Mercredi 23 juillet 2008
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Derrière ce curieux sigle se cache l'évènement qui a un peu bouleversé la ville pendant quelques jours.
WYD pour World Youth Days, SYD pour Sydney et 08, ça j'ai pas trouvé. Donc, oui, effectivement, les Journées Mondiales de la Jeunesse avaient lieu a Sydney la semaine dernière. Si on
peut pas dire que ça a eu un impact énorme sur notre vie, ça a provoqué pas mal de "débordements".
Le premier en date fut certainement l'interdiction de porter en ville des t-shirts qui pourraient choquer les catholiques. Qualifié d'idée du Troisième Reich (oui, ils n'y vont pas de
main morte en Australie même si c'est pas forcément faux), cette loi a provoqué de vives réactions (tu m'étonnes), la sanction pour le port de ce genre de t-shirts pouvaient aller jusqu'à 5,500
dollars. Du coup, de nombreuses personnes ont cherché à faire des t-shirts qui critiquaient sans que cela soit répréhensible : "My invisible friend is better than your invisible friend" (mon
préféré), "I've been touched by the Catholic Church" (dans le contexte actuel, c'est très drôle), "I love German Shepherd". Et puis d'autres pour contester "Free Speech* * 5500$
fine may be apply". Je vous mets quelques liens d'autres idées
ici,
ici et aussi
là (ah non pas là). Je vous conseille vivement d'aller
voir, il y en a de vraiment très drôles. C'était marrant de voir la révolte que ça a soulevé alors que finalement, je ne pense pas que grand monde ait mis ce genre de t-shirts... les Australiens
sont pas bien méchants.
Très bonne initiative aussi des travailleurs de CityRail (la compagnie de train) qui menacent de faire grève pendant les World Youth Days. Avec 200.000 pèlerins qui arrivent de partout
dans le monde et un rassemblement de 1 million de personnes prévu au Randwick Racecourse (et qu'il faut loger hors du centre parce qu'il n'y a pas suffisament de place dans la ville), le
gouvernement a pas spécialement eu envie de jouer aux bras de fer avec eux et a cédé le lendemain.
Si dans la théorie, on pouvait s'attendre à un beau bordel en ville, dans la pratique, il n'en a rien été. Au contraire, le centre était beaucoup plus calme que d'habitude. Alors que
les Sydneysiders ont évité le centre-ville pendant la semaine (d'une part à cause de la possible surpopulation et d'autre part parce que la plupart des routes qui y menaient étaient fermés, les
pèlerins se nourrissaient (au grand dam des commerçants) d'amour de Dieu et d'eau fraîche et n'étaient donc pas très présents dans le CBD. C'est un peu ça la grande tristesse de ces World
Youth Days, les commerçants s'attendaient à faire du chiffre et finalement c'était plus vide que d'habitude. En témoigne Maggie qui finit son boulot le samedi plus tôt que d'habitude parce que tout
le monde est au Racecourse. Non, en fait j'exagère, l'Eglise Catholique de Sydney qui avait prévu le coup elle aussi, à grands renforts de t-shirts, de casquettes, de pulls et en fait de tout ce
qui était capable de porter les mentions de WYD, Australia ou Sydney, s'est faite de l'or en barre en vendant ça aux trois quarts des pèlerins (et trois quarts d'un million, c'est pas
négligeable).
Samedi matin, habitant en face d'Anzac Parade (bloqué pour l'occasion), j'ai pu assister à une marée humaine. De 8h à 17h (environ...), un flot continu de gens s'est déversé dans la
rue, la rue était pleine à craquer en permanence et c'était la misère pour la traverser. Le lendemain, les gens rejoignaient la gare et c'était le même défilé dans l'autre sens. On voulait remonter
une rue où passaient les pèlerins dans l'autre sens mais on s'est fait interdire l'accès par un gentil policier.
Là, c'est encore assez
vide
Quelques minutes plus tard, une petite manif' homo passera un peu plus loin à coup de "Pope is wrong" et de Pape en soutane rose en latex.
Pour finir, ça a été l'occasion de rencontrer des gentils policiers. Jeudi soir, on était allé boire un verre en ville pour le départ de quelqu'un. En sortant, une des filles voit les
motos des flics et décident d'aller leur demander si elle peut prendre une photo dessus. Le mec dit que ça pose pas de problème. Passe alors un groupe d'italiens qui trouvent l'idée sympathique et
décident eux aussi de prendre des photos sur les motos. En 5 minutes, la patrouille s'est transformé en stand de foire où tu pouvais te la jouer biker. Les groupes de pèlerins arrivaient au
compte-goutte et voulait tous leur photo. Je crois qu'ils ont passé la demi-heure suivante à faire monter les gens sur leurs motos.
Pour finir, aucun rapport mais on m'a aidé à résoudre le mystère Reeba (groupe de Melbourne dont on avait rencontré le père du chanteur à la Lighthouse sur la Great Ocean Road). J'ai
donc eu l'occasion d'écouter, c'est vraiment très sympa et.... (vous verrez pas vous-mêmes). Je vous laisse donc aller écouter
Pierre-François...
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