer éternellement mais c'est une autre histoire que vous aurez peut-être le plaisir de lire un peu plus bas)et à 10h18 pour la gare de Sydney, je monte dans le train, je change l'ordonnancement des sièges parce que je ne m'en lasserai jamais et je chope un Sydney Morning Herald sur un siège.

       Pour une raison que je n'ai pas encore bien saisi, tous les dimanches, je trouve un Sydney Morning Herald (un des gros journaux de Sydney qui paraît le samedi). Le Sydney Morning Herald est un monstre, (en tout cas l'édition du samedi puisqu'il en paraît aussi une le mercredi que j'ai jamais vu), le journal fait pas loin de 140 pages (et ça ne prend en compte que la partie "Nouvelles", parce qu'avec ça tu as aussi, les annonces, l'immobilier et pleins d'autres trucs... A la fin, ça fait un pavé super utile quand t'as 4h à passer dans le train dans la journée... Ca fait donc partir des petits plaisirs du dimanche : bouquiner le Sydney Morning Herald. Il est d'ailleurs lié à une coutume d'ici (enfin ça fait plutot partie du style de vie) dont je parlerai sûrement le jour où je l'essaierais.

       Deux heures et la fameuse histoire du transexuel enceint plus tard, je débarque à Blackheath et me met en quête du track. Celui-là était pas aussi facile à trouver que les précédents. Ce n'est qu'à midi que je commence donc vraiment. La végétation était très différente de celle que j'avais pu voir à Wentworth (de la forêt profonde) et de Katoomba (de la rainforest). A Blackheath, c'est très dégagé, ça paraît assez sec, touffu, envahissant...


       Bref, sur la première partie, c'est joli, c'est sympa, deux, trois endroits qui valent le détour  mais c'est moins prenant que les deux balades précédentes. Par contre, je croise vraiment personne et ça c'est plutôt sympa. J'arrive finalement à la fin de la première parti du sentier et plus exactement au lookout, c'est magnifique (j'ai envie de dire comme d'habitude)...Mais il y a plus de monde à cause du carpark...


          Comme j'arrive là plutôt tôt, je décide de faire un autre track qui part du lookout et qui y revient (comme ça je peux quand même terminer le premier!). Eh ben... j'ai pas regretté, le chemin descendait (et pas qu'un peu "very steep stairs" comme ils disent) le long de la falaise, mais en haut de la falaise,il y a tous les petits ruisseaux qui coulent, du coup le ciel est bleu comme sur la photo mais il pleut et au bout de 5 minutes de descente, t'es trempé...ça a bien pris 20 minutes de tout descendre, j'arrive en bas des falls, je grimpe sur les rochers pour aller me caler juste en bas de la cascade où je grignote un truc peinard sous une légère bruine.



            La remontée fut plus laborieuse, les "very steep stairs" de la descente se sont magiquement transformés en "very very very steep and slipping stairs". Heureusement, plusieurs personnes m'ont fait marrer en me demandant à mi-chemin si c'était encore loin, dans leur sens pas trop mais je crois qu'ils auront plus de temps pendant la remontée pour se poser la question. Quand je suis arrivé au haut, je suis mouru.

          Quelques photos des falls, par en bas, par en haut et de côté...
     
                

       Finalement, je suis reparti en prenant la fin du premier sentier que le premier tracker, un certain Georges Philips avait judicieusement nommé Popes Glenn Track. J'étais prévenu par le guide, le sentier était qualifié d'overgrown, j'ai pas été déçu, le chemin ressemblait à ça...

                   

C'est assez stressant de marcher là-dedans, tu marches sur les herbes, ça fait un bruit d'enfer, tu distingues plus rien d'autre, t'as l'impression que les buissons bougent partout (1m devant toi, 2m derrière toi), du coup tu te retrounes toutes les deux secondes, tu fais super gaffe là où tu marches parce que évidemment Thierry t'a raconté qu'une fois il avait rencontré un brown snake (pas mortel mais assez venimeux quand même). J'avançais pas très vite avec le stress...mais j'ai finalement pu retrouver le chemin de la gare en un seul morceau...

        A part ça, j'ai uploadé les photos sur Picasa pour ceux que ça intéresse (Oui, je n'ai rien mis sur Flickr car je n'aime pas trop la politique de ce site qui a trop de services payants, en plus ça a été fait par une société canadienne à Vancouver et je supporte pas cette ville, on n'y trouve que des boulets pas capable de se cliper...). J'ai rajouté quelques panoramas (pas trop mal mais c'est pas les meilleurs)... Et par ailleurs, je trouve sympa de pouvoir mettre des vidéos, j'essaierai donc de le faire plus souvent.

par Tweezer publié dans : Bushwalking
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Samedi 29 mars 2008

          Voilà trois semaines que nous sommes arrivés, et à peu prés autant de temps que nous voyions fleurir des panneaux dans toute la ville vantant le Royal Easter Show, un grand évènement à Sydney pour Pâques qui se déroule pendant 12 jours au Parc Olympique et qui a l'air d'attirer énormément de monde. Nous avons donc finalement craqué et décidé de nous y rendre pour ce qui peut bien avoir autant de succés auprés des Australiens (et accessoirement des enfants, parce que ça attire pas mal de gamins...enfin il semblerait). Je rejoins donc Maxime et Francois à Central Station, où on cherche un peu Fabian (le Suisse... si, si, rappelez-vous...) qui devrait déjà être là. Après avoir fait le tour de la gare deux-trois fois, on le retrouve à Hungry Jack's en face des quais.

            Je saute sur l'occasion pour deux petits apartés.
            D'une part, Hungry Jack's, c'est un peu l'équivalent de McDo, ici. Pour être plus précis, Hungry Jack's, c'est carrément le nom de Burger King en Australie. J'ai d'ailleurs tendance à trouver ça meilleur, mais ça n'engage que moi; et puis des Hungry Jack's, t'en trouves à tous les coins de rues, presque autant que les arrêts de bus, les McDo se font plus rares. Petite mention spéciale d'ailleurs pour les bourrins, qui trouveront ici tous les burgers déclinés en simple, double et triple (des fois que t'aurais très faim). Pour clore la parenthèse, je finirais en ajouter que les fastfood c'est vraiment pas cher, le menu avec un double CheeseBurger (ou un Triple Whooper), ça fait 6$, soit 4€ ce qui est vraiment relativement pas cher...comparé à la France et surtout à tout ce qu'on trouve en Australie.
          D'autre part, je me dis que je pourrais vous présenter Fabian qui vaut quand même le détour. Du haut de son mètre quatre-vingt-quinze, le petit Fabian est vraiment grand (plus que les Australiens qui ne le sont d'ailleurs pas tant que ça). Suisse germanophone de son état, il est le seul être humain au monde à pouvoir manger trois fois par jour à Hungry Jack's (qui comme McDo fait des formules petit déjeuner). Rencontré lors de notre arrivée, il s'est tout de suite distingué en cherchant à maitriser la langue de Molière dans laquelle il excelle à présent même si son vocabulaire quoiqu'un peu répétitif n'en reste pas moins assez vulgaire. On notera entre autres : " Cheuh feux de vaire l'amour, dans ton cule, sur la taple, drès drès vort, zalopeuh",  "Cheuh feux de droncher la pute" mais surtout le déjà mythique "Ta mère, la coq-au-vin" qui lui permet de répondre à n'importe quelle question...

          On prend donc le train pendant une demi-heure pour arriver à l'Olympic Park, le décor est assez sympa, plein de manèges et de stand partout, ça a l'air marrant, on tombe même sur une piscine avec des bateaux tamponneurs. Hélas, la joie est de courte durée, l'heure suivante nous permettra de nous rendre compte que "Royal Easter Show" est en fait une traduction plus qu'approximative de "Salon de l'Agriculture"... Et ça fait un choc, jamais je n'aurais été au Salon de l'agriculture... Mais à Sydney, ils savent te faire de la pub pour que tu comprennes pas bien ce que c'est. Enfin bref, c'est la déconfiture, il y a juste des vaches, des cochons, des chèvres et on s'est fait endormir 32$ pour ça... Ca fait mal...

Quelques bons souvenirs mitigés quand même...

                                                                      Un canard avec une houpette  
                         
Fabian et son futur Triple Whopper                                                                         Une mère qui tient son gamin en laisse

          Par contre, j'en profite pour vous montrer le truc que je trouve trop génial quand tu prends le train à Sydney : les sièges modulables ! Genre t'es à quatre, tu trouves deux fois deux places, l'une derrière l'autre alors que t'aurais préféré quatre place face à face, grâce à un miracle d'ingéniosité et un soupçon de technologie, ce n'est plus un problème :


          On a fini cette journée chez Benjamin (un Français d'UNSW qui faisait ses études au Canada avant) qui nous avait conviés pour un petit barbecue histoire d'entamer ses réserves de poissons qui ne rentrent plus dans son congélateur. Comme il part pêcher en apnée tous les week-ends (voire même en semaine) et qu'il revient à chaque fois avec une dizaine de kilos de poissons, ses collocs n'en peuvent plus et l'ont obligé à faire un barbec' histoire d'en finir avec ces poissons. On s'est donc baffré des seiches, des snappers, des poissons-poulets et pleins d'autres trucs délicieux tout droit sortis du Pacifique...
par Tweezer publié dans : Life in Sydney
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Mercredi 26 mars 2008

            Bon, encore une soirée légèrement trop longue, je mate The Rock (très bon film d’action par ailleurs) à la télé (Ah tous les films en VO, c’est trop bien, sauf No Country for Old Men qui est incompréhensible, on dirait des Australiens qui parlent). Ca fait à peu près une heure que je regarde, et j’en peux plus. Certains iraient sûrement jusqu’à dire que je suis au bout du rouault…

            Ceci m’amène donc une nouvelle fois à parler de l’Australie. Parce que l’Australie, c’est pas tout à fait l’Angleterre… Mais l’Australie, c’est pas tout à fait comme les USA non plus…En fait, l’Australie, c’est quand même peu l’Australie. Malgré tout Il y a des signes qui ne trompent pas.


Pourquoi l’Australie, c’est quand même vachement l’Angleterre :

  • Parce qu’il y a la tête de la Reine derrière TOUTES les pièces de monnaie.
  • Parce qu’il y a l’Union Jack sur leur drapeau.
  • Parce que dans les cuisines, il y a un robinet eau chaude/eau froide et à côté un robinet eau glacé/eau bouillante et que quand on demande pourquoi, on te répond que c’est pour le thé…
  • Parce que la nourriture,  des fois c’est vraiment UK-like (par contre rien à redire sur les p’tits déj’, t’en prends un dans un café, t’as plus faim pour la journée.
  • Parce que quand tu bouscules quelqu’un ou que quelqu’un te bouscule dans la rue (ou te touche même parfois), il se retourne, il te dit « Sorry » et il EST désolé.
  • Parce que quand tu vois comment les filles s'habillent le samedi soir, t'as l'impression qu'elles sont habillées avec des rideaux.

Pourquoi l’Australie, c’est quand même vachement l’Australie :

  • Parce que de l’autre côté des pièces, on peut voir des kangourous, des koalas, des porcs-épics et des lyre-birds.
  • Parce qu’ils ne connaissent pas le sirop ici, et qu’on trouve que du cordial, une espèce d’ersatz de grenadine diluée.
  • Parce que ça fait quand même bien marrer de rentrer dans un bottle shop et de voir des bouteilles de vodka à 50$. Quand je pense à mon voisin Peter, qui est polonais et qui doit acheter ça au même prix que l’eau chez lui…
  • Parce que tout le monde parle à tout le monde, n’importe où et n’importe quand…
  • Parce que la saison de Footie (Australian Football) reprend et que c’est impossible de pas être au courant.

Pourquoi l’Australie, c’est quand même vachement les USA :

  • Parce que tu payes en DOLLARS !
  • Parce qu’ils se foutent des cuites à la bière…
  • Parce que les mecs qui font les émissions de télé craquent complètement (et encore j’ai vu que les annonces…)
  • Parce qu’avec ce qu’il te serve pour un repas, t’en as vraiment plus besoin d’un deuxième dans la journée.
  • Parce que le fromage, c’est des blocs de plastique et qu’on ose même pas en acheter.
  • Parce que quand t’as la dalle à 2h du mat’ ou le dimanche aprèm et que t’as rien à bouffer, il y au moins 4 magasins (Convenience Store, 7 Eleven) ou tu peux aller te ravitailler…
  • Parce qu’il doit rester moins de dix minutes de film, que c’est au moins la putain de huitième pub qui vient couper mon putain de film et que j’ai même pas vu la putain de première demi-heure du film et qu’ils les foutent n’importe quand sans se soucier de savoir si ça bousille le rythme du film…

        

par Tweezer publié dans : Australie
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Mercredi 26 mars 2008

       Rapido, j'ai uploadé quelques photos en plus sur les albums histoire que vous puissiez avoir une vision plus concrète du bush du côté de Katoomba et de Wentworth Falls, parce que visiblement, c'était une découverte. Pour expliquer rapidement, le bush, c'est l'arrière pays en Australie, en gros, la brousse, les forêts, des endroits assez paumés en général. Mais ça peut aussi être le gros désert comme vous dites.
       Après, il y a l' "extreme bush", c'est le genre de paysage qu'on peut voir au centre de l'Australie du côté d'Alice Springs et d'Uluru, à savoir, le vrai désert, la terre rouge, etc. Mais en Australie, c'est appelé l' "Outcast".

       Suite à une suggestion très judicieuse d'un breton dont la joie de vivre n'a d'égal que ses capacités théâtrales à ne pas la faire sentir, je met en ligne des photos sur mon Album Picasa(c'est malin, comme ça on peut en mettre plus). Donc, pas mal de trucs pour les gens qui ont du temps à perdre.

       Comme, je commence à en avoir un petit nombre, j'y ai mis une bonne dose de panorama, c'est pas toujours une grande réussite mais une bonne partie d'entre eux sont vraiment sympas.

       Pour finir, parce que ce serait dommage de partir si vite, une petite minute informative. Australie, pays de surfeur, tout le monde se balade en Quiksilver ou en Billabong... (ce qui nous motiva d'ailleurs pendant les Easter Sales à faire l'acquisition de magnifique boardshorts).
       Mais "Billabong", c'est quoi ce nom? D'où ça vient?
       Et "Quiksilver", c'est quoi ce logo? Ils le sortent d'où?
        
        Eh bien, c'est très simple, en aborigène, Billabong vient de "billa", rivière, et "bong", mort. En gros, c'est une partie de rivière où l'eau de coule pas et qui ne s'assèche pas. Du coup, tous les animaux viennent vivre autour pendant les saisons sèches.

billabong.jpg
       Pour Quiksilver, tout le monde connaît la petite montagne dans la vague. Les plus japonisants d'entre vous auront bien sur reconnu le célèbre Fuji-san au creux de la vague. Il s'agit en fait d'une reprise d'une estampe d'Hokusai intitulée (après traduction en français) : Le Mont Fuji vu de Kanagawa ( "The Great Wave of Kanagawa" en anglais et je vous épargne le japonais). Vous reconnaîtrez tout de suite.

The_Great_Wave_off_Kanagawa_Wpp.JPG
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Mardi 25 mars 2008

En ce lundi de Pâques, et en cette fin de long, long week-end de Pâques, je m’étais dit que je pourrais retourner dans les Blue Mountains mais à Katoomba (dont on m’avait vanté les mérites) cette fois. Je me lève à 7h00, je regarde par la fenêtre, il pleut, il fait trop moche. Je me recouche. Je me réveille à 8h30, ça s’est bien dégagé. Il est trop tard pour le train de 9h15 mais j’aurais facilement celui de 10h15… J’arrive donc à la gare à 10h en me disant que si j’avais su qu’il ferait beau à 7h, je serais déjà là-bas…

Midi et demi, je débarque à Katoomba, je me dirige vers Echo Point, l’un des plus beaux points de vue, dit-on, des Blue Mountains. La réputation n’est pas volée, le panorama est tout simplement magnifique, on plonge dans la vallée et on voit même les « Three Sisters ». Il s’agit d’une formation rocheuse, visiblement connue dans le monde entier et qui est/était aussi un symbole/lieu (je sais pas trop) très important pour les tribus aborigènes qui vivent/vivaient là. Je ne me lance dans une explication à rallonge, vous reconnaitrez facilement les Three Sisters, ce sont les trois rochers sur la gauche de la photo.

 

 

Les présentations étant faites, il est temps de se mettre en route. Il est déjà 13h, je voulais aller jusqu’au Ruined Castle mais Thierry m’avait dit qu’il fallait la journée pour faire l’aller-retour. Vu l’heure à laquelle je suis parti, c’est mal barré. Je tente quand même le coup. Le chemin commence par le Giant Stairway (pas moins de 1000 marches…plutôt plus d’ailleurs avant d’arriver en bas de la falaise). Je rejoins le chemin en bas de la falaise « Federal Pass », pas grand monde. Chemin faisant, j’aperçois un lyre-bird (littéralement oiseau-lyre, c’est un genre de paon mais dont les deux plumes  aux extrémités, sont recourbées ce qui donne à sa queue une forme de lyre) à quelques mètres dans la forêt. J’essaie de m’approcher pour voir à quoi ça ressemble en vrai, sans succès…tant pis, j’ai quand même eu de la chance…

 

 

Pendant ce temps-là, le ciel se couvre dangereusement mais je ne le vois pas parce que c’est plein d’arbres…Ca finit par craquer, ce qui me donne un aperçu plutôt honnête de ce qu’est la Rainforest. Mais comme je suis un sacré veinard au moment où j’arrive au point de vue, il s’arrête de pleuvoir, le ciel s’éclaircit et j’ai droit à un superbe arc-en-ciel au beau milieu du bush.

 

 

Il est 14h30 et je vois que le Ruined Castle,ça va vraiment pas être jouable, puisque le dernier funiculaire qui remonte de la vallée est à  16h45 et qu’il faut encore au moins 3h pour faire l’aller-retour…Il est encore un peu tôt pout rentrer donc je continue ma route…Le sentier se fait plus flou. On sent qu’il y a beaucoup moins de gens qui passent par là. Bref, ça plus la forêt, on se sent vraiment « Into the Wild ». Je me suis arrêté dans un coin sympa sous un grand soleil pour goûter.


                                  

 

Et j’ai fait demi-tour pour rentrer. J’ai passé les deux heures qui ont suivi sous la pluie. La météo était assez capricieuse…

 

 

Et puis un petit truc marrant, l’enseigne d’un bottle shop (ce sont les magasins où ils vendent l’alcool…eh oui, ici, pas d’alcool dans les grandes surfaces, faut aller dans des magasins spécialisés pour en acheter, ensuite ils te la mettent dans un petit sac en kraft pour qu’on voit pas que c’est une bouteille d’alcool quand t’es dans la rue…).  Voilà, Ramsés, je suis sûr que ça t’a plu et au moins tu sais que le gras se porte bien en Australie.

 

par Tweezer publié dans : Bushwalking
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Mardi 25 mars 2008

             

               Après un samedi soir plutôt…original, j’étais plutôt remonté pour bouger un peu, mais avant toute chose, revenons sur les faits.


Léa (oui, oui, photo bientôt) nous propose de bouger pour samedi soir. Elle propose le Bondi Hotel (pas trop loin de chez elle… enfin je crois), Max et François préfèrerait le Coogee Hotel (pas loin de chez eux, je le sais). Ayant quelques trucs à ramener chez moi avant d’y aller, je leur dis de s’arranger avec elle et de me rappeler. Une demi-heure plus tard, les gais-lurons tiennent leur promesse et m’envoient un message « Rendez-vous à 21h au Bondi Hotel » (je vous épargne les détails). Je prends le bus et j’arrive avec un quart de retard (remplacez par « plutôt à l’heure » si vous êtes Toulousain). J’appelle Léa pour savoir où est le Bondi Hotel exactement. Elle me répond que comme personne ne l’a rappelé, elle a cru que ça se faisait pas et du coup, elle faisait autre chose. Bon… pas grave… un petit manque d’organisation, ça arrive… 21h20 (ou 9.20pm)… J’appelle Max et François, ils sont pas encore parti de Coogee (enfin ils sont pas dans le bus) et estiment qu’ils ne seront pas là avant une heure… Bon, c’était plutôt mal parti et craignant que ça puisse empirer (on sait jamais), j’ai préféré annuler. Du coup, je me suis fait un Fish and Chips, tranquille, sur la plage de Bondi au clair de lune, c’est-à-dire vide, ce qui est impossible en journée. Je m’en suis pas mal sorti.

 

 Après un samedi soir plutôt…original, j’étais plutôt remonté pour bouger un peu, disais-je donc avant de digresser un peu. Thierry, un mec du boulot m’avait montré quelques sentiers de rando sympa dans les Blue Mountains. Première étape : Wentworth Falls. Je me lève tôt pour partir, je prends deux œufs en chocolat que j’avais acheté la veille pour pas faire passer Pâques à la trappe parce que je suis en Australie, j’en prends deux de plus que je pose devant la porte de mon voisin, « Happy Easter » (ce détail aura son importance). Je pars à la gare, il part un train toutes les heures pour les Blue Mountains… Coup de bol, il est parti, il y a dix minutes, j’ai plus qu’à attendre…

 

11am, j’arrive enfin à Wentworth Falls, je traverse le petit parc en face de la gare et je trouve le sentier dont Thierry m’avait parlé : Charles Darwin Walk. Le chemin longe la rivière, c’est plutôt sympa, il n’y a personne (comme c’était Pâques, je pensais qu’il y aurait gavé de monde)…Au bout de 500 mètres, je tombe sur une petite cascade mignonne…Je me dis « Sympa les Wentworth Falls, ça casse pas trois pattes à un canard mais c’est joli… »

 

 

Je continue sur le chemin, et je tombe sur une plus grosse cascade dans un petit coin de Bush préservé plutôt sympa, je me dis que ça a quand même plus de gueule. Je commence à croiser des gens, qui se font de plus en plus nombreux (et puis plein de Français comme d’habitude…)

 

 



Ca continue comme ça crescendo jusqu’à la fin de Charles Darwin Walk. Thierry m’avait dit qu’il y avait trois chemins possible une fois arrivé au bout Under/uppercliff Pass (en haut de la falaise), National Cliff (sur la falaise) et Wentworth Cliff (tout en bas). Sur le panneau, il est marqué « easy » pour Undercliff et « hard » pour National. Je pars sur National. Et au bout de 100 mètres, c’est les vrais Wentworth Falls… Panorama de folie, il doit y avoir pas loin de 300 mètres de chutes, j’en profite pour casser la croûte sur un rocher d’où on a une vue géniale. Par contre ici, il y a trop de monde.


 

 

Je repars, je descends 100m le long de la falaise, je marche un petit moment et là un petit panneau « Wentworth Pass » plus un blabla qui voulait dire un truc du genre marcheur confirmé, pas de débutant. Ca avait l’air vachement plus marrant (et aussi moins bondé). Ca commence par quelques échelles pour se mettre en jambe, après une bonne demi-heure de marche, j’arrive tout en bas des chutes, c’est trop beau, et il y a juste deux amoureux qui sont là et que je crois déranger un peu, je prends quelques photos, ils me demandent d’en prendre une d’eux (j’avoue que la photo en bas des chutes, ça a la classe) et je m’éclipse.

 


S’ensuit une heure à marcher dans le bush où je croise PERSONNE (s’il n’y avait pas eu quelques rubans orange sur les arbres de temps en temps, je crois que j’aurais fait demi-tour).


 

J’ai finalement croisé un papa avec deux gamins qui marchaient pieds nus (mais comment ils sont arrivés là ?) juste avant d’arrivés à la « Valley of Water », un autre endroit avec plein de chutes magnifiques. Là, il a fallu tout remonter. J’arrive en haut trempé (autant par la sueur que par là qui coule de TOUS les murs (il avait plu dans la nuit)). Encore une fois, la vue est trop belle. Je me fais une pause goûter avec la malheureuse pêche que je retrouve toute écrasée dans mon sac et pas assez mûre…

 

 

Je vais jusqu’à la Conservation House (à la fin du chemin) et me décide à prendre le chemin du retour… Je me rends compte que c’est la même chose qu’à l’aller, c’est donc soit Uppercliff, soit National Pass. Pour National Pass, faut redescendre ce que je viens de monter…La flemme, je prends Uppercliff… Au bout de 500 mètres, il y a une bonne vingtaine de mètre un peu marécageux. Je contourne un peu pour essayer (avec un succès limité) de pas flinguer mes pompes. Arrivé au bout, je vois un gamin plus courageux que moi, il pose ses deux pieds dans la vase, s’enfonce un bon coup dedans, ressort…il a de la boue jusqu’au mollet. Sage décision… Je continue ma route, je m’arrête à un endroit sympa pour faire quelques photos, et là…(Non, pas BIM !) posé sur un rocher, deux petits œufs en chocolat qui attendent tranquillement : « Happy Easter ». Je ne saurais jamais qui est mon bienfaiteur, qui est le mec fantastique qui est parti à Pâques avec des petits œufs pour les poser sur le chemin mais ce mec-là (cette fille) est un Roi.


 

Pour finir à un petit kilomètre de la fin du sentier, un petit groupe de vieux m’arrête pour me demander où on est (ils ont d’ailleurs une super carte que j’aurais bien aimé avoir). Je leur explique où j’estime être (à un oudeux centimètres près) c’est-à-dire sur UnderCliff Pass pas loin de la fin. Le mec me répond qu’on n’est pas sur Undercliff mais sur National… Je lui montre le panneau qui dit qu’on est sur Undercliff, 20 mètres plus loin et lui explique que National, c’est 100m plus bas…La vieille me répond que c’est pas possible…Je lui explique d’où je viens et combien de temps ça m’a pris… elle commence à parler trop vite (et à me souler, j’ai pas de carte mais je sais où je suis… moi), je comprends plus rien, elle me redemande d’où je viens, je me mets à parler anglais comme une merde…Je dis que je sais pas… Elle se fout de moi en disant que j’ai marché une heure et que je sais pas d’où je viens. Je me suis cassé.

J’ai fini ma journée tranquille 200m plus loin sur un super rocher à l’aplomb de la falaise avec une vue d’enfer…

 

 

Ah! Si, je suis arrivé à la gare de Wentworth, il part un train toutes les heures pour Sydney… Coup de bol, il est parti il y a cinq minutes, j’ai plus qu’à attendre…

par Tweezer publié dans : Bushwalking
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Lundi 24 mars 2008

               

                Vendredi…


                Aujoud’hui, c’est « Good Friday »…Ici, le week-end de Pâques commence le vendredi et finit le lundi, mais la plupart des gens qui habitent à Sydney savent qu’à Pâques, il fait un temps de merde à Sydney ! Donc, tout le monde se casse, résultat : plus de place dans les campings ou les auberges de jeunesse dans les Blue Mountains. Je me suis fait une raison, je n’irai donc pas ce week-end… Pas spécialement décidé à perdre ma journée pour autant (c’est nuageux OK ! mais si on sortait avec du temps comme ça dans le Nord, on sortirait pas souvent). Je me motive donc pour aller faire un peu les magasins, d’autant que j’ai besoin d’un maillot de bain (j’en ai pas pris en venant). Je me dirige donc vers Georges Street où se trouve les boutiques Billabong et Quiksilver (Quitte à prendre un maillot autant que ça fasse un souvenir de l’Australie…) [Tiens et puis j’ai une anecdote d’ailleurs pour les gens fans de petites histoires]


                Dans la rue, pas un chat… mais alors vraiment pas grand monde (il est 13h quand même)…J’arrive devant la boutique Billabong : CLOSED… Je traverse la rue, boutique Quiksilver : CLOSED…Ca sert à quoi les Easter Sales alors ? Il faudra qu’on m’explique, les commerçants ont un week-end de quatre jours et l’organisation qu’ils choisissent, c’est : Fermé vendredi et dimanche et ouvert samedi et lundi ??? (Il semblerait que Good Friday et Easter Sunday soit sacrés en fait). Même pas moyen de faire les courses pour ramener quelques trucs pour remplir mon appart’ même le Woolworth (supermarché) est fermé. En gros, à part les 7 eleven, il n’y a rien d’ouvert et à part si tu te nourris exclusivement de chips, de mars et de coca, il n’y a pas grand-chose d’intéressant à trouver là-bas… En rentrant, j’ai de la chance, je tombe sur un petit Supermarché 24/7 où j’achète le nécessaire ainsi que du BluTack, patafix bleu qu’on voit plus en France depuis 10 ans.


                Bref, la journée était tellement vide que quand je suis passé devant l’Aquarium de Sydney, un réflexe a sorti un billet de 20$ de ma poche et a payé l’entrée. J’ai pas été déçu, c’est vraiment super sympa.

 

     

 

            Comme pour le zoo, c’est le festival (c’est un peu moins surprenant quand même… quand tu vas à Naüsica, c’est quand même pas mal). En vrac, un superbe crocodile (c’est vraiment pas rassurant comme bestiau, ça a une gueule à avoir bouffer sa grand-mère…), des pieuvres, des seiches,  des calamars (Squib), des jelly fishes ou blue bottles ou méduses…des sea dragons, plein de poissons, des platypus furtifs (toujours, c’est vraiment un super animal) et le meilleur, un immense aquarium avec plein de requins, de raies et des tortues… Je vous laisse apprécier…


             

            

                                        

 

par Tweezer publié dans : Life in Sydney
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Lundi 24 mars 2008
       
         Et voilà…Après deux semaines de recherche intense (sauf les premiers jours), après avoir visité des apparts pouraves avec des russes pas commodes et des thaïlandais dans le salon, après avoir visité une maison de 6 chambres où vivaient treize personnes, après avoir visité une cave qui puait le rat mort aménagée (autant que c’est possible) en chambre. J’AI TROUVE UN APPART !

        Bon, ça ressemble grosso modo à un chambre de ME. Sauf que le petit bureau est remplacé par une télé, qu’il y a pas de lavabo mais un frigo perso et que l’armoire n’a pas de porte et qu’elle n’est pas dans le mur… Sinon, c’est vraiment comme une chambre de ME. En fait, il s’agit d’une chambre dans une shared house. En gros, il doit y avoir 7 chambres dans la maison et 3 salles de bains, donc c’est honnête. J’ai rencontré mon voisin Pedro, chilien, et deux autres mecs Emanuel et Giacomo (ça sonne plutôt italien ça non ?)

        A part ça, je suis à deux pas du centre ville (environ dix minutes à pieds), ce qui est plutôt pratique, et je dois être à 30/40 minutes de mon boulot à pieds mais il y a un bus qui y va donc je suis pas mal placé…

Quelques photos de l’endroit (et dehors c’est le déluge, ça sent le roussi pour Katoomba demain)…


       A part ça, j'ai pas encore Internet à l'appart', donc je met d'un coup tout ce que j'ai écrit ce week-end. Ca fera de la lecture pour les gens qui croulent pas sous le travail
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Mercredi 19 mars 2008

         Hier, lors de ma quete pour trouver un appartement, une shared house ou quoique ce soit de vivable, je suis alle trainer mes pieds du cote de Maroubra Beach (au sud-est de la city). Maroubra Beach, c'est surtout, d'apres ce que j'en avais entendu, une plage de surfeurs. Etant dans les environs, je me suis dit que ce serait bete de pas y faire un saut.

        Parallement, j'ai visite une shared house a South Maroubra, l'annonce avait l'air genial, 6 chambres dans la maison, 4 salles de bains, la totale en amenagement, pas trop loin de la plage (une dizaine du minutes), du matos de surf si on veut...Bref, genial... J'arrive devant la maison, ca a l'air cool (Oui, ici si ca a pas l'air cool de l'exterieur, c'est meme pas la peine de rentrer)... Le mec vient m'ouvrir, le hall d'entree a des airs de Stalingrad mais je me dis que c'est qu'une impression... Il me montre la chambre, c'est convenable. Je risque une question: A combien vous vivez ici ?   Treize?!.... Ah oui, ben non, ca va pas etre possible...

undefined        Donc, apres ce leger intermede humoristique (et encore, j'aurais pu raconter l'histoire de la mygale de la mort que j'ei rencontre sur le chemin mais ce sera pour plus tard), j'ai ete sur Maroubra Beach que je vous laisse decouvrir mes p'tits amis.

        Bon, je dois l'avouer, ca claque, on se sent loin de la Manche. La plage etait pas particulierement peuple, maximum une vingtaine de personnes, mais tu pouvais en compter le double dans l'eau.

        Pas mal de surfeurs, repartis en groupe, je suspecte une bonne partie d'entre eux de pas avoir surfe grand chose pendant l'heure ou j'etais la. Enfin, j'y connais rien, c'est peut-etre hyper fatigant de rider une vague. Quand, on voit la condition de folie des surfeurs de l'N6K qui vont faire de la rando, je me permets d'en douter (hein Romain?)

        C'est donc a Maroubra Beach que l'on peut rencontrer les tres fameux (a Sydney), Bra Boys, qui sont un peu les "racailles" du coin. Genre, ils viennent te peter la gueule (dans l'eau) si tu surfes LEURS vagues...

        A part ca, la plage est cool, on y rencontre de tout, du surfeur comme de la fan de surfeur qui vient en prendre en photo :

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      Puis, toujours pour les fans d'escalade...un petit spot de bloc sur le bord de la plage, j'y ai fait joujou une demi-heure parce que ca me demangeait mais je me sentais pas trop a l'aise juste au dessus des rochers... 

undefined        Le cadre est vraiment genial, j'y serais bien reste pour la soiree mais j'habite pas la porte a cote donc j'ai fait un petit effort et je suis reparti...



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Pour finir quelques Graffitis vus sur la plage :

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Reprise d'une photo super connue dont je ne sais pas grand chose si ce n'est que la fille a des yeux verts incroyables...

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"Bikini Zone next 1 KM"

        Et une derniere pour la route :

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        Quand j'en aurait un peu plus, je mettrais une petite collection de panorama d'Australie...

Note : J'ai cherche un peu (Premier resultat pour "yeux vert" dans Google Images) la photo en question, il s'agit d'un cliche de Steve McCurry qui a fait le tour du monde et notamment la Une du National Geographic. La fille qui est dessus s'appelle Sharbat Gula, le portrait a ete pris dans un camp de refugies a Peshwar au Pakistan.....pour le plaisir des yeux...
LesYeuxVerts.jpg
par Tweezer publié dans : Australie
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Mardi 18 mars 2008
     
        Pour ceux que ça intéresse, voilà l'endroit où je bosse, l' Australian Technology Park qui se situe juste à côté de Redfern (le quartier des Aborigènes, il paraît que ça craint mais j'ai pas trop pu me faire d'idées. Quand tu parles avec des Australiens, ils te disent que Redfern, c'est super dangereux de se balader là-bas... Quand je parle avec mon tuteur ou d'autres français, c'est pas ce qu'il y a de plus sûr mais ça va, c'est pas Paris...).

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        Il s'agit en fait d'un ancien complexe ferroviaire qui a été réaménagé en laboratoire High-Tech. En gros, de l'extérieur, t'as l'impression de rentrer à Matabiau puis, une fois que t'es à l'intérieur, c'est les locaux d'Airbus en mieux (Bon je prends ça comme exemple comme ça je suis sûr que la plupart des gens comprennent).

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        De l'extérieur donc, t'as vraiment l'impression d'arriver à la gare, un wagon qui traîne sur le côté du parking, des portes immenses, des rails qui rentrent et qui sortent un peu partout mais le truc marrant, c'est que à l'intérieur sur les 20 premiers mètres, c'est pareil. En fait, ils ont garder deux Bay avec du vieux matériel ferroviaire sur lequel ils doivent faire des expériences puisque toute la journée, on voit des mecs s'activer sur des machines antiques, faire de la soudure sur des morceaux de métal énormes. Mais, ça reste un mystère puisque personne ne sait ce qu'ils font...
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        Voilà, le cadre est assez sympa. A part ça, je travaille à NICTA, c'est-à-dire, le National ICT Australia ( ICT pour Information and Communication Technology). C'est un centre de recherche qui essaye, de manière systématique, de trouver un moyen de commercialiser ou de trouver une application pratique à ses recherches. Ca permet d'éviter que les résultats des recherches tombent dans le domaine public et que personne ne veuille investir d'argent dedans puisqu'il n'y a pas de brevet et que c'est donc libre d'utilisation (J'entends déjà Prossi hurler)...

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par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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