Jeudi 17 avril 2008

    Pom, Pom, Pom, une petite histoire sympatoche avec des bus, des poivrots, des chauffeurs, des gangsters et un petit je ne sais quoi indescriptible...

    Tout commence hier soir, après une soirée au Beach Road Hotel (cool!) qu'on a rallongé au Bondi Hotel (un peu moins cool...). Je quitte la soirée vers 1h du matin, traverse la rue pour prendre le bus. J'attends un peu. Au bout de 10 minutes un bus arrive. Au moment de monter, je vois Claire et Cam (son copain) qui prennent le même bus. On s'assoit ensemble, on parle un peu. Tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes. Quand soudainement, un évènement inopportun vient troubler la quiétude du voyage.

    On arrive à Bondi Junction et plus précisément à la gare des bus. Comme souvent ici, on change de conducteur, le premier vient de faire la soirée, et le suivant va sûrement faire quelques allers-retours pendant la nuit. Bref, un mec vient d'entrer dans le bus, il a une tête de gentil mais semble pas spécialement net. Le chauffeur est un peu réticent à le laisser monter. Du coup, le mec défend sa cause de manière assez théâtrale. Après quelques phrases assez élaborées dont je ne saisis pas forcément toute la subtilité (Dur parfois de comprendre un Australien, le débit plus l'accent... Le mélange est assez violent), on se rend vite compte qu'il est bien torché, même si il a l'air cool et pas spécialement chiant pour un gars bourré. Ca donne encore moins envie au chauffeur de le prendre à bord. Il lui demande donc gentiment de descendre.

    Le mec ne veut pas descendre, il veut payer son "bus fare" et s'asseoir comme tout le monde mais le chauffeur n'a plus du tout envie de le laisser monter. Le chauffeur se lève (c'est un monstre, il est énorme) et le second chauffeur remonte dans le bus. Il lui explique de manière plus prononcée que maintenant c'est bon, ils ont bien rigolé mais il faut qu'il descende. Le mec s'accroche à une barre du bus et continue à dire qu'il veut payer sa place comme tout le monde. Les chauffeurs s'impatientent, l'attrapent et essaient de le tirer hors du bus. Ca prend bien deux-trois minutes. Le mec se débat dehors. Les deux chauffeurs galèrent à le retenir. Un mec à l'allure de Gangsta (fringues super larges, casquette sur le côté, grosse chaîne, tatouages, il lui manquait que le gun) quitte sa place dans le bus pour aller les aider. Ils finissent par calmer le gars. Petite pensée pour les deux Français qui disait que les mecs de la sécurité était pas très doués en Australie...Normal, c'est des chauffeurs de bus, c'est juste qu'ils font deux mètres...

    Le chauffeur remonte dans le bus et ferme la porte à l'avant. Le Gangsta veut remonter mais la porte est fermée et le chauffeur ne veut pas lui rouvrir parce qu'il n'a pas compris que le mec était dans le bus avant. Pendant ce temps-là, le poivrot est monté par la porte arrière du bus, et crie à tout le monde de se rebeller contre l'injustice tout en s'asseyant à une place libre. Le second chauffeur remonte le chercher, pendant que le premier ne veut toujours pas laisser le gangsta remonter. Les deux latinos en face de moi sont morts de rire à cause du mec "stuck outside".

    Le gangsta s'énerve attrape la porte du bus, l'écarte en flingant complètement le mécanisme. Le chauffeur lui dit de descendre mais le mec montre son ticket et retourne s'asseoir comme si de rien n'était. Le chauffeur est dégoûté parce la porte est complètement morte et qu'elle ferme plus du tout. A l'arrière, le gars bourré, qui pour le coup me faisait furieusement penser à D'Artagnan pendant la soirée Club Méca, continuait à "défendre l'homme et à défendre la vie"... Il commence à parler de Rosa Parks, et de Luther King qui ont su s'opposer à la tyrannie pour avoir des places dans les bus et se pose comme défenseur du monde libre... Les deux latinos en face de moi sont au bord de la crise d'épilepsie : "Hey mate, YOU'RE white!", "Fuckin' whites, they're so funny"...

    Le deuxième chauffeur finit par descendre du bus et par appeler la police (Je crois pas que la police soit spécialement cool en France mais ici ça a l'air encore bien pire, et vu le problème qu'ils ont avec l'alcool en Australie, je crois pas qu'il fait bon être arrêter pour ivresse sur la voie publique). Le mec, le voyant faire, quitte le bus sans demander son reste en gueulant bien son dégoût du système. Le chauffeur referme les portes... enfin il essaie parce qu'à l'avant, une des deux portes et complètement en biais. Le mec assis à côté de la porte, pousse un grand coup dessus, elle se referme à peu près (on va dire 20 centimètres). Le chauffeur lui gueule dessus parce que maintenant elle est bloquée et que plus personne peut sortir... Les deux latinos ont une attaque et meurent de rire...

    Finalement, on repart dans notre bus tout cassé en prenant garde à bien sortir par l'arrière quand on descend...

    Quoiqu'on en dise, l'Australie, c'est quand même un bon pays de bourrin... Franchement, le mec qui fout en l'air la porte du bus, c'est assez incroyable... Finalement, le pauvre gars torché qui a rien fait et qui demandait gentiment à payer est resté dehors, et le gangsta qui démonte la porte pour remonter est resté tranquille à l'intérieur..
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Mardi 15 avril 2008

    L'heure est grave, voilà un mois que je suis arrivé en Australie et je me rends compte que je me suis créé une dépendance. Et à l'idée qu'il ne me reste plus que 5 mois ici, je souffre déjà terriblement (et encore, c'est rien de le dire). Je tiens donc à mettre en garde quiconque voudrait venir un jour en Australie. N'achetez jamais, je dis bien : jamais, de Banana Bread !


    En effet, comme vous pourrez le lire sur wikipedia (pour ceux que ça intéresse de creuser un peu le problème et de s'informer à ce sujet), le Banana Bread est rempli d'ions bananium et d'ions cakium. Ces ions sont d'une part extrèmement dangereux pour la santé mais d'autre part, il provoque une accoutumance très forte au Banana Bread. Pire encore, dans un souci de me sevrer de celui-ci, j'ai voulu essayer des variantes comme le Blueberry Banana Bread ou le Dry Fruit Banana Bread. C'est encore pire...

    Après cette courte introduction, je dirais juste que le Banana Bread, c'est le gateau le plus populaire en Australie et que c'est tellement bon qu'il mérite qu'on y mette des majuscules. Il y en a partout, que ce soit dans les bars, les magasins mais surtout les patisseries. Il a une odeur spéciale qui fait qu'il est impossible de ne pas le sentir et une fois que t'y as gouté une fois, c'est vraiment dur de pas s'arrêter pour en reprendre un autre.

    Blog interactif : Toi aussi régale-toi avec un bon Banana Bread comme si t'étais en vacances à Bondi Beach...

Alors c'est très simple, pour faire un bon Banana Bread, il faut :
-1 fin cuisinier breton
-250g de farine
-160g de sucre (à peu près)
-2 cuillères à café de levure
-1/2 cuillère à café de bicarbonate de soude (pour les vitamines)
-une bonne pincée de sel (mais pas trop quand même)
-3 bananes de taille honnêtes et bien mûres
-100g de beurre (pour le gras)
-2 cuillères à soup de lait
-2 oeufs de poule ou un seul d'émeu

    Tout d'abord, vous prenez votre fin cuisinier breton... en tout bien, tout honneur. Vous lui faites préchauffer le four à 165°C, genre thermostat 5 ou 6 selon l'état de votre four. Vous lui faites mélanger 150g de farine avec le sucre, la levure, le bicarbonate et le sel.
    Vous lui faites goûter. Si à cet étape, il trouve que c'est pas très bon, c'est normal, c'est de la pâte, vous êtes sur la bonne voie. Ensuite, vous lui faites écraser les bananes. Il les ajoutera ensuite avec le beurre (qu'il aura pris soin de faire ramollir auparavant) et le lait à la pâte pas très bonne précédemment obtenue. Vous le faites mixer tout ça jusqu'à obtention d'une pâte homogène en ajoutant les oeufs (sans les coquilles) et le reste de la farine. Là, normalement, il va se plaindre en disant qu'il a raté ses crêpes parce que la pâte est trop épaisse. N'y faites pas attention, ce n'est pas pour faire des crêpes.
    Vous lui faites goûter. Normalement c'est déjà vachement meilleur, vous devriez d'ailleurs pouvoir arracher à votre fin cuisinier breton un de ses rares sourires. Profitez-en, ça ne dure pas...Vous lui faites ensuite graisser le fond d'un moule à cake, il y versera la pâte et fera cuire le tout pendant 50 à 60 minutes au four à 165°C (thermostat 5 ou 6 si vous vous souvenez bien)...
    Faites-lui sortir le plat du four tout en prenant la précaution de lui mettre des gants pour pas qu'il se brûle les doigts. Vous avez à présent un délicieux Banana Bread en face de vous.
    Goutez-le...Ca y est! Vous êtes dépendant...Pensez à en jeter quelques miettes à votre breton, il les mérite.


par Tweezer publié dans : Culture et Confiture
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Dimanche 13 avril 2008

 

    Après un vendredi soir plutôt laborieux(oui, les soirées sont souvent laborieuses mais vu la taille de Sydney, ça se comprend), je n'étais pas trop sûr de qui j'allais retrouver le lendemain. Plus tôt dans la semaine, j'avais proposé à quelques personnes d'aller dans les Blue Mountains (Wentworth Falls où j'étais déjà allé mais pour un track plus difficile) pour se faire une bonne rando. Au départ, on devait être 5, puis ça a intéressé d'autres gens, du coup ça faisait 8... Ce qui m'embêtait un peu puisque je voulais faire une grosse marche de 7-8 heures et quand t'es trop, t'avances moins vite. Tant pis, on fera un track plus facile. On sort le vendredi soir, la soirée se termine tard (enfin moi je quitte le centre à 2h), et j'ai déjà Léa qui se désiste et Claire qui me dit qu'elle est hautement pas sure de venir le lendemain avec son copain. Les autres décident de continuer la soirée. Du coup, je me dis que si on 4 le lendemain à la gare à 9h, ce sera déjà pas mal... (j'ai décalé à 9h plutôt que 8h pour être sûr d'en avoir au moins un ou deux).

     Finalement, j'arrive le lendemain à la gare à 8h45, je m'achète le journal que je bouquine tranquillement en les attendant. Et c'est pas moins de 4 zombies qui me  rejoingnent (Francoo, Max, Ben et Stan). Du coup, je me dis que c'est bon et qu'on va pouvoir se faire le gros track de 6h avec une heure de marche pour le rejoindre. Il est qualifié de "Very Hard" dans le guide, ça sent donc la bonne journée. On prend le train, ça me laisse le temps de constater que je suis parti avec 4 loques. Alors que Maxime dort pendant la moitié de la route sur mon journal (son côté roumain n'a pas disparu), Ben a carrément ramené un oreiller...

    Deux heures plus tard, arrivée à Wentworth Falls, on part direct sur Charles Darwin Walk que j'avais décrit dans un autre post.


    La fine équipe se réveille petit à petit en découvrant les cascades tout le long du chemin. On arrive finalement en haut des Wentworth Falls. On a de la chance, il y a plus de soleil que quand j'étais venu la première fois et c'est dix fois plus beau.


    On continue à descendre, c'est raide, les steep stairs portent bien leur nom. On finit par passer en dessous de National Pass. Là, on descend carémment avec des cordes et des échelles. D'ailleurs, certains ont un peu de mal au niveau coordination. On finit par arriver en bas des Wentworth Falls, on casse la croûte là, ça fait quand même déjà deux heures qu'on marche. Le cadre est superbe, on est pas les seuls à avoir choisi cet endroit.

Crocodile Dedoon en pleine descente

    On repart un peu après, on prend Wentworth Pass sur 100m, avant de plonger dans la forêt dans Hippocrene Falls Track. Le guide prévient que le sentier est parfais indistinct, que c'est physique. L'entrée du track n'est pas signalée mais dix mètres plus loin, il y a un petit panneau disant que le sentier est pas très clair et qu'il vaut mieux y aller avec des gens qui connaissent. Benjamin est sceptique, moi moins, on se lance !

La Compagnie de l'Anneau dans la Lórien (Max le Hobbit ferme la marche)
 
   Là, on est vraiment pas déçus, c'est vrai qu'on marche au milieu de nulle part. C'est très tolkienesque, la forêt semble vivante. Pour reprendre encore une fois l'expression, on est "Into the wild". On sent que le chemin doit pas être emprunté souvent, on disserte dix minutes sur une estimation du nombre de gens qui y marchent chaque année. On avance pas très vite, ça monte, ça descend, enfin ça descend surtout pour l'instant... Jolie photo dont je suis pas peu fier, une arraignée (de taille normale celle-là pas un monstre australien, en train de bouffer un (joli) papillon.

        En plus, le sentier est vraiment sauvage, des branches partout, des plantes dans tous les sens. Après une bonne heure, on finit par arriver à Hipprocrene Falls, cascade sympa avec un petit pool. J'avais pensé à leur dire de ramener leur maillot de bain. Du coup, on est allé s'asseoir sous la cascade. L'eau était vraiment glacée. Perso, je tenais pas plus de 30 secondes, telle ment ça faisait mal à la tête au delà. On y est retourné une ou deux fois histoire de prendre quelques photos.

Les quatre débiles sous la cascade glacée :  On voit rien, on a froid et on a mal

    La journée avance et on est toujours pas sur le chemin du retour, on décide donc d'augmenter un peu le rythme. A ce moment de la journée, le sentier devient vraiment overgrown et on a du mal à le distinguer du reste de la forêt, le seul indice qu'on a, c'est les petits rubans qu'on voit tous les 50-100m pour indiquer qu'on est bien sur le chemin. Au bout d'un moment, on arrive sur une dead-end. Pas de moyen évident de traverser le cours d'eau à gauche, la pente est trop abrupte à droite... On cherche en vain des rubans, pour voir par où partir de l'autre côté du cours d'eau, mais rien... que dalle... On essaie de traverser le cours d'eau, pas de trace d'un sentier. Au bout d'un petit moment, je décide de faire demi-tour pour retrouver le chemin où on était et voir si on a pas loupé un embranchement, Ben insiste pour qu'on continue depuis le dernier ruban qu'on a vu. Finalement, on revient en arrière et après 200m, on voit un petit chemin tout ridicule qui remonte vers la falaise, et qui nous permet donc de remonter la pente (On est sauvé, on dormira pas dehors). Commence alors la dur épreuve du retour, on a pas loin de 700m à remonter.

    On a du mettre deux bonnes heures à tout remonter, une fois arrivés au haut, petits veinards que nous sommes, on a pu voir quatre perroquets nous tourner un peu autour, et des bien colorés tout rouge et bleu. Quelques lookouts bien sympas sur le chemin du retour (Overcliff/UnderCliff Track que j'avais aussi faits la fois passée) tout ça à l'heure du coucher de soleil, l'ambiance était géniale.


    On a refait Charles Darwin Walk à la tombée de la nuit, retour en train complètement mort. Les pieds en compote et en sang... C'est le grand mystère des... " Chaussettes ENSANGLANTES"! En gros, je retire mes pompes, j'ai une chaussette à moitié blanche, à moitié rouge sang et à moitié marron sang séché...J'avais pourtant pas l'impression de m'être blessé. Je retire la chaussette, j'ai le pied tout rouge, je gratte, c'est que du sang séché, j'ai juste trois tout petits points rouge qui saigne. En réfléchissant un peu, je vois pas trop ce que ça pourrait être à part des petites sangsues qu'on aurait choppés à Hippocrene Falls. Tout le monde se fout de moi, Max retire ses chaussures, Ben aussi, et c'est pareil, ils ont du sang partout... On ne saura jamais vraiment. Arrivés à Sydney, on s'est baffré une pizza et on est rentré se coucher...

   
par Tweezer publié dans : Bushwalking
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Mercredi 9 avril 2008

       S'il est bien une histoire que l'on entend souvent le soir au coin du feu lors des longues soirées d'été après avoir parcouru le bush, c'est bien la fameuse "Malédiction des Sydney Transports". N'importe qui peut vous la raconter et je ne vais pas tarder moi-même à le faire.

       Depuis l'aube des temps, les transports en commun à Sydney, c'est de la merde ! Cityrail possède le monopole et jouit avec ardeur de cette situation, de nombreux histoires circulent à propos du fait selon lequel Cityrail aurait engagé une équipe de 30 ingénieurs et commerciaux chinois qu'ils feraient travailler jour et nuit pour rendre le système de transport en commun plus incompréhensible et pour se faire un max de dollars.

       Les exemples sont nombreux...

       Alors que dans Paris ou la plupart des villes d'Europe (pour les autres je sais pas), il est possible de se balader dans la ville sans la moindre carte, juste en se servant de celles des arrêts de bus et des métros, à Sydney, c'est totalement impossible pour la simple et bonne raison que par souci d'économie d'encre et d'engagement contre la déforestation en Amazonie, il n'y a aucune carte aux arrêts de bus qui pourraient aider le challand à savoir où il peut aller.
       Mais le problème ne s'arrête pas là, les ingénieurs de chez Cityrail se sont rendus compte que si l'on ne mettait pas non plus l'itinéraire des bus qui passent à un arrêt, on économisait encore quelques très couteuses feuilles de papiers. La solution leur a alors sauté aux yeux, le moyen le plus simple de concilier toutes les valeurs importantes  aux yeux de Cityrail, à savoir, la forêt amazonienne et l'argent, est bien évidemment de n'imprimer qu'une seule feuille sur laquelles sont notés, dans une colonne les numéros des bus qui passent et dans l'autre, l'heure où ils passent. Mais surtout ne parler à aucun moment, de l'endroit où peuvent se rendre ces bus.
       Cityrail se rendant compte du manque d'information, a décidé alors de noter la destination du bus ainsi que deux étapes à l'avant du bus pour aider un peu les usagers...Ca met un peu de piment dans le voyage, tu ne sais pas si ce bus va au bon endroit mais tu sais que tu as 20 secondes pour te décider...Alors, parfois, on prend son bus au petit bonheur la chance, en gros, c'est ma direction, je descendrais quand j'aurais trop l'impression que je vais pas au bon endroit et je marcherais pendant une demi-heure pour rattraper.
       La seule solution acceptable est de se balader en PERMANENCE avec la carte des bus que l'on peut trouver assez aléatoirement soit à Circular Quay, soit dans les points Cityrail dont on n'a pas trop de moyen non plus de savoir où ils sont. Une petite photo pour que ce soit plus clair...


       Mais le désastre ne s'arrête pas là, cette première partie raconte juste comment Cityrail sauve la forêt amazonienne et comme on ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche, l'argent reste une préoccupation importante de Cityrail... En effet, pour monter dans le bus et s'arrêter à la station suivante, il faudra payer 1,5$. Bon jusque là rien de bien méchant, mais ça se complique. Cityrail s'est dit que comme il a le monopole, ce serait con de pas proposer des tarifs abusifs, il a donc inventé un système de sections-mystère, et plus tu traverses de section plus tu payes cher. Pourquoi pas?
       Là où Cityrail est trop fort, c'est que personne ne sait rien de ces sections, ni de combien on en traverse pendant le voyage. Il y a des gens qui sont là depuis dix ans et qui te disent qu'elles ne savent pas comment sont délimitées les sections ou comment on peut se renseigner là-dessus. Bref, c'est le flou artistique total. La meilleure solution consiste soit à acheter un abonnement à la semaine, soit à acheter des carnets de dix pour 1-2 sections et pour 3-5 sections histoire de pas de faire arnaquer en permanence. Et il suffit pas d'être étudiant pour avoir des réductions, il faut être full-time student. En gros, j'ai le statut d'étudiant mais pas le droit aux concessions.
       Mais bon, ça c'est si t'es prévoyant, parce que les 3/4 des gens achètent leur ticket au chauffeur, tu lui dis ta destination, il te dit combien ça coûte... Heureusement qu'il pense à écrire partout de penser à faire l'appoint pour le ticket... La première semaine, je rentre dans le bus, le mec me demande où je vais, je dis que je connais pas le nom de la station, il me répond "no worries" et me rend 2$ sur mes 10$, j'ai du gueulé en disant que du coup, j'irais à UNSW pour qu'il me rende 5$... (Eh oui, si tu peux pas dire le nom de l'endroit où tu t'arrêtes c'est 8 dollars...)

       Cityrail qui joue dans la cour des grands proposent des itinéraires chaotiques avec des arrêts de bus n'importe comment... Parfois, deux cents mètres séparent deux arrêts, et ça trois ou quatre fois de suite... Si tu prends le combo (autrement dit si le bus n'est pas seul sur la route, c'est-à-dire, tout le temps) arrêt-feu-arrêt-feu-arrêt-feu-arrêt, tu t'aperçois que sur 1km t'aurais été plus vite à pieds... En fait, je corrige,tu vas plus vite à pieds. Des fois, tu prends une rue en marchant, tu dépasses un bus au bout d'un quart d'heure, tu le vois te redépasser. Il est possible à Sydney de descendre à un arrêt, de rentrer rapido dans un magasin, d'acheter un Mars, de marcher un peu et de remonter dans le même bus 500m plus loin...

       Cityrail sait aussi satisfaire les plus aventuriers de ses clients en proposant toute une gamme d'horaires aléatoires. Mon préféré reste quand même celui que je prend le matin. A l'arrêt, le 352 est affiché pour 8h05, mais ce bus passe avec une précision d'horloger tous les matins à 8h00... Et si tu as le malheur de le rater, ce n'est pas grave car il y a trois autres bus de prévus à 8h30, 9h00 et 9h30 mais il faut prendre son mal en patience, puisque le seul qui passe réellement le fait à 9h15. Généralement, à 9h15, tu t'es résigné depuis dix minutes, tu as fait 500m et le bus te passe à côté...

       Mais le meilleur, c'est que les agents Cityrail n'y mettent pas vraiment du leur. Il y a une semaine, je devais prendre le train de St-Peters à Museum (3$), je prends mon ticket à la borne, je descends sur le quai et là un joli panneau "Exceptionnellement Pas de train ce soir". Il pouvait pas le mettre à côté de la borne...
       Aujourd'hui, encore mieux, je devais aller de St-Peters à Redfern, la borne marche pas, je vais au guichet, je demande un ticket pout Redfern (en théorie, il passe un train toutes les dix minutes), je paye, et là le mec me dit qu'en fait il y a un problème et que le prochain train arrive que dans 20 minutes... C'est le temps qu'il me faut pour y aller à pieds...mais bon ça non plus il pouvait pas le dire avant...

       Pour finir, comme je sais que la plupart d'entre vous adore les détournements (enfin je sais pas, mais pour ma phrase, ça sonnait mieux). Voilà, un petit détournement d'image qui m'arrache un sourire chaque fois que je passe devant. Il s'agit du panneau qui indique l'entrée d'une station de train qui va à l'aéroport...
       Je trouve que malgré le peu de détail dans le dessin, on sent tout le dépit du petit bonhomme...Le panneau doit être à 2-3 mètres du sol, ça permet d'excuser le style légèrement épuré de l'artiste.
   
Trains Run Late Always!


      
      
par Tweezer publié dans : Life in Sydney
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Dimanche 6 avril 2008

       Ce week-end avait lieu le First Australien Red Bull Flugtag... Une compétition de mecs complètement dingues qui font voler des trucs improbables.

       Pour situer l'action, ça se passait dans le Royal Botanic Gardens (dont j'ai déjà parlé pour ceux qui suivent depuis le début) plus précisément sur Mrs Macquarie's Point et la compétition avait lieu sur la baie entre deux bras de terres. Pas loin de 60000 personnes sont venus admirer ces tarés s'envoyer en l'air.


       Pour expliquer rapidement le principe de la compétition. Chaque équipe (5 personnes) construit un truc (j'ai pas de meilleur mot mais c'est assez adapté...) censé être capable de voler sans moteur (de planer quoi...) (J'imagine que quand t'as jamais fait d'aéronautique, tu dois avoir de l'espoir pour pas mal d'engins mais avec quelques notions, tu sens la catastrophe pour la plupart...). Une fois la bête construite, ils la montent sur une plateforme de 6 mètres de haut... Là, l'équipe fait une petite chorégraphie sur le thème de l'équipe (South Park, le Footy, la pêche). Un des mecs montent dans l' "avion", les autres se mettent derrière pour le pousser. Ils ont une dizaine de mètres d'élan. Ils courent comme des dératés, sautent dans l'eau en laissant le pilote gérer l'animal. Ca vole plus ou moins bien, mais en général ça vole plutôt moins bien. Le record du monde s'est fait en Autriche avec 60, ce qui parait vraiment pas mal (genre finesse 10 pour un truc lancé à 15 km/h c'est honnête...). Bon, ici, c'était la première fois, donc ça a même pas dépassé les 20m...


      En gros, c'était assez marrant, il y a vraiment des mecs qui ont des avions trop drôles ou trop bien fait et qui sont déguisés en papillons, en souris, en pilote de F-16 (d'ailleurs, ils avaient un F-16 qui a fait un piqué assez réussi...)

       Ce qui est vraiment marrant, c'est qu'il y a des trucs qui sont vraiment pas fait pour voler mais juste pour venir faire de la merde avec les autres équipes.
        Par exemple, une équipe avec un mec dans un pingouin géant qui bat des ailes pour voler... Pour faire accélérer le pingouin, ils l'ont attaché à un vélo. Le mec sur le vélo, pédale comme une brute, le pingouin avance comme il peut. Arrivé au bout de la plateforme, le mec et son vélo tombe, la corde se tend, le pingouin se vautre, glisse sur ce qu'il reste de la plateforme puis finit par choir dans l'eau sous un tonnerre d'applaudissements du public.
        Sympa aussi, les mecs qui font une voiture en papier maché, qui cale une grosse planche en bois en guise d'aile, qui se lance, le public plein d'espoir "Aaaaaaaaaaaahhhhhh", la voiture tombe à la verticale, le public déçu "Oooooohhh!" (Ben oui mais fallait s'y attendre...)


       Enorme, le mec qui vole sur une part de pizza, un autre sur une tongue...


       Les équipes sont finalement jugés sur la distance parcourue, la créativité de l'avion, de l'équipe, de la mise en scène... Ce qui permet au pingouin de pas être dernier.

       Le record était à 18,2m pour des mecs qui ont utilisé un genre de deltaplane. Mais les gagnants étaient une équipe de mecs déguisés en pécheurs dont le pilote a volé sur une aile en forme de raie manta sur une distance de 14m...
       Mais une journée comme ça c'est aussi l'occasion de s'essayer aux énergy drinks, et là avec mes 3 canettes de Guarana et celle de Red Bull, ça a pas été facile de s'endormir le soir...
               
                                               

par Tweezer publié dans : Life in Sydney
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Samedi 5 avril 2008

       Ca risque pas d'intéresser grand monde, je vais essayer de tourner ça de manière à ce que ce soit agréable même si vous comprenez pas... C'est le Challenge du Jour...

       J'ai donc pris mon inscription à Sydney Climbing Indoor, la grosse salle de Sydney et accessoirement, celle qui se trouve à un quart d'heure de là où je bosse (Redfern) en train (c'est l'équivalent du RER pour ceux qui ont pas compris). C'est donc assez pratique, le soir, pour la modique somme de 4$, je peux y aller et redescendre à la station juste pas loin de chez moi.
       Bon, Ok, pour l'inscription, j'ai du déboursé pas moins de 225$ pour trois mois (ca fait un honnête 150€) ce qui est pas spécialement gratos, mais la vie à Sydney, c'est pas ce qu'il y a de moins cher, je l'ai déjà dit...

       La salle est plutôt sympa, avec même un chateau fort à escalader (Bon, j'ai pas là photo, OK, j'ai pas géré...). Le truc assez cool, c'est qu'ils hésitent pas à investir dans des modules et du coup la plupart des voies sont assez marrantes... (Si Julien passe par là, qu'il sache que ça fait pas mal de voies "intéressantes")... Tu peux même grimper sur un squelette de dinosaure (mais c'est vrai aussi que t'en as vite fait le tour...) et passer d'un mur sur un stalagtite géant... (On le voit sur la photo de droite, c'est la grosse pointe au centre)...
         
                                     

       Aujourd'hui, coup de chance, c'était la "bouldering comp", autrement dit une cinquantaine de gros dieux qui viennent se péter les phalanges à grand coups de jetés de 2 mètres, et s'arracher la peau des doigts sur des prises invisibles... Je me suis senti flatté quand un mec dont la carrure trahissait un peu son statut de "Oué je me bouffe des gros toits en No foot" m'a demandé si je faisais la compétition...Après un aperçu rapide de ce que montait les "Stone Monkeys" (les gamins du club), qui s'éclatait dans des trucs horribles (Petite pensée, pour le gamin de sept ans pas plus qui m'a expliqué comment attraper une prise dans le bloc alors que je comprenais pas géométriquement parlant comment il pouvait y avoir autant de distance entre son pied et sa main... Il avait sept ans ! ( Et pour Poussi, à côté, mini-Cliffhanger d'Altissimo, c'était un rigolo...)), j'ai pris la sage décision de ne pas demander si je pouvais m'inscrire...
             

       Bon, là, pour ce que ça intéresse pas l'escalade, vous pouvez passer parce que ça va être un peu relou...Rendez-vous au prochain paragraphe ! Alors, le système d'accroche c'est un peu la folie. Je crois que même Loïc pourrait pas faire de la merde avec ça... T'as un piton vissé dans le sol auquel est attaché une sangle, au bout de laquelle est attaché une poulis. La corde passe dans le reverso puis autour de la poulis avant de ressortir. Quand t'assures tu te clipses directement sur le module poulis-reverso, t'as rein d'autre à faire que d'attacher le mousqueton à ton baudrier...Pour celui qui monte, il se contente de clipser DEUX mousquetons (tout deux attachés à la corde) sur son baudard... Avec tout ça, faut vraiment le faire exprès pour tomber... Ajoutons le fait que tout en haut, c'est aussi des poulis... Tu sens aucun poids quand t'assures... Comment je le sais? Ben c'est facile, lorsque j'ai assuré Maggie pour la deuxième fois, le piton au sol s'est défait, du coup j'assurais comme d'habitude mais je sentais rien même quand je la séchais... Quand elle est descendue, elle a tiré une tronche d'enterrement en voyant le piton dévissé (la poussée d'adrénaline de folie quoi, elle a dû sentir qu'elle était pas passer loin de la catastrophe), j'ai voulu l'essayer dans la foulée mais elle a été prévenir les respos de la salle qui ont fermé la voie (Su-per). J'ai essayé de lui expliquer comment on montait en France c'est-à-dire avec juste la corde, un noeud de huit, un mousqueton et un huit mais ça a eu l'air de la convaincre que c'était safe. Moi, justement, je trouve pas leur technique trés safe, c'est pas mal au tout début quand tu commences, mais du coup, tu vois des gens qui lachent la corde pour faire descendre le mec qu'ils assurent et qui regardent ailleurs (parce que de toute façon, avec les poulis, ça descend pas vite...). Un système d'assurage qui laisse donc peu de place au hasard...


       [Bon retour pour ceux qui ont passé le paragraphe précédent. Finalement je vous conseille de le lire sinon vous allez pas comprendre la suite]. Evidemment, tels que je vous connais, les petits malins, vous allez me dire "Mais c'est qui Maggie?"... Pour faire court, j'étais déjà venu quelques fois à la salle et n'ayant personne pour m'assurer, je me contentais de faire du bloc, ce que je trouvais un peu dommage à force, et je me sentais pas trop en confiance pour utiliser l'auto-belay (le truc où la corde est attaché à un ressort pour que t'aies pas besoin de quelqu'un pour t'assurer). Dons mercredi, je venais de me crever deux heures dans du bloc, je me pose sur un canapé pour regarder un peu les grosses brutes à l'oeuvre, et je finis par voir une fille en train de monter sur l'auto-belay. Elle arrive en haut, elle ose pas lacher... elle lâche finalement. Bref, elle a pas l'air d'apprécier trop le système non plus. Je prends mon sac et je retourne au vestiaire pour me casser quand j'entends dans ma tête une petite voix : "Boulet". Je retourne dans la salle, je vais voir la fille, je lui propose de l'assurer et c'est bon, j'ai trouvé un partenaire pour l'escalade. Et voilà, Maggie, Australienne, qui veut grimper en falaise, qui a une épaule "dislocated" et qui me parle anglais dans l'argot australien en espérant naïvement que je vais comprendre...

Extrait  de conversation :
M: "We should meet on Saturday in the arvo?"
T:  "Ok but where is the arvo?"
M: " No, the arvo is the afternoon?" (ah oué, j'étais loin quand même)
par Tweezer publié dans : Life in Sydney
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Jeudi 3 avril 2008

       Voilà, je l'avoue, passer derrière le bar au foyer me manque, ne serait-ce que pour servir des cafés. Ben oui, c'est vrai que c'est tout con comme truc mais ça me manque de pas pouvoir me faire un petit détour par le foyer après le boulot pour me faire un petit combo Grenadine-Cacahuètes...
       Je ne pouvais accepter cette situation plus longtemps et si je ne pouvais aller au Foy' alors le Foy' viendrait à moi... Les personnes qui me connaissent un peu savent que quand je suis derrière le bar, je fais généralement deux choses :
  • Je me sers une grenadine gratuite... (parfois une grenadine express mais c'est plus rare). D'ailleurs, on m'a souvent taxé de radin (et que je n'aidais pas le foyer à gagner des sous mais là n'est pas le propos) à ce sujet alors que ça n'a rien à voir...
  • Je sers des shots parce que j'ai décidé de faire un Shot Concept (parce que ça me soûle de faire des concepts où il faut plein de décos...)
       En Australie, pas de grenadine, d'ailleurs pas de sirop en général. Ils ont bien du cordial mais c'est plus du foutage de gueule qu'autre chose.

Blog Interactif : Recette pour fabriquer chez toi, à Toulouse (ou Delft, ou Aachen, c'est votre problème) 1L de cordial :
  • Acheter une bouteille de Grenadine (ou de kiwi si vous voulez faire du cordial kiwi) [contenance 1L]
  • Prendre la bouteille dans la main droite (main gauche si vous êtes gaucher) et en verser à peu près un quart dans une bouteille vide de contenance minimum 1L
  • Rajouter 70cl d'eau
  • Rajouter 5cl de produit de vaisselle
  • Bravo, vous avez un litre de cordial, soit une espèce de sirop dilué qui sent le savon...
       En Australie, disais-je donc avant de m'interrompre grossièrement : Pas de sirop...

       C'est lors d'une soirée dans un bar où Léa paya 7$ pour un shot, (7$ vous vous rendez compte, pour un shot qui vaut  0,5€), que je lui ai dit que c'était trop cher (et accessoirement, c'était même pas bon) et que ce serait une vachement meilleure idée de les faire nous-mêmes (en lui soufflant les recettes mythiques du B-52 et de ses copains le Bisso'Na Bisso et du French Flag (dont j'arrive toujours pas à retrouver la recette pour faire Bleu-Blanc-Rouge). Pour une raison que je n'ai pas encore trés bien comprise, Léa a décrété que j'étais un expert et qu'il fallait ABSOLUMENT qu'on fasse une soirée Shots. Ce n'est qu'au Barbec'Poisson que l'on fixera la date à ce Jeudi...

       Bon, là où ça se corse, c'est que c'est vraiment pas donné, avec un budget de Shot Ton Binome, tu peux faire une soirée pour 10 personnes en Australie (en exagérant beaucoup, oui). Exemple :
  • Bayley : 35$
  • Kahlua : 33$
  • Vodka : 26$ (ouh, c'est pas cher!)
  • Cointreau : 45$
  • Rhum : 30$
        Je vous epargne la liste exhaustive, ça fait peur...(Au recalcul, le shot vaut en fait près de 2$ ici...)Bref, coût total des opérations : un peu plus de 200$ (parce qu'en plus, il y a les verres, le cordial (Argh!), tout ça, tout ça). Il a donc fallu trouver quelques personnes à inviter (moyennant PAF) en plus de Maxime, Claire, Léa, Francois et Benjamin, lors de la pseudo-organistation...

       Tout commença donc vers 9.30pm chez Ben, arrivée de Claire, Max et François qui se mettent directement au travail pour préparer une ouiche. (Eh oui les enfants, c'est la première ouiche australienne. Comme Max et Francoo l'avait promis, ils exportent la culture de la ouiche aux antipodes.

                                
         
        Arrivent alors, Léa et Stan, Après un quart d'heure de débat pour faire admettre à tout le monde qu'on dit bien une ouiche et pas une quiche (drôle d'idée), préparation de Mojitos et des shots.

       Au risque de vous décevoir, rien de bien original pour n'importe quel participant de Shot Ton Binome, quelques B-52, quelques Baby Guinness, des cervelles et deux trois autres trucs. Mais je me suis bien amusé quand même. D'ailleurs, ça m'a donné envie de faire un petit concept, genre juste avant la remise des diplomes...Par contre, ça m'ennuie un peu parce que c'est dans 5 mois et je pourrais pas prévenir l'ISAE un an à l'avance comme ils le désireraient.

       S'ensuit une soirée très agréable, mais sans grande surprise, sauf peut-être pour Benjamin qui s'est un peu surestimé. J'en profite pour présenter un peu les gens du coup...

    Sur votre droite, vous pouvez donc admirer Léa, 20 ans, parisienne à la base, pas mal voyagé (enfin ici, il y a vraiment beaucoup de gens qui ont pas beaucoup voyagé), fait des études (enfin elle est inscrite...) de commerce.
    Juste au dessus d'elle sur la photo, en italique, Benjamin, je sais pas trop d'où il vient au départ mais il aime pas la France qu'il a donc quitté pour aller faire ses études au Québec avant de venir à Sydney. C'est lui le pécheur en apnée qui ramène tellement de poissons que ses collocs l'obligent à faire un barbecue.


    Au dessous, Clair, bretonne de son état, surfeuse, karatéka, école de commerce en France, elle a réussi à trouver le combo génial, 3 mois de stages à Fiji, 1 an en Australie.

    Bon j'ai pas d'autres photos potables donc ce sera pour une autre fois le reste...





 
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Mercredi 2 avril 2008

       Dans ce climat de Jeux Olympiques et de polémiques vis-à-vis des Droits de l'Homme, il est de mon devoir de dénoncer l'une des plus odieuses exactions que connaitra ce siècle.

       Vous connaissez certainement tous les Kitkats, ces barres chocolatées qui ont, comme tant d'autres, traversé les ages, y compris le votre. Vous connaissez sûrement aussi le KitKat Chunky, qui n'est rien d'autre qu'une pauvre petite barre de KitKat que l'on a séparé de sa famille (en cassant les liens chocolatés qui les unissaient) et à qui on a fait subir un horrible traitement à base d'hormones de croissance pour lui faire atteindre cette taille énorme.

       Malheureusement, vous ne savez pas tout, des scientifiques chinois communistes en guerre contre le monde libre et engagés par la Reine d'Angleterre ont poussé le vice jusqu'à donner toujours plus d'hormones de croissance au déjà monstrueux KitKat Chunky, il en résulte comme je le disais plus haut, une terrible aberration de la Nature, le " KitKat Chunky King Size" qui contient à lui seul 400% des apports journaliers recommandés en sucre...

       Des photos du malheureux ont pu être prises à l'insu des gardiens...


       Afin de mieux vous permettre d'apprécier la situation, j'ai (judicieusement !) placé une pièce d'un dollar (une édition spéciale pour l'Année Internationale des Personnes Agées (véridique!)) à côté du KitKat. Pour l'instant, cela ne vous aide pas beaucoup car vous ne savez absolument pas quelle taille fait cette pièce de 1 dollars... Pour des raisons défiant tous les taux de conversion existant dans le monde, cette pièce fait la même taille qu'une pièce de 50 centimes d'euro...

       Hélas, mille fois hélas, le massacre ne s'arrête pas là, les scientifiques ne se sont pas arrêtés à de simples hormones. Ils ont été jusqu'à attaquer le Kitkat à sa source : Le Génome et plus précisément les gènes architectes afin de former des KitKats toujours plus monstrueux. En effet, la plupart des mutations ne confère aucun avantage aux malheureux KitKats, et on peut même se permettre d'affirmer qu'ils sont des proies encore plus facile pour leurs prédateurs...

       Voici, une liste exhaustive des victimes :


       Le KitKat Chunky "Chocolate Strawberry" dont la gauffrette est délicieusement parfumé à la fraise... Irrésistible... Le KitKat Chunky   "Cookie Dough" dont le chocolat contient un petit biscuit... Incroyable... Le KitKat Chunky "Chocolate Overload" entièrement en chocolat noir...Fort en Sensations...Et enfin le KitKat Chunky "Caramel" contenant comme un Mars un succulent coulis de caramel...Tout simplement DI-VIN...

       Vous l'aurez bien compris, de tels bouleversements dans le génotype des KitKats ne leur apporteront rien de bon. Le massacre est proche...Seul les KitKats Chunky "Mint" et "Toffee Crisp" semblent avoir obtenu une plus grande résistance aux prédateurs du fait de leur insupportable goût de menthe (Rappelez-vous que nous sommes dans un pays du Commonwealth) et de ces abjects petits éclats de caramel sans goût ... Preuve en est, il m'a été impossible de m'en procurer pour pouvoir vous les montrer...

       Je conclurais donc en vous répétant qu'il faut prendre garde aux scientifiques communistes chinois et ne surtout jamais jouer avec l'ADN.

En direct de Sydney, votre envoyé spécial pour RSF
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
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Lundi 31 mars 2008

        Après cet évènement aujourd'hui appelé dans les livres d'histoire "Le grand désastre du Sydney Royal Easter Show", j'étais encore une fois plutôt motivé pour bouger un peu le dimanche. Quelques conseils de Thierry et quelques minutes à lire un guide sur le bushwalking, je me décide pour Blackheath. Dimanche matin (après le changement d'heure donc), après dix minutes de marche, j'arrive à la gare 1h10 après être parti. Sentant que le paradoxe temporel est proche, je résouds le problème en me disant que l'Australie est un pays d'arriérés et qu'ils sont pas foutus de changer l'heure sur l'horloge de la plus grosse (ou deuxième plus grosse, on s'en tape) gare du pays. No worries, je monte donc dans le train à mes 9h18 (je commence à gérer les horaires de trains, j'arrive pile poil quand il faut maintenant, cela n'empêchera pas la fameuse "Malédiction des Sydney Transports" de se perpétuer éternellement mais c'est une autre histoire que vous aurez peut-être le plaisir de lire un peu plus bas)et à 10h18 pour la gare de Sydney, je monte dans le train, je change l'ordonnancement des sièges parce que je ne m'en lasserai jamais et je chope un Sydney Morning Herald sur un siège.

       Pour une raison que je n'ai pas encore bien saisi, tous les dimanches, je trouve un Sydney Morning Herald (un des gros journaux de Sydney qui paraît le samedi). Le Sydney Morning Herald est un monstre, (en tout cas l'édition du samedi puisqu'il en paraît aussi une le mercredi que j'ai jamais vu), le journal fait pas loin de 140 pages (et ça ne prend en compte que la partie "Nouvelles", parce qu'avec ça tu as aussi, les annonces, l'immobilier et pleins d'autres trucs... A la fin, ça fait un pavé super utile quand t'as 4h à passer dans le train dans la journée... Ca fait donc partir des petits plaisirs du dimanche : bouquiner le Sydney Morning Herald. Il est d'ailleurs lié à une coutume d'ici (enfin ça fait plutot partie du style de vie) dont je parlerai sûrement le jour où je l'essaierais.

       Deux heures et la fameuse histoire du transexuel enceint plus tard, je débarque à Blackheath et me met en quête du track. Celui-là était pas aussi facile à trouver que les précédents. Ce n'est qu'à midi que je commence donc vraiment. La végétation était très différente de celle que j'avais pu voir à Wentworth (de la forêt profonde) et de Katoomba (de la rainforest). A Blackheath, c'est très dégagé, ça paraît assez sec, touffu, envahissant...


       Bref, sur la première partie, c'est joli, c'est sympa, deux, trois endroits qui valent le détour  mais c'est moins prenant que les deux balades précédentes. Par contre, je croise vraiment personne et ça c'est plutôt sympa. J'arrive finalement à la fin de la première parti du sentier et plus exactement au lookout, c'est magnifique (j'ai envie de dire comme d'habitude)...Mais il y a plus de monde à cause du carpark...


          Comme j'arrive là plutôt tôt, je décide de faire un autre track qui part du lookout et qui y revient (comme ça je peux quand même terminer le premier!). Eh ben... j'ai pas regretté, le chemin descendait (et pas qu'un peu "very steep stairs" comme ils disent) le long de la falaise, mais en haut de la falaise,il y a tous les petits ruisseaux qui coulent, du coup le ciel est bleu comme sur la photo mais il pleut et au bout de 5 minutes de descente, t'es trempé...ça a bien pris 20 minutes de tout descendre, j'arrive en bas des falls, je grimpe sur les rochers pour aller me caler juste en bas de la cascade où je grignote un truc peinard sous une légère bruine.



            La remontée fut plus laborieuse, les "very steep stairs" de la descente se sont magiquement transformés en "very very very steep and slipping stairs". Heureusement, plusieurs personnes m'ont fait marrer en me demandant à mi-chemin si c'était encore loin, dans leur sens pas trop mais je crois qu'ils auront plus de temps pendant la remontée pour se poser la question. Quand je suis arrivé au haut, je suis mouru.

          Quelques photos des falls, par en bas, par en haut et de côté...
     
                

       Finalement, je suis reparti en prenant la fin du premier sentier que le premier tracker, un certain Georges Philips avait judicieusement nommé Popes Glenn Track. J'étais prévenu par le guide, le sentier était qualifié d'overgrown, j'ai pas été déçu, le chemin ressemblait à ça...

                   

C'est assez stressant de marcher là-dedans, tu marches sur les herbes, ça fait un bruit d'enfer, tu distingues plus rien d'autre, t'as l'impression que les buissons bougent partout (1m devant toi, 2m derrière toi), du coup tu te retrounes toutes les deux secondes, tu fais super gaffe là où tu marches parce que évidemment Thierry t'a raconté qu'une fois il avait rencontré un brown snake (pas mortel mais assez venimeux quand même). J'avançais pas très vite avec le stress...mais j'ai finalement pu retrouver le chemin de la gare en un seul morceau...

        A part ça, j'ai uploadé les photos sur Picasa pour ceux que ça intéresse (Oui, je n'ai rien mis sur Flickr car je n'aime pas trop la politique de ce site qui a trop de services payants, en plus ça a été fait par une société canadienne à Vancouver et je supporte pas cette ville, on n'y trouve que des boulets pas capable de se cliper...). J'ai rajouté quelques panoramas (pas trop mal mais c'est pas les meilleurs)... Et par ailleurs, je trouve sympa de pouvoir mettre des vidéos, j'essaierai donc de le faire plus souvent.

par Tweezer publié dans : Bushwalking
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Samedi 29 mars 2008

          Voilà trois semaines que nous sommes arrivés, et à peu prés autant de temps que nous voyions fleurir des panneaux dans toute la ville vantant le Royal Easter Show, un grand évènement à Sydney pour Pâques qui se déroule pendant 12 jours au Parc Olympique et qui a l'air d'attirer énormément de monde. Nous avons donc finalement craqué et décidé de nous y rendre pour ce qui peut bien avoir autant de succés auprés des Australiens (et accessoirement des enfants, parce que ça attire pas mal de gamins...enfin il semblerait). Je rejoins donc Maxime et Francois à Central Station, où on cherche un peu Fabian (le Suisse... si, si, rappelez-vous...) qui devrait déjà être là. Après avoir fait le tour de la gare deux-trois fois, on le retrouve à Hungry Jack's en face des quais.

            Je saute sur l'occasion pour deux petits apartés.
            D'une part, Hungry Jack's, c'est un peu l'équivalent de McDo, ici. Pour être plus précis, Hungry Jack's, c'est carrément le nom de Burger King en Australie. J'ai d'ailleurs tendance à trouver ça meilleur, mais ça n'engage que moi; et puis des Hungry Jack's, t'en trouves à tous les coins de rues, presque autant que les arrêts de bus, les McDo se font plus rares. Petite mention spéciale d'ailleurs pour les bourrins, qui trouveront ici tous les burgers déclinés en simple, double et triple (des fois que t'aurais très faim). Pour clore la parenthèse, je finirais en ajouter que les fastfood c'est vraiment pas cher, le menu avec un double CheeseBurger (ou un Triple Whooper), ça fait 6$, soit 4€ ce qui est vraiment relativement pas cher...comparé à la France et surtout à tout ce qu'on trouve en Australie.
          D'autre part, je me dis que je pourrais vous présenter Fabian qui vaut quand même le détour. Du haut de son mètre quatre-vingt-quinze, le petit Fabian est vraiment grand (plus que les Australiens qui ne le sont d'ailleurs pas tant que ça). Suisse germanophone de son état, il est le seul être humain au monde à pouvoir manger trois fois par jour à Hungry Jack's (qui comme McDo fait des formules petit déjeuner). Rencontré lors de notre arrivée, il s'est tout de suite distingué en cherchant à maitriser la langue de Molière dans laquelle il excelle à présent même si son vocabulaire quoiqu'un peu répétitif n'en reste pas moins assez vulgaire. On notera entre autres : " Cheuh feux de vaire l'amour, dans ton cule, sur la taple, drès drès vort, zalopeuh",  "Cheuh feux de droncher la pute" mais surtout le déjà mythique "Ta mère, la coq-au-vin" qui lui permet de répondre à n'importe quelle question...

          On prend donc le train pendant une demi-heure pour arriver à l'Olympic Park, le décor est assez sympa, plein de manèges et de stand partout, ça a l'air marrant, on tombe même sur une piscine avec des bateaux tamponneurs. Hélas, la joie est de courte durée, l'heure suivante nous permettra de nous rendre compte que "Royal Easter Show" est en fait une traduction plus qu'approximative de "Salon de l'Agriculture"... Et ça fait un choc, jamais je n'aurais été au Salon de l'agriculture... Mais à Sydney, ils savent te faire de la pub pour que tu comprennes pas bien ce que c'est. Enfin bref, c'est la déconfiture, il y a juste des vaches, des cochons, des chèvres et on s'est fait endormir 32$ pour ça... Ca fait mal...

Quelques bons souvenirs mitigés quand même...

                                                                      Un canard avec une houpette  
                         
Fabian et son futur Triple Whopper                                                                         Une mère qui tient son gamin en laisse

          Par contre, j'en profite pour vous montrer le truc que je trouve trop génial quand tu prends le train à Sydney : les sièges modulables ! Genre t'es à quatre, tu trouves deux fois deux places, l'une derrière l'autre alors que t'aurais préféré quatre place face à face, grâce à un miracle d'ingéniosité et un soupçon de technologie, ce n'est plus un problème :


          On a fini cette journée chez Benjamin (un Français d'UNSW qui faisait ses études au Canada avant) qui nous avait conviés pour un petit barbecue histoire d'entamer ses réserves de poissons qui ne rentrent plus dans son congélateur. Comme il part pêcher en apnée tous les week-ends (voire même en semaine) et qu'il revient à chaque fois avec une dizaine de kilos de poissons, ses collocs n'en peuvent plus et l'ont obligé à faire un barbec' histoire d'en finir avec ces poissons. On s'est donc baffré des seiches, des snappers, des poissons-poulets et pleins d'autres trucs délicieux tout droit sortis du Pacifique...
par Tweezer publié dans : Life in Sydney
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