Vendredi 30 octobre 2009
Juste un petit truc pour parler d'une petite curiosité à Montréal.

Il y a deux semaines, on était allé faire un tour du côté du parc Jean Drapeau et des habitats 67 (Petit Jeu: Découvre pourquoi "67"!). On a fait un petit détour pour aller voir le spot de surf de Montréal, car, oui, on peut faire du surf à Montréal. Evidemment, le breton de base viendra dire que c'est pas terrible et qu'il n'y a pas la mer, mais ça fera toujours plaisir au surfeur en manque de sensations...

En gros, juste derrière les habitats 67 (il suffit de longer grillage derrière les maisons), le Saint-Laurent est très large et, par endroit, il n'y a pas trop de courant (ça reste relatif). Une vague permanente se forme là et du coup, plein de petits surfeurs viennent en profiter. Il se mette à l'eau, se laisse dériver jusqu'à la vague, nage comme des malades pour  la prendre, puis se lève, etc. Par contre, il vaut mieux pas se planter parce que ceux qui loupent la vague sont emportés par le courant beaucoup plus loin et n'ont plus qu'à ressortir de l'eau et refaire le chemin à pieds pour pouvoir retenter leur chance. Pas trop fait pour les débutants en fait...



Par Teddy - Publié dans : Ca/Life in Montréal.
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mercredi 28 octobre 2009
L'hiver a désormais bien commencé...
J'ai pris quelques photos de Montréal pendant l'automne le peu de fois où cela a été possible (faut avouer que le temps a été relativement pourri la plupart du temps).
Pas grand chose à raconter, la vie est assez calme en attendant un départ prochain au Mexique pour une semaine, donc juste quelques-unes de ces photos...

Au bout du parc Jean Drapeau

La skyline montréalaise avec le Mont Royal dans le fond

Les Habitats 67

En haut du Mont Royal

En bas du Mont Royal

Une maison du quartier où on habite (c'est déjà l'hiver pour certains arbres)

Toujours sur le Plateau

Same same...
Par Teddy - Publié dans : Ca/Life in Montréal.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 27 octobre 2009
Une énorme nouvelle en vitesse pour Prossi (qui de toute façon trouvera quand même quelque chose à dire!(à propos de leur taille femtoscopique probablement...))...

Overblog prend en compte les gravatars! Tu vas pouvoir être tout mignon maintenant avec ta petite photo.
Ça te va, ça remonte un peu dans ton estime?


Et j'en profite pour réutiliser la catégorie blasé que Tutu voulait que je crée... Grosse journée!
Par Teddy - Publié dans : Blasé
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Vendredi 23 octobre 2009
Ce week-end, je me suis finalement décidé pour aller voir "les lanternes", qui mine de rien à l'air d'être une petite tradition montréalaise.
On se pointe donc un samedi soir au jardin de Chine du Jardin Botanique de Montréal (juste à côté du stade olympique). Et là, environ deux cents personnes qui font la queue pour prendre leur ticket d'entrée. Enormément de famille qui en profite pour sortir les grand parents une dernière fois avant l'hiver et les gamins histoire de les aérer un peu. Quarante minutes de queue pour rentrer dans un jardin botanique, on me l'avait jamais faite.

Tous les ans, Montréal décore ce jardin avec des lanternes chinoises. Il y a un thème tous les ans. Les lanternes créées décorent le petit étang au centre du jardin et celles de l'année d'avant viennent en décorer le reste. Visiblement, le thème de l'année dernière devait être les jongleurs ou les arts du cirque chinois, vu que toute l'entrée du jardin était rempli de jongleurs et de danseuses.

Le thème de cette année était l'astronomie chinoise, donc on a pu avoir un rapide aperçu de ce que pouvait compter la mythologie de l'astronomie traditionelle chinoise. Exit donc la Grande Ourse et Cassiopée... Les chinois avaient eu aussi découpés le ciel et fait des petits dessins avec les étoiles (sauf qu'ils se sont servis des trajectoires de la Lune et des planètes pour choisir les planètes à assembler, il me semble que c'est plutôt celui du soleil pour nos constellations du zodiaque non? (une idée Rom' ?)). On a donc pu voir de très belles lanternes à l'image des quatre animaux totems de l'astronomie chinoise, le Dragon Azuré, la Tortue Noire, le Tigre Blanc et l'Oiseau Vermillon (bien que ça ressemble plus à une poule).

La fête a l'air d'être aussi traditionelle à Montréal qu'en Chine quand on voit le nombre de gens qui se pressaient pour aller voir les lanternes. Et comme, on ne fait rien à moitié par ici, il faut savoir que le Jardin Botanique fait appel à de vrais artisans de Chine (mais aussi d'ici) pour les construire. Les lanternes sont en fait dessinées à Montréal pour être ensuite réalisées à Shangai puis ramenées par bateaux à Montréal et montés au Jardin Botanique pour l'évènement.

Un petit aperçu de l'évènement...

Un jongleur de parapluies

Des danseuses

Le Pavillon Chinois

La scène au presque grand complet

L'Oiseau Vermillon

La Tortue Noire


Le Tigre Blanc

Un avant-goût sympa de la Chine en fait...


Le Jardin Botanique faisait aussi un exposition de citrouilles décorés pour l'Halloween. Un petit détour avant de partir...
  
                       

     
   
Par Teddy - Publié dans : Ca/Life in Montréal.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 18 octobre 2009
Je me sens un peu misérable pour un titre pareil mais les deux séances de cherchage de titres valables n'ont pas vraiment porté leur fruit donc on fera avec celui-là, tout ridicule qu'il est.

Flash Info Spécial: Nous sommes désolé de devoir interrompre momentanément cet article mais ça y est, la température est officiellement descendu en dessous de 0°C en ces beaux jours d'automne. Les premières neiges du Québec ont eu lieu, justement, à Québec le week-end dernier et on a pu voir les premières à Montréal mardi. Pas de quoi s'inquiéter visiblement; de parole de Québécois "il y a toujours une ou deux neiges avant l'Halloween".

Bref, après notre petite journée à Niagara, on s'arrête sur la route du retour à Toronto (pour la journée), le temps de visiter la ville et ces multiples quartiers tranquillement.
La ville fait très aéré, comme pas mal de grandes villes Nord-Américaines (ou juste anglophones d'ailleurs, en Australie, c'était pareil), très propre et trop lisse diront certains qui trouvent que ça manque du bordel qu'on peut trouver à Montréal.
On a commencé par un petit tour du centre-ville avec centres commerciaux et buildings de rigueur.

Le centre Eaton et son bataillon d'oies volant à l'intérieur

Un gros building

Yonge Street (prononcez "young")
Une petite attraction, anciennement la rue la plus longue
du monde (avec un petit 1900km)

Le Times Square de Toronto : Dundas Square

La visite s'est poursuivie dans le Chinatown de Toronto qui a l'avantage, comme ceux de NYC ou de Sydney, de te donner l'impression de vraiment plus être dans le pays où tu es et de couper les prix de tout ce dont tu peux avoir besoin (les cartes téléphoniques internationales de 3h pour 10$, les coiffeurs à 6$, les restos délicieux pour une bouchée de pain (Ahhh les petits BBQ pork and duck)...)

"Lucky Moose Food Mart"
Ce que donnerait le rejeton du Canada et de la Chine
Et ça vaut bien tous les "Big Prawn" du monde

Petit tour à Kensington Market où "le PIB semble être divisé par 10 en l'espace de deux rues"...

Kensington Market (enfin l'entrée)

Puis retour dans le centre le temps, histoire d'aller bouger la voiture pour d'obscurs problèmes de parking...

La fameuse CN Tower

Le Flat Iron Building du pauvre

On s'est arrêté dans un petit marché qui vendait des restes du Canada des quarante dernières années, on pouvait même trouver des plaques d'immatriculations des années cinquante ou des chandails de vieux joueurs de hockey de Toronto...

Le Saint-Lawrence Market qui fait vente d'antiquités le dimanche

Le truc qu'on voit partout en ville, les Maple Leafs, c'est l'équipe de hockey de Toronto
avec un slogan qui ne vaut pas un bon "C'est l'esprit de la chose qui fait la chose"

Visite éclair du Hockey Hall of Fame (ou le temple de la renommée du hockey comme c'est aussi écrit). Le temps de voir quelques casques de gardiens et quelques palets. Le centre hébergeait en ce moment la World Press Photo Expo gratos. Donc on a abandonné le temple pour un expo tout aussi sympa.

Le Hockey Hall of Fame

Photo avec les Famous du Hall

...

Pour finir le week-end et la journée, on s'est payé l'ascension (très rapide) des 500 mètres de la CN Tower (pour Canada National pour ceux qui se poseraient la question) histoire de profiter un peu de la vue, de voir un joli coucher de soleil et de voir ce que ça fait d'avoir 500 mètres de vide sous les pieds sur le plancher en verre. T'as beau avoir confiance en la solidité du truc, j'avoue que le premier pieds que tu poses sur la vitre, tu le poses doucement.




La soirée aurait pu se terminer là mais il restait quand même trois bonnes heures de route pour retourner à Kingston et la facétieuse DDE canadienne avait décidé de rallonger un peu le parcours. On était sur la Highway qui va de Toronto à Montréal vers 23h (autrement le noir absolu à part tes phares et ceux des autres voitures) quand d'un coup, un petit panneau annonce que la Highway est fermé et que tout le monde sort à la prochaine sortie. Impossible de savoir où on est vu le peu de villes qu'il y a entre Toronto et Kingston, on s'est retrouvé sur une route de campagne paumée au milieu de nulle part à suivre les panneaux "déviation" qu'on trouvait tous les 3 kilomètres. On a pas eu trop la poisse mais on s'est plusieurs fois dit qu'on avait du en louper un vu les endroits dans lesquelles on arrivait. On dirait que les Canadiens n'ont pas encore trop compris le principe de fermer une ou deux voies pour faire les travaux (et vu le nombre de chantiers dans la région, tu passe du temps à essayer de retrouver ton chemin...)
Par Teddy - Publié dans : Canada
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 13 octobre 2009
Week-end on the road (again...). Pour fêter convenablement, le Jour de Grâce (au Québec bien sûr, le reste du pays appelle ça Thanksgiving comme tout le monde), un jour férié perdu au milieu d'un mois d'Octobre glacial, le plan, c'était de partir pour un (petit?) road trip vers Niagara Falls et de s'arrêter au retour à Toronto.
Distance totale? 1300 kilomètres (prévus évidemment, le Canada est facétieux) en roulant droit. Je fais pas le compte des heures de bagnole, les coefficients sont pas les mêmes qu'en France mais avec des limitations à 100 km/h sur les quatre voies et des "fines double for speeding on construction zone" sur une route en travaux de Kingston à Hamilton. T'es loin de la vitesse qu'affiche ton compteur en général.
Je vais commencer par le début, je récupère une magnifique Toyota Matrix (une terreur de la route) en fin d'aprèm le vendredi soir vers 17. Le but du jeu, c'était de rejoindre Kingston le soir même histoire de gagner un peu de temps sur le week-end. Après coup, je pense que traverser Montréal d'Est en Ouest en fin d'aprèm le vendredi, c'est pas vraiment
une grande idée (la prochaine fois, je partirai à 15h). Après une bonne demi-heure à descendre l'île, la voiture a commencé à gratouiller un peu par terre mais j'avais pas le courage de faire demi-tour. Après une autre demi-heure à la traverser, j'ai quitté Montréal. Premier trajet de nuit (à partir de 18h, c'est l'hiver, je vous rappelle) au Canada, ça rappelle un peu l'Australie, quand y a pas de voitures sur la highway, y a pas de lumières à dix kilomètres autour. C'est "le Noir". Savoure ta solitude. Après ces quatre magnifiques heures de route à profiter des paysages grandioses du Canada, des magnifiques couleurs automnales (qu'on ne voyait) et des Tim Horton's qui égayaient la route, j'ai enfin posé le pied à Kingston pour récupérer Claire et goûter à un repos bien mérité.

Départ, 6h le lendemain, on a quand même un dixième du pays à traverser mine de rien... La route est plus intéressante que la veille, l'Ontario est à l'apogée de l'automne, c'est le déluge de couleur à faire criser un épileptique mais on y reviendra. Après deux bonnes heures de route, on arrive à l'entrée de Toronto pour assister à un bordel assez magique que l'on pourrait appeler le concept du double autoroute (ou tout simplement de la 12 voies). Le principe, c'est la 6 voies américaine de base à laquelle tu rajoutes une trois voies de chaque côté pour faire la bande d'accélération/décélération. T'aurais tendance à prévoir tes sorties un peu à l'avance mais c'est pas trop la mentalité du bûcheron traditionel qui te franchit les six voies en un coup de volant (un rien surprenant sur le coup).
Ayant eu l'intelligence de s'informer un peu avant, un pote m'avait conseillé d'éviter la highway qui passait par la ville vu qu'elle était payante et automatique et qu'on connaît tous les prix des frais de dossiers au car rental. On esquive la route en question pour Gardiner Expressway, la voie express qui longe le lac Ontario. Après deux kilomètres, on est rattrapés par le destin. La voie est fermée jusqu'à midi. On a plus qu'à traverser la ville avec les 300.000 loosers qui ont comme nous eu pas mal d'inspiration ce samedi matin. Après une heure et demi de conduite laborieuse à profiter du littoral, on quitte le downtown.

Midi, on arrive enfin à Niagara. Là où j'étais pas trop étonné de ce que je voyais pour en avoir plus ou moins entendu parler, Claire a été plus surprise. C'est pas vraiment aussi bucolique et champêtre que ce qu'on pouvait imaginer. Niagara, c'est une chute (enfin quelques-unes), quinze buildings, trois casinos et de quoi occuper les gens une fois qu'ils ont fait le tour du belvédère. Tous les grands noms de l'hôtellerie sont là et ça balance du néon de tous les côtés. Un Vegas du pauvre... ou du Canadien...
Par contre, les chutes sont là et ça en jette.

On se dit que ça pourrait être pire, le côté canadien donne une vue terrible sur les chutes, ce qui n'est pas vraiment le cas du côté américain (pour les ignares qui sont passés à côté de leurs cours de géo, les chutes sont sur la rivière Niagara qui sépare les US du Canada jusqu'au lac Ontario).

A gauche, le Canada, à droite, les Etats-Unis

Si je recadre un rien celle-là, je peux faire croire que c'est en pleine nature...

On achète notre pack croisière sur la rivière, histoire d'aller voir ce que ça donne  vu d'en bas. On nous donne deux sacs poubelle fluos histoire de pas prendre la flotte. L'équipe Design s'est arrangé pour que ça puisse fitter sur n'importe quel Américain surgavé d'ice-creams, donc le sac plastique est un peu (franchement) large pour nous. Une fois arrivé un mi-chemin, les rafales commencent à souffler sévèrement et ma parka prend des envies d'évasion. Comme elle arrive à peu près à se coordonner avec les trombes qui nous tombent dessus toutes les dix secondes, je suis trempé en deux minutes (le temps qu'a duré le passage au coeur des chutes). Plutôt impressionant... comme l'avait dit le poète à l'époque "On est peu de choses" (si mes souvenirs sont bons). Plutôt humide... j'aurais conclu, "On est mouillé"

Mon appareil qui ne supporte pas si bien le degré d'humidité plutôt élevé de la région

La parka... trop pratique...

Sur la droite, on aperçoit une petite tour côté ricain, c'est comme un demi pont qui a
été construit pour avoir une vue sur la chute côté ricain.

On fait le tour des chutes, histoire d'en profiter sous tous les angles. Malheureusement, Niagara c'est pas grand et la perspective de passer le reste de la journée entre les casinos et les hôtels à squatter au Starbucks... Mmmmh, moyen... On met le cap sur Niagara ON-The Lake à 20 kilomètres au Nord. La route est riche en lookouts sympas qui donne un second souffle à la région. La forêt s'embrase un peu moins que ce qu'on a pu voir un peu plus au Nord mais on a quand même droit à de jolis couleurs.


Au fur et à mesure qu'on s'approche du village, on sent que le prix des maisons s'envolent. On atterit dans un village un peu Disney sur les bords, genre la petite ville parfaite des Etats-Unis. Comme il est 4h, on casse la croûte en mangeant des meat pies pourries pas chers avant de trouver un magasin qui fait des purs dégustation de confitures, sauces en tous genres, fruits confits en buffet illimité (j'imagine que l'idée c'était qu'on achète un truc à la fin). En bon raccroc des buffets caïens et parce que j'aurais pas celui de la remise des diplômes, je me suis lâché sur celui-là. En bon consommateur, j'avoue avoir eu envie d'acheter un truc. Tout à coup, Claire est prise d'une crise d'hystérie dans la rue. J'ai du mal à la tenir, elle vient d'apercevoir un magasin Rocky Road (ou un truc du genre) qui vend des pommes trempés dans du caramel puis dans tous ce que tu peux trouver... Chocolate Chips, Nounours en gomme, Chocolat tout court, Noix, Smarties. Je me laisse tenter par le double chocolate chip. Je regrette un peu d'avoir eu la main lourde au buffet parce que ça nourrit son homme ces trucs là. Avec ces 2700 kcal et ses 382% d'AJR en sucre, t'es heureux qu'il y ait une pomme au milieu. Pour le coup, on réinvente le concept de lunner, c'est le penchant du brunch mais en mixant midi et soir.


5 fruits et légumes par jour? Check!

On marche jusqu'au bout de la ville, il n'y a plus grand monde dans ce coin là à part quelques golfeurs (très joli parcours Rom', faudra y faire un tour si tu veux perdre quelques balles dans le lac). On se pose sur les rochers au bord du lac et Ô surprise, on aperçoit Toronto au loin. C'est un rien brumeux mais la ville est de l'autre côté du lac à une centaine de kilomètres.

Toronto et la fameuse CN Tower

Retour à Niagara avec vue sur la campagne ontarienne au coucher de soleil. Un arrêt à l'auberge, le gars de l'accueil nous propose un petit barbecue. On refuse poliment mais on regretterait presque notre choix quand on sort en sentant la bonne odeur de merguez et d'herbes de provence directement importées d'Amsterdam. Ah les auberges de jeunesse...
On repart à pieds aux chutes pour voir le son et lumière. Niveau couleur, rien à redire, pour la bande sonore, le bourdonnement devient vite répétitif. Les trois photos sont prises au même endroit et sans photoshop (ou The Gimp pour Pierre s'il vient toujours ici...Je pense à toi...)


La soirée se termine par un tour au Casino, le temps d'aller perdre 5 dollars (je l'avais dit), de regarder des milliers de petits se débarasser de leur REER comme des robots, de se faire reluquer comme des criminels par les croupiers des tables de poker parce qu'on s'approche un peu trop et d'observer la magnifique fontaine du casino dont on dit qu'elle est magnifique et qu'elle est la seule fontaine du monde à utiliser du plutonium enrichi. 


Bref, Niagara, ça manque un peu de nature parfois, ça aurait été sympa de pouvoir accéder aux Chutes qu'après une heure ou deux de marche. Ca rend le truc un peu plus grandiose... comme à Wentworth Falls...
Par Teddy - Publié dans : Canada
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 9 octobre 2009
Ce week-end, petit tour à Kingston pour aller voir Claire . Comme ça ne parle probablement à personne, Kingston, c'est une petite ville (enfin petite... C'est un grand mot) du Canada qui se trouve en Ontario à mi-chemin entre Montréal et Toronto. Après avoir changé de nom une paire de fois en passant pas Cataraqui et Fort Frontenac (encore Frontenac oui... on s'en lasse pas au Canada), l'ex-capitale du Canada est devenue une petite bourgade tranquille qui vit du tourisme qui lui apporte les Mille Iles.

La ville est très bien placée, juste au bord du Saint-Laurent et du lac Ontario. C'est très aéré, les bâtiments sont beaux et variés, on note un réel souci de l'architecture (autrement dit ça change de Montréal et des villes à la Nord-Américaine (celle que j'ai pu voir jusqu'à maintenant du moins.)

L'hôtel de ville

Le petit port de plaisance

La vieille gare sur la place et sa locomotive à vapeur
(malheuresement il ne reste que 10 mètres de rails de chaque côté)

La ville est relativement paumée à écouter les trois quarts des Canadiens et des Québecois et il n'y a pas grand chose à y faire. C'est donc surtout pour l'université de Queen's qu'on les retrouve par ici. L'université est très renommée dans le monde et à ce que je peux entendre, le rythme est plutôt soutenu (ce qui doit avoir un vague rapport avec les bons résultats), et d'après l'un de mes collègues plus ou moins Canadien fraîchement sorti d'école, c'est le meilleur "party place du pays". Pour la petite histoire, la semaine dernière, l'uni faisait son Housecoming. En gros, tout les étudiants de l'université descendent dans une rue d'une cinquantaine de mètres (Environ 7000 étudiants pour une largeur de rue standard, je vous laisse calculer la densité) pour y passer la nuit. C'est une grosse tradition là-bas qui a l'air de souffrir un peu, vu que l'année dernière des voitures ont été retournées et brulées et que la ville a décidé de demander de l'argent à l'université pour réparer les dégats qu'il y a de toute façon tous les ans. L'uni n'a bien entendu pas voulu verser un sou, la ville a donc interdit cette fête cette année et c'est avec des troupes de policiers que les étudiants ont fait la fête un peu plus calmement cette année. Ca explique aussi que les habitants de Kingston n'aime pas trop les étudiants et que la ville soit un peu découpée (mais il reste encore une troisième catégorie d'habitants à Kingston...)

Deux trois photos de l'université en question... ya plus moche pour étudier...





Les 100 ans de Queen's University (la preuve qu'on sait fêter au Canada)

Ah tiens c'est le début de l'automne...

En continuant la balade, on tombe sur des trésors de petites maisons (après un coup d'oeil sur les brochures, il s'avère qu'elles sont presque toutes du même architecte, un dénommé Joseph Power). Comme je le disais juste avant, à part en allant se balader à Westmount et quelques trucs du côté du vieux port, il n'y a rien de très joli à Montréal niveau architecture, du coup ça fait un peu de changement de voir des jolis baraques...






Après avoir apprécié l'oeuvre de Joseph en long et en large, on a décidé de suivre les conseils d'une amie de Claire et d'aller  visiter Fort Fright, un évènement culturel à Kingston à cette saison. Pour faire court, Kingston accueille une deuxième grande université un peu à l'extérieur de la ville, le Collège Militaire Royal du Canada que l'on croyait être une caserne, sur le grand terrain militaire, il y a plusieurs forts. Le plus éloigné de la ville est Fort Henry et j'imagine qu'il ne devait plus être trop utilisé puisqu'ils ont décidé d'en faire une maison des horreurs.
On est donc parti à pieds jusqu'à Fort Henry croyant que c'était la caserne qu'on voyait de loin (qui était en fait le collège militaire mais toujours pas Fort Henry.)

Vue sur le Lac Ontario ou le Saint-Laurent avant de le traverser

Kingston au couchant

Comme toute bonne place militaire un avion (mais ça vaut pas un mirage)

On arrive donc à la caserne. Ca nous semble un peu bizarre parce qu'on rentre comme on veut et que personne surveille. On marche un peu en essayant de trouver Fort Henry.

La Martello Tower à Point Frederick

La cour du Royal Military College

On finit par demander notre route à un soldat (sûrement un élève officier après coup) qui nous explique qu'on est pas du tout au bon endroit et que c'est encore plus loin. On finit par apercevoir le fort sur la colline d'en face et au fur et à mesure que l'on s'approche, on entend des cris de loin.

Je ne pourrais pas dire si le Fort était réellement effrayant mais c'est de loin la "maison hantée" la plus réussie que j'ai pu visiter. Le vieux est glauque à souhait de base, avec la lumière rouge, ça devient franchement désagréable. Le fort dispose d'un grand réseau de galeries ce qui fait que tu passes ton temps en sous-sol dans des "catacombes" encore plus glauques que l'extérieur. Le panneau à l'entrée stipulait que c'était déconseillé pour les moins de 10 ans... On a vite compris. C'est le truc le plus trash que j'ai vu pour l'instant dans ce domaine. Dans la plupart des salles, le principe c'est quelques mannequins immobiles et un ou deux trucs qui surgissent vers toi. Mais alors vas-y que je te donne du cannibalisme à tire-larigot, des automates de soldats qui égorgent des gens, une allée de mecs empalés qui n'ont l'air de tenir que par leur colonne vertébrale pas encore en morceau... Ah et mon préféré quand même, un tronc de soldat auquel il manquait aussi un bras et qui était accroché par une côte à un crochet tenu au plafond par une chaîne (ah j'ai oublié le pendu qui se débat sur son gibet). Ajoutons à ça quelques mecs camouflés en ballot de paille (très bon le camouflage d'ailleurs, à 30 centimètres tu ne le voyais pas) ou juste en mannequin pour surprendre les gens...
C'était vraiment bien fait et ça valait le petit détour...

Fort Fright

Un bon petit week-end quoi... Le reste du temps, il a bien sur fait trop moche pour sortir...
Encore un peu de Canada la semaine prochaine mais toujours autant d'eau...
Par Teddy - Publié dans : Canada
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 6 octobre 2009
La semaine dernière, j'ai pu essayer une tradition montréalaise et visiblement très traditionelle.

Comme tout le monde le sait, l'automne est arrivé. Ca change peut-être pas grand chose en France aux dires de certains mais à Montréal, le climat est ponctuel. On a pu sentir la baisse de 20°C sur deux semaines qui vient marquer le début de l'automne. On est pas encore passé dans les négatifs, pas de neige en perspective non plus mais je dois avouer que le petit 5°C du matin fin Septembre, ça picote un peu, surtout que t'as pas encore sorti la collection hiver.

Pour profiter dignement de la fin de l'été (et sans le savoir), on est donc allé, avec mon ancienne colloc' et deux de ses amis, jusqu'au Mont Saint-Hilaire pour cueillir des pommes, parce que c'est la saison des Macintosh et des Lobos.

Le Mont Saint-Hilaire
(ni plus ni moins qu'une grosse colline... C'est plutôt flat le Canada par ici)

 Le moment où tu comprends que c'est une tradition à Montréal, c'est quand, arrivé à deux kilomètres du mont, t'es limite dans un embouteillage (les "congestions" pour les amoureux du québécois). Après une demi-heure de file indienne à 200 voitures, on arrive au pied du mont et on commence à dépasser des vergers de tous les côtés où quelques personnes se baladent en cueillant des pommes. Arrivés sur le versant "in", c'est des immenses vergers et des énormes parkings qui accueillent les gens (avec même des attractions pour les gamins... Tout est prévu). Pour éviter la foule, on continue un peu jusqu'à redescendre de l'autre côté du mont où on finit par trouver une petite maison sur petit terrain chaleureux avec personne dessus. Après avoir rencontré les proprios et achetés deux-trois sacs en plastique à remplir nous mêmes, on est allé se poser dans le verger.




Pique-nique tranquille, grosse indigestion de pomme, de l'herbe bien moelleuse. Difficile de profiter plus de la fin de l'été...


On est finalement reparti avec une trentaine de kilos de pommes (j'exagère peut-être un peu mais ça faisait un bon 25...). Le retour a été encore plus hallucinant que l'aller... La file de voiture était le même que le matin sauf que TOUS les vergers qu'on avait vu vide le matin (y compris le nôtre d'ailleurs) étaient maintenant noir de monde.


Et la minute animalière

Je finis sur des animaux parce que c'est sympa les animaux avec une petite note de la vie de tous les jours. En ce moment, c'est la période de rut des écureuils (enfin, visiblement), vu le nombre de bestioles qui vivent à Montréal, c'est pas triste de se balader dans la rue. Tu marches tranquillement sur le trottoir quand d'un coup t'entends comme un gros bruit de craquement qui vient du haut de l'arbre et qui descend très vite. Ce n'est que Monsieur Ecureuil qui pourchasse Madame Ecureuil et essaie de la convaincre de s'arrêter. Bref les deux écureuils se suivent et montent et descendent l'arbre à toute vitesse en faisant un boucan d'enfer...

Bientôt des nouvelles de la capitale canadienne...
Par Teddy - Publié dans : Ca/Life in Montréal.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 22 septembre 2009

Activité hautement Montréalaise jeudi dernier puisqu'on a pu assister à un match du Canadien de Montréal.
Pour le vocabulaire, le Canadien, c'est l'équipe, les Canadiens, c'est les joueurs...
Comme toujours au Québec, tout a son petit nom ici, la rondelle pour le palet, le bâton pour la crosse, les partisans pour les supporters, l'arena pour la patinoire, le chandail pour le maillot...

Dans l'année, on trouve pas trop de place pour les matchs de hockey. Tout est vendu avant que la saison commence et les prix sont très élevés. Mais là, c'était les pré-saisons, des genres de matchs de test si j'ai bien compris, pour permettre aux nouvelles équipes de s'essayer un. Du coup, contrairement au reste de l'année, il y a des places. Par contre, je crois pas qu'on ait eu l'ambiance d'un vrai match de saison. Mais bon, on a au moins découvert le centre Bell.

Le Centre Bell et plein de partisans devant

On est arrivé un peu tôt ayant peur qu'il y ait trop de monde, mais finalement l'arena n'était rempli que dans les dernières minutes. On a eu le temps de voir les joueurs se chauffer un peu, la mascotte (un genre d'écureuil fluo) se balader sur la glace et aussi les lisseuses de la patinoire (je ne sais pas comment ça s'appelle) en forme de grosses piles.


Le match opposait donc les Canadiens de Montréal aux Panthers de Floride (Y a de la glace là-bas?). Ca a été très sympa, on a eu tout ce qu'il fallait: des buts des nouvelles recrues, des arrêts magnifiques, un blessé plus ou moins grave pour cause de palet dans la gueule et même une grosse bagarre qui a fini avec 5 mecs en prison. Visiblement ça plaît pas mal au public montréalais, qui encourage à mort ses joueurs dans ce cas-là et est plutôt fier d'eux quand ils se laissent pas faire. Dans la journaux, les journalistes sont assez fans de ça aussi ce qui est plutôt marrant quand on compare ça à l'avis des trois-quarts des Français qui ne comprennent absolument pas ce genre de comportement (T'aimes ça toi la baston?). Bref, du cross-check, des gants qui tombent, des casques volent et des minutes de pénalité à la pelle. De quoi se réjouir pour un match avec si peu d'enjeu.

L'arena du centre Bell : la vue de notre place

Un tir fameux de Gomez

Bref match très sympa dont la très bonne ambiance est surtout due à une gang de 8 p'tit québécois assis juste derrière nous et qui avait l'air d'être de vrais fans (on avait même pas de chandails...). Des répliques mythiques pendant deux heures et une cinquantaine de tentatives ratés de lancer des vagues dans les gradins... Ca nous a fait autant de spectacle devant que derrière.
Quand le caméraman est passé (il filme les gens pour les passer sur le grand écran du centre pendant les petits arrêts de jeu), les gamins étaient complètement fous et hurlaient pour qu'ils viennent les filmer.
On a donc eu le droit à un magnifique:
"Hey m'sieur, viens, après c'est nous, viens nous filmer, en plus on a mis nos boxers (c'est important de le prononcer en anglais) du Canadien" avant de voir les 4 p'tit québécois le pantalon au chevilles pour montrer leur caleçon aux 20.000 personnes de la salle. Ils méritaient...

Carey Price, grosse star à Montréal

Je suis curieux de savoir ce que ça peut donner en saison avec les vrais supporters qui payent leur abonnement une fortune pour venir...
Par Teddy - Publié dans : Ca/Life in Montréal.
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 15 septembre 2009
Réveil plutôt matinal le lendemain, pour profiter aussi longtemps qu'on peut de la ville (on repart déjà ce soir).

Ahhhh un gros building!

On trouve pas trop de quoi petit déjeuner en vitesse donc de nouveau Starbucks (Ouch, Starbucks/McDo/Starbucks en deux jours, ça commence à faire mal.) On profite une dernière fois du calme d'Hobboken et retour à New York par le PATH. On s'arrête cette fois encore au sud de Manhattan, à Ground Zero pour repasser dans le Financial District et aller voir Wall Street, le Stock Exchange et ce bon vieux Washington qu'on avait loupés la vieille.

Stock Exchange

Ground Zero n'a pas beaucoup changé depuis hier, on peut pas vraiment dire que les travaux avancent vite. L'un des petits plaisir que je trouve à New York, c'est qu'assez souvent quand tu sors du métro, ça sent le hotdog. C'est sur que c'est pas ça qui en fait une ville inoubliable mais c'est "plutôt marrant". On arrive devant le bâtiment, toujours aussi bien défendu, même si c'est plutôt calme vu que c'est Samedi.

La ville des chinois

Rom' nous fait continuer la visite du côté de Chinatown et de Little Italy (le quartier italien tenu par des chinois).

Oh trop mignon, Tutu!

On traverse aussi Greenwich Village où on trouve le magasin le plus mignon du monde, avant de s'arrêter au Washington Square pour une petite pause dans la fontaine.

Pchtt Pchtt
Plouff Plouff

On remonte Broadway tranquillement (la partie qu'on avait pas faite la veille), Rom' nous présente la librairie préférer qui ressemble assez aux vieilles librairies ricaines qu'on peut voir dans les films (comme dans l'Histoire sans fin), la foule en moins.

NYC Style

En avant Atreyu!

On s'arrête manger dans un petit bistro avant de reprendre le métro pour Central Park qu'on avait pas vraiment vu hier, disons qu'on s'était enfoncé de 10 mètres dedans la veille.

La culture Néo-Yorkaise... alternative

Encore une photo qu'Omega m'enviera longtemps

On chill sur une des clairières du parc en observant les gens. On a la chance d'être juste à côté de quelques danseurs et danseuses (du Roi Lion, qui fait?) qui font leur pas au milieu de tout le monde.

So romantic!

En fin d'aprèm', on part rejoindre Julien et Jean-mich' qui passait la journée de leur côté au Rockefellah Center. Pour aller voir le coucher du soleil depuis le Top of the Rock. J'avais pu monter en haut de l'Empire State Building, du coup, j'étais content de pouvoir aller voir le panorama depuis l'autre point de vue. Après la queue et les fouilles, on arrive finalement au sommet. Il y a un monde fou (week-end de 3 jours oblige). Rom' avait pas tort, la vue est bien meilleure de cet endroit que depuis l'Empire State. Les deux buildings sont construits assez différement. En haut du Rockefeller, on peut admirer la vue sur trois niveaux différents en terrasse. Aux deux étages supérieurs, la terrasse de celui d'en dessous fait qu'il n'ont pas besoin de mettre d'énormes vitres ou des grilles, du coup, on se sent juste en haut de l'immeuble, la vue est superbe et on profite vraiment. En haut de l'Empire State, vu que c'est à pic, ils sont obligés de te mettre d'énormes grilles pour la sécurité, ce qui gâche pas mal la vue. En plus, tu as une super vue sur Central Park d'un côté et sur New York de l'autre alors qu'en haut de l'Empire State, Central Park est impossible à voir (caché par les immeubles) et de l'autre côté, c'est tout plat et le Financial District est vraiment loin. Le moment est idéal pour faire les gros touristes et prendre deux milles photos.

Empire State et un bout de Chrysler, la statue de liberté au fond pour les yeux de lynx

Panorama sur CiPi (Central Park quand on vit à NYC)

La soirée se termine dans un petit pub irlandais avec un super lamb stew pour ma part. On finira par se poser sur une table à Time Square pour finir la soirée en beauté avant de retourner prendre le bus à Port Authority.

Les commentaires de photos sont un peu navrants mais: Time Square

Je raconterai bien comment on a galéré pour reprendre le bus vers Montréal et à quel point Port Authority et une gare du Moyen-Age mais on était fatigué et on s'en souvient plus bien. Donc je souhaite bien du courage à ceux qui le feront et pour ceux qui veulent quand même l'histoire, il suffit de relire le premier paragraphe de l'article précédent à l'envers.
See you!
Par Teddy - Publié dans : USA
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 10 septembre 2009
Montréal a ce petit côté sympathique qu'elle se situe vraiment pas loin de la frontière américaine. Du coup, des bus de nuit quittent Montréal tous les soirs pour rejoindre les villes du Nord-Est des US pour pas très cher (120$ l'aller-retour, ça donne du 80€ environ ce qui se rapproche à peu près de ce qu'on peut trouver en France avec la SNCF pour des prix similaires et des distances un rien plus longues (quoique... je ne suis pas entièrement sur sans carte 12-25)). Profitant de l'aubaine, on avait prévu avec Claire d'aller passer le week-end à New York (enfin juste le vendredi et le samedi) et d'y rejoindre Rom, notre breton international.

Une fois tous les préparatifs faits, les sacs remplis (pas trop) et Claire récupérée, direction la gare centrale (de bus) de Montréal pour un départ tardif. On arrive un peu plus d'une heure à l'avance et il y a déjà une centaine de personnes devant nous pour New York. On m'avait prévenu qu'il vallait mieux arriver à l'avance pour être sûr d'avoir une place mais là, j'étais quand même un peu étonné (en gros on était le jeudi soir précédant un week-end de 3 jours). En plus Greyhound (si, si, vous savez la compagnie où on peut se faire couper la tête) stipule sur ces tickets que c'est first-come, first-served. Un peu sceptique quant à nos futures places, on se décourage pas et on fait quand même la queue, d'autant que la file continue de bien s'allonger derrière nous. Plus le temps passe, plus on se dit qu'on aura pas de place vu le malheureux bus qui attend tout seul sur le parking. Finalement, dix minutes avant le départ arrive une flopée d'autres bus qui nous soulagent d'un poids. On part un peu en retard mais on part.
A peine partis, le chauffeur prend la parole et nous fait un speech très complet sur ce qu'il va se passer en nous faisant part de son sérieux dans le travail, et à quel point il veut que le trajet soit "safe" et surtout qu'on arrive "safe" (ça paraît être une sacrée aventure ces 6h de bus). Une heure plus tard, on arrive à la frontière canadienne où on passe trois maudits quarts d'heure à attendre les gens au Duty Free avant de pouvoir enfin se diriger vers le poste de douane. Prise de parole du chauffeur (bon c'est en anglais mais je traduis): "Je sais pas pour vous mais chaque fois que j'arrive ici, j'ai l'impression qu'on renie tous mes droits. Quoi que je dise, j'ai vraiment l'impression d'avoir fait quelque chose de mal. Donc faites ce qu'ils vous disent qu'on y passe pas dix ans". Rires, grosse ambiance dans le bus. On descend finalement. Accueil plutôt musclé de notre charmante douanière blonde qui semblait trouver que notre ami Garo n'avait pas l'air d'être très fréquentable. Comme tout bon Français, on remonte dans le bus bien après les Canadiens mais on est pas les derniers. Quelques autres personnes ont le droit a une fouille complète. On passe donc l'heure suivante à attendre deux nanas un peu latinos qui se font fouillés leurs affaires de fond en comble. On repart finalement. Mine de rien il est déjà 2h du matin et on a pas fait beaucoup de route...

Vers 4h du mat', on arrive à la gare d'Albany. Un ami de Montréal m'avait présenté cette gare comme un endroit pourri où on pouvait, je cite, "rencontrer la lie de l'humanité". Si l'expression, bien que très jolie, paraît néanmoins un peu éxagérée, j'ai quand même assez bien compris ce qu'il voulait dire. En gros, si à NYC tu peux rencontrer un extrème de la population, l'autre transite par Albany. L'arrêt paraît stupide, ils doivent nettoyer le bus au milieu d'un trajet de six heures. On attend vaillament de repartir. A 7h30 (un peu de retard quand même), on débarque finalement à Port Authority.

Une fois le Starbucks, de rigueur pour tout bon touriste, avalé, on part à la conquête de la ville.

Times Square, les taxis, ça fait un peu cliché...

Le quartier me rappelle vaguement quelque chose, ça clignote un peu beaucoup pour 8h du mat', bref, coup de chance, je ne m'en étais pas rendu compte mais on est à deux pas de Times Square. Pour y avoir été la semaine du Nouvel, je dois avouer que c'est plus calme dans l'année mais qu'il y avait quand même un monde fou pour une heure pareil. Tout était encore fermé donc on ne s'est pas éternisé (deux jours à NYC c'est court) et on a pris le métro pour le Whitehall Terminal au sud de Manhattan.

Manhattan,
Et sur la droite le Whitehall Terminal (au fond à droite le Brooklyn Bridge... je crois)

Il s'agit de l'endroit d'où part le ferry pour Staten Island. On avait rien de précis à faire à Staten Island mais ce ferry passe en fait juste devant la Statue de la Liberté (Ah les gros touristes) et donne surtout une vue superbe de Manhattan. Deuxième point positif, il est gratuit... pas trop étonnant donc que beaucoup de gens du ferry en descendent pour remonter direct dans le suivant et revenir à Manhattan. Ça vaut vraiment le coup, on m'avait conseillé de préférer ça à la visite de la statue (moins long, moins cher, moins de monde, plus beau) et j'ai pas été déçu. Comme me l'avait fait remarquer quelqu'un qui avait pris le ferry pour l'île de la statue: "L'ennui avec la visite de la statue de la liberté, c'est que tu ne la vois pas" (une leçon à retenir à New York) et que sur l'île, la vue serait pas ouf. C'est donc la (re)découverte de ce minuscule monument...

C'est quand même pas très loin depuis le ferry

Varitation photographique sur I love New York

Comme prévu, à peine arrivés, on remonte dans le ferry qui repart pour 20 nouvelles minutes de croisière (suffit de regarder les mêmes photos mais dans l'autre sens). Je pensais repartir Uptown mais finalement vu qu'on était pas loin, on a préféré aller faire un tour dans le financial district. Petit passage dans Battery Park où traîne encore la grosse boule qui était dans l'entrée du WTC.

Toutes ces fantastiques photos sont bien évidemment sur Picasa

On essaie de s'approcher de Ground Zero mais tout le quartier aux alentours est complètement bloqué à cause des rénovations. Pour faire le tour d'un trou caché par des palissades, vingt minutes, c'est un peu du temps perdu. Pas trop grave quand même, en montant des escaliers, on profite d'un trou dans la palissade pour voir où ça en est.

Ils sont pas rendus mais ça commence à sortir du sol

On visite la chapelle Saint-Paul, une jolie petite église perdu au milieu des immenses immeubles (immuables?). Elle ressort un peu dans le paysage avec le petit cimetière qui est juste devant (les tombes datent de 1800, elle doit donc être là depuis un bout de temps). Lors des attentats, elle avait servi de refuge pour pas mal de secouristes, pompiers ou policiers. L'endroit est vraiment très spécial, il y reste encore beaucoup de témoignages de respect et d'encouragement que les gens envoyaient là pour les soutenir. C'est assez bizarre comme sensation, mais on sent vraiment ce qui a pu se passer et comme tous ces gens ont pu se sentir (ou se sentent...) unis autour de cet évènement (j'ai rien de semblable à comparer pour la France).

Après ça, on prend le métro pour éviter de remonter tout Manhattan à pied et on descend en plein milieu de Broadway (enfin pas très loin), juste en face du Madison Square Garden en fait. Une bonne partie de l'équipe commence à crier famine, mais on l'excuse (décalage horaire + avion + trajet de bus de nuit + maladie = gros besoin d'énergie). On s'arrête dans un fastfood, dont je ne citerai pas le nom pour qu'il n'émerge pas de son anonymat,  pour casser la croûte tout en s'imprégnant de la culture locale. On découvre les Angus Third Pounder qui ne sont que des Quarter Pounder un peu plus gros (je vous laisse calculer le facteur) mais avec des goûts plus marrants (champignon/suisse!!!).

On en profiterait presque pour calculer l'indice Big Mac!

On continue notre route, on remonte tranquillement Broadway jusqu'à Central Park quand soudain nous croisons...








...







...







...







Bob l'éponge !

A partir de là, on était soulagé, on avait plus la pression de tout faire pour passer un excellent week-end vu que rien ne pourrait nous arriver de plus incroyable que cette rencontre. Encore une rencontre inopinée toute bardée d'exotisme...
Retour à Times Square qui réussit à être plus vivant que le matin mais c'est pas dur vu que cette fois-ci tous les magasins sont ouverts (Le New-Yorkais n'est pas du matin...). On traîne un peu au M&M's World pour le plaisir de voir tout ce qui peut se faire à base de M&M's.

Le rêve...

On arrive à Central Park en milieu d'aprèm pour une sieste imposée par la partie décalée du groupe à qui le burger n'a pas suffisant à rattraper le Jetlag. On perd pas trop de temps quand même vu qu'on a rendez-vous avec Rom' à 18h à la gare d'Hoboken. Une fois la pause terminée, c'est shopping express sur la 5th jusqu'à ce qu'on arrive à la station de PATH.

Un building lambda sur la route

Et là ce sont les retrouvailles avec le fier breton naufragé Ricain depuis quelques mois qui a été bien décevant puisque plutôt guilleret la majeure partie du week-end. Julien et Jean-Mich' étaient là aussi mais en vacances. Petit tour sur la jetée d'Hoboken pour apprécier la vue.

de New York...

...et d'Hoboken

Rom' nous fait profiter de tout le confort de son appart' ultra luxueux avec piscine et vue sur New York dans un quartier de riches (là il s'est quand même un peu plaint parce que c'est pas donné et on a pu retrouvé sa vraie nature). Après avoir posé les bagages, Rom' s'est mis en tête de nous faire goûter à l'ivresse des nuits néo-yorkaises. On part dans le West Village pour un petit bar qu'il faut être local pour le connaître. Rom nous prévient, la déco est pourrie, il paye pas de mine, et c'est pas cher mais c'est trop bien (surtout les mojitos à 5$ soulignera-t-il avant de sombrer, ça plus les histoires de Ramsés, les naufrages sont monnaie courante dans le finistère). Effectivement, le bar jouait tout sur l'originalité du décor (moitié chinois, moitié italien, moitié vintage, moitié ricain et une pub pour le roquefort sur un mur) et une politique de prix très aggressive.

Ambiance Lounge

Heureusement, on en a vu d'autres, et c'est donc joyeusement qu'on se dirige à 21h (ouch!) vers John's Pizza, les meilleures pizzas de New York. Le line-up de 10 mètres est un peu décourageant mais une table de 5 s'étant libéré quand on est arrivé, on a grillé les autochtones. Après ce bon début de soirée, on a été couché les faibles, avant de revenir se poser dans un petit bar d'Hoboken et se ruiner en billard (quelques coups magnifiques Rams mais la partie fut décevante dans l'ensemble) et en fléchettes.

Il a pas fallu nous forcer pour dormir ce soir-là.


Par Teddy - Publié dans : USA
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Samedi 5 septembre 2009
Dans la longue lignée des apparitions inopinées, j'ai fait une rencontre sympa hier.

Je rentrais de l'escalade un peu tard, il faisait déjà nuit. Pour ceux qui ont suivi, la salle est dans un quartier industriel donc il y a des entrepots partout sur la route du métro. Je marchais donc dans la rue quand soudain un truc bruisse dans un buisson au bord d'un mur. Un peu curieux, je m'arrête en me demandant ce que c'est, et je vois un truc tout poilu entre les branches. Je pense d'abord que c'est un bête écureuil, donc je suis un peu déçu...

Je regarde un peu mieux mais je vois pas trop bien dans l'ombre, par contre ça paraît  un peu trop grand pour un écureuil, peut-être un chat... Mais en fait, je vois deux bandes blanches qui ont l'air un peu longues, en tout cas, trop longue pour un chat.... Un furet peut-être...et puis le petit zanimo se rapproche de moi pour venir à mes pieds et là...

SURPRISE!

Une Mouffette!

Trop content de la voir, je veux m'approcher un peu pour mieux la voir (parce qu'il fait toujours noir et qu'on n'y voit goutte) mais visiblement ça lui plaît pas trop puisqu'elle crache un coup et fait le gros dos. Connaissant vaguement la réputation de puanteur de l'animal, je ne tente pas le diable et j'arrête de bouger. Du coup, elle continue à faire son petit tour à côté de moi. Je la suis un peu pour voir d'où elle vient mais elle finit par me voir et recommence à faire le gros dos, j'ai pas trop insisté ne voulant pas être dispensé de toute activité pendant une semaine

Bref, un petit moment bien sympathique et vraiment inattendu, qui m'a rappelé la nuit où j'étais tombé nez à nez avec un possum au retour d'une fête.La mouffette avait l'air plus sympathique...
Par Teddy - Publié dans : Ca/Raconte-moi une histoire...
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 31 août 2009
Petite parenthèse dans la saga de l'été (dernier).

Le week-end dernier ne sachant pas trop quoi faire, j'ai repris la bonne idée de la semaine précédente et je suis allé faire un peu de vélo au bord du Canal Lachine, un canal très connu à Montréal dont je vais vous conter l'histoire.

Pour commencer, la minute culturelle. Le fameux Canal Lachine traverse la ville de Montréal depuis le vieux port jusqu'à l'ouest de Montréal. Les plus malins d'entre vous auront bien sûr compris que ce nom vient du fait que les marchandises de Montréal pouvaient ainsi être acheminées depuis le centre de Montréal (et l'endroit où se situaient les industries) vers le Saint-Laurent à l'ouest pour ensuite rejoindre les Grands Lacs et à terme le Pacifique d'où l'on peut plus aisément accéder à l'Asie (parce que se taper le détour par le Cap Horn à l'époque, ça coûtait cher). Bref, au XVIIIème siècle, lorsqu'il a été contruit, il venait répondre à une grosse demande asiatique en sucre et l'essor des produits d'érable (comme le sucre ou le syrop) qui se mariait très bien (et c'est toujours le cas) à la cuisine chinoise (et ses fameuses sauces aigre douce) arrivait alors à point nommé.. Ce canal a aussi permis l'acheminent de beaucoup d'autres denrées (le bois en particulier... on ne le dira jamais assez, le Canada est un pays de bûcheron).

Aujourd'hui, la principal utilité du canal reste l'énergie hydro-électrique qu'il produit grâce à ses multiples écluses.
Il s'agit aujourd'hui d'un endroit où navigue beaucoup de bâteaux de plaisance et où beaucoup de gens viennent faire du vélo (comme moi! Ahah!) le dimanche.

L'endroit est assez joli mais on attend la fin de la reconversion qui a commencé il y a quelques années, histoire de rendre ce canal un peu terne, beaucoup plus funky. Assez logiquement, beaucoup d'industries se sont installés au bord du canal, provoquant une affluence de bâtiments très moches au bord de l'eau.

Une bien jolie maison à l'entrée du canal au Vieux Port

Un gros bâtiment bien moche, juste en face

Après quelques minutes de vélo (je fais des ellipses sinon ça va être trop long), on arrive au niveau ma salle d'escalade où le quartier est en plein reconversion avec plein de condominiums tout neufs. Si tu ne sais pas ce que c'est qu'un confominium... Pas de chance, j'ai la flemme d'expliquer ce concept très particulier. Pour faire court, c'est comme un appartement, mais en fait, c'est pas tout à fait un appartement...

Juste un peu derrière, ma salle d'escalade
très moche de l'extérieur elle aussi....

Parce que c'est un peu toute l'histoire de Montréal ça. Quand on s'y balade, la ville est très plaisante, mais on peut pas vraiment dire que c'est une "belle" ville. On a pas la richesse architecturale des villes d'Europe, ni non plus le côté hyper aéré des villes à l'anglosaxone. Mes parents étaient venus en Mai et m'avaient filé l'adresse de leur hôtel. Quand j'y suis arrivé, j'ai vu un vieux bloc pourri et je me suis dit qu'il allait passé une looooooooooongue semaine à Montréal vu comme c'était pas terrible de l'extérieur et que le quartier avait l'air un peu vieillot (genre des maisons toutes carrées en brique pas propre). Une fois rentré, tout était impeccable, trop beau. Autant le dire, ça payait vraiment pas de mine. C'est souvent comme ça à Montréal...

Une écluse, une autoroute, le canal... Le Nord me manque...

Un petit monsieur (assez bronzé) qui peint un gros bâtiment pas très beau

Le chef d'oeuvre, d'un peu plus près

La balade s'est poursuivie avec des coins plus ou moins jolis selon les moments jusqu'à ce que j'arrive au parc René Lévesques (encore un Clément Ader du coin) situé à la pointe du canal Lachine et d'où on peut observer ce qu'il y a de l'autre côté du canal.
 
L'autre côté du canal

Voilà, un petit article sans prétention sur un petit dimanche sympathique qui n'en avait pas plus. Heureusement que j'ai rajouté la minute culturelle!
Pour clore une jolie image...

Un pont à l'image des routes de Montréal
Ici, les piliers d'autoroutes sont réparés avec des pyramides en allumette
Un jour je prendrais une photo de l'échangeur autoroutier qu'on voit en sortant de l'aéroport à Montréal
et qui crée un premier contact avec le Canada assez brutal...

Et Jeudi, New York pour un rassemblement très breton-friendly!
Par Teddy - Publié dans : Ca/Life in Montréal.
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 28 août 2009
Après une nuit bien méritée, une soirée bien bizarre à Nelson, et l'accostage à 6h du matin par un autre mec louche qui rentrait au Royaume-Uni avec son camion, on quitte la ville assez tôt pour pouvoir profiter de la journée au parc Abel Tasman à une heure au nord-est de la ville. Malheureusement, le temps est pourri au possible et même si on veut bien croire tout le bien qu'on nous en avons entendu et que c'est vraiment beau avec un ciel bleu, on peut pas dire qu'on a été subjugué par la beauté du coin ce jour-là. Je vous laisse en juger par vous-mêmes, une bonne photo vaut mieux...


La ballade qu'on avait prévu est donc vite écourtée pour cause de pluie incessante. Vu qu'on ne prend pas beaucoup de plaisir à être là autant trouver un coin où il fait beau et où on profitera plus de la journée. Au retour, on croise quand même un troupeau de glouglous étranges.
  Un Glouglou!

Malgré notre ignorance crasse, le glouglou en question à un nom, il s'agit d'un takahe, un autre résidu de l'évolution qui ne doit sa survie qu'à l'absence de prédateur en Nouvelle-Zélande (mais les temps changent, les possums font un excellent travail de nettoyage sur l'île auprès des takahe comme des kiwis, enfin de tous ces oiseaux qui ne savent pas voler). Pour les accros du blog de Jeanphi, il en avait montré une espèce de cousin si je me souviens bien. Un bel oiseau bien typique du coin en définitive.
Pour rattraper le massacre de la matinée, on découvre un petit woodcarver à côté du parking, dans le jardin duquel on passe quelques minutes à regarder des sculptures parfois assez originales et puis d'autres copyrightés Kiwis.
On décide quand même assez vite de reprendre la route pour trouver les petits coins sympas où s'arrêter dont la Nouvelle-Zélande regorge.

Rapidement, on réussit à larguer les nuages et à retrouver un temps vivable. Sur la route, les collines laissent toujours la même agréable impression de gazon fraîchement tondu et le voyage se poursuit gaiement jusqu'à la côte Est du pays. A  partir de là, la route longe l'océan pacifique et on se retrouve entre l'eau et de nombreuses plages de galets à gauche et les montagnes à droite. Pendant qu'on roule, on finit par se rendre compte qu'au milieu des rochers, il y a des tas de phoques. On s'arrête donc au bord de la route, on descend sur les galets et on voit bien une vingtaine d'entre eux, un peu partout sur la plage. On les approche mais pas trop. En marchant, Max se rend compte qu'il est passé à une vingtaine de centimètres de l'un d'entre eux qui s'était caché dans un buisson.

Un mob de phoques qui chill on the beach

On finit par reprendre la route mais on s'arrête régulièrement vu qu'on trouve ce genre de groupe tous les 5 kilomètres. Je ne sais pas si c'est le cas toute l'année mais en tout cas, en hiver, c'est vraiment pas difficile d'en observer. A un moment, je ne sais plus trop qui fait arrêter la voiture car il a vu un pingouin (ou un manchot, c'est pareil, sauf que ça vole pas, on sait). Une fois descendu sur la plage, on s'approche dudit pingouin, qui a quand même une drôle de tête pour un pingouin. Mais bon pas grave, tout le monde soutient qu'il s'agit d'un pingouin et est donc trop content d'en avoir vu un.

   Le fameux "pingouin"

Un peu plus loin, on rencontre aussi un bébé phoque super mignon.

Bibifok le bébé phoque

Après quelques heures de route, on arrive finalement à Kaikoura, une petite ville assez morte en cette saison, qui longe une route faisant le tour d'une baie. Il n'y avait qu'une autre personne à l'auberge et on a vraiment croisé personne quand on a été faire un tour en ville. On s'est donc arrêté au bar du coin puisque tous les restaurants étaient fermés après avoir profité du paysage.

A très peu de choses près, la vue depuis le salon de l'auberge

La route, juste en face de l'auberge
Le lendemain matin, on se lève tôt et on fait l'ouverture de l'office du tourisme pour trouver un truc à faire. Rapidement on se décide pour aller faire du kayak en mer dans la baie. Le mec nous demande si on en a déjà, les réponses sont plus ou moins positives selon les gens mais on a pas envie de se payer un guide à trimballer. Le kiwi nous emmène jusqu'à la plage, nous fait un briefing rapide de ce qu'il y a à savoir et des règles de sécurité et nous laisse partir, visiblement moyennement confiant.
On traverse la baie pour rejoindre les rochers où on nous a dit qu'on pourrait voir plein d'animaux. Et d'un coup en chemin, un phoque sort de l'eau en sautant avant de s'écraser sur l'eau. Il se retourne en nous voyant puis replonge et resaute quelques secondes plus tard. On finit par se rendre compte qu'il a une truc blanc bizarre dans la bouche et qu'à chaque fois qu'il a sauté, il replonge pour aller le chercher. En fait, c'était un poulpe qu'il avait attrapé et qu'il était en train de manger. Il sautait hors de l'eau et se tordait pour faire claquer le poulpe contre la surface de l'eau jusqu'à ce que celui-ci éclate et que des petits bouts se détachent et qu'il pouvait ensuite manger. Le spectacle était passionant, et je n'ai malheureusement pas de photos. Max était, comme moi, trop occupé à regarder.

Le phoque qui plonge pour retrouver son poulpe

Max le grand kayakiste chasseur de phoques

La faune des rochers, dommage on ne voit pas les troupeaux de phoques...

La balade a continué pendant toute la matinée, on tournait autour des rochers en débusquant d'autres phoques. On espérait revoir le même spectacle mais on a pas eu cette chance.

L'hiver là-bas est quand même pas trop pire, puisqu'en rentrant on s'est rendu compte qu'on avait pris des bons coups de soleil et qu'il faisait quand même bien chaud. En début d'après-midi, on a pris notre dernier pique-nique en Nouvelle-Zélande, notre avion partait le lendemain matin à 4h, on devrait rendre la voiture en fin d'aprèm à Christchurch et surtout passer la nuit dans l'aéroport. On a donc repris la route tranquillement.

Ah et juste un dernier truc, ce dernier pique-nique nous a permis de manger les chips les plus gros du monde dont le descriptif ressemblait à ça (ce qui a pas mal pesé dans la balance lors de leur achat):
On dit que la grande muraille de Chine est grosse. Le Grand Canyon, ça aussi c'est plutôt gros. Il y a pas mal de gros trucs dans le monde mais ces chips, ils ne sont pas juste gros. Ils sont Biguns (ouép, ça marche mieux avec Big)

 Après avoir étouffé deux trois mouettes avec ça, on est rentré sur Christchurch.

On va manger... Des CHIPS!

Même le pingouin est génial

Max aura le mot de la fin sur le trajet du retour à l'aéroport. Enfin la photo plutôt.


Et puis la suite bientôt de retour sur le continent...
Par Teddy - Publié dans : New Zealand
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 25 août 2009
Je reprends un peu la saga New Zealand comme je l'ai dit. D'abord parce que je me dis que c'est sympa d'écrire tout ça tant que je m'en souviens encore et parce que je suis plutôt motivé en ce moment. Aussi un peu parce que je me rends compte qu'il y a un an tout juste, j'arpentais les rivages brumeux du Sound.

La dernière fois, j'avais clos l'aventure à notre retour de Milford Sound (ayez une petite pensée pour Zu qui doit y être en ce moment). On passe donc notre dernière nuit au YHA très sympa de Te Anau, où l'on recroise les "petits précieux", deux mecs qui passaient trois mois sur l'île du sud et buvaient du Nesquik le matin pendant que nous, on finissait un sac de chips ou qu'on mangeait des Tim-Tams. Ça paraissait être du méga-luxe à ce moment-là. On quitte finalement Te Anau aux premières lueurs. On a pas mal de route ce jour-là puisqu'on prévoit d'aller jusqu'à Franz Josef qui se situe à 500km tout en se prévoyant une bonne pause pour visiter Queenstown et du temps pour pouvoir s'arrêter quand on le souhaite.

La première partie de la route pour aller à Queenstown est vraiment très sympa. On nous avait dit que c'est dans cette région qu'avait été tournée pas mal de scènes du Seigneur des Anneaux (et vu le nombre de mini-guides qui parlent de ça dans les offices du tourisme, c'est difficile de ne pas être au courant). Pour les connaisseurs, la région qui s'étend de Te Anau à Kingston ressemble beaucoup aux plaines du Rohan. On retrouve le même type de paysage après Queenstown. Une fois passée la ville de Kingston (c'est plus un village), on arrive au Lake Wakatipu que la route suit pendant une centaine de kilomètres jusqu'à Queenstown.

L'endroit idéal pour une pub de bagnole

Comme on s'y habitue très vite en Nouvelle-Zélande, la route est une attraction à elle toute seule et on prend beaucoup de plaisir à tomber les kilomètres (même si je doute pas que ce soit encore plus sympa quand on a le temps). On finit par arriver à Queenstown, la ville de tous les frissons où on peut s'essayer à la plupart des sports extrèmes ou dits "extrèmes". Beaucoup de gens y vont pour ça, on peut y faire du para (n'est-ce pas?), du rafting, tous les sports de neige, des "croisières" en zodiaque. En gros, beaucoup de possibilités, l'endroit est une grosse étape pour les gens qui font le tour de Nouvelle-Zélande en working holiday. Malheureusement, nous, on a pas le temps (ni les moyens d'ailleurs vu qu'on sait que la partie Australie de notre voyage risque encore de nous coûter cher) donc on fait juste le tour de la ville.
Un pote nous avait conseillé de nous arrêter à Fergburger où l'on sert dit-on, le meilleur burger du monde. Vu qu'on était arrivé à Queenstown relativement tôt et qu'on ne voulait pas s'attarder, on a entamé les hositilités à 11h. Pour ne rien rater, on s'est pris le Big Al, visiblement la spécialité du resto. En terme de big, t'es pas volé sur la marchandise, il y a à peu près tout ce qu'on peut mettre dans un burger, du fromage, des oignons, un steak de vraie viande, du bacon, encore du fromage, de la salade et même la tranche de beetroot de rigueur down under.

Le Fameux Big Al (qui a l'air un peu lourd)

Les burgers à l'échelle

Une fois ce repas efficace et équilibré terminé, on est reparti pour faire le tour de la ville. La population faisait un peu penser à ce qu'on peut voir à Tremblant, en gros, des skieurs et des snowboarders avec beaucoup de coup. On croise plein de statues bizarres comme celle de l'ami des moutons ou celle de l'émeu préhistorique géante qui a disparu il y a trois siècles. La ville est très sympa, assez vivante. Le lac et les montagnes rendent le tout magnifique et je me disais que ça devait être sympa d'y vivre pour un ou deux mois (par contre vu le passage, je sais pas si c'est facile d'y trouver un job).

Vue sur les montagnes depuis Queenstown

Vue sur Queenstown

On reprend donc la route en début d'aprèm', conscients qu'on est pas encore à la moitié du chemin. La région à la sortie de Queenstown ressemble toujours aux plaines du Rohan et c'est toujours aussi magnifique. Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas, si bien que rapidement, on arrive au Lake Wanaka. J'imagine que ce qu'on peut voir là ressemble un peu aux alentours du Lake Tekapo qu'on ne pouvait pas vraiment voir à cause de la brume. Encore une fois le décor est idyllique, une eau bleu et plate à des kilomètres qui n'est troublée que par les quelques personnes qui y font des ricochets. La tentation est grande, on trouve difficilement mieux qu'une plage de galets et qu'un lac d'huile. C'est d'ailleurs là qu'on a l'occasion d'observer les champions du monde de ricochets dont les cailloux finissent par glisser à la surface de l'eau sans même plus rebondir à une trentaine de mètres d'eux (pour l'histoire, on a fini par s'apercevoir qu'il y avait quand même moins de mérite dans des conditions pareils étant donné que nos cailloux faisaient pareils).

On a vécu des hivers plus rudes

Taste of Paradize

Cap vers le Nord toujours, la route continue à longer quelques lacs, offrant des panoramas surperbes toutes les 10 minutes. On regrette de ne pas avoir plus longtemps et de ne pas avoir de van, ce qui nous auraient permis de pouvoir nous arrêter n'importe où... et ce ne sont pas les lieux qui manquent pour ça.

Lake Wanaka
 
Lake Hawea

On finit par quitter les lacs pour suivre une rivière dont j'ai oublié le nom et que nous suivont jusqu'à la côte Ouest du pays. Au départ, c'est une toute petite rivière qui se trouve dans un fossé au bord de la route, puis, au fur et à mesure qu'on avance, celle-ci s'élargit en même temps se borde de galets. Au bout d'une centaine de kilomètres, elle est rejoint par d'autres cours d'eau  pour devenir ceci. Je ne sais pas si c'est parce que nous étions en hiver mais j'imagine que le reste de l'année, elle doit être plus remplie que cela.

Peu de temps avant d'arriver à la côte Ouest

Nous arrivons finalement à la côte Ouest, le temps de prendre une pause et un petit goûter (des Tim-Tams par hasard?). Cet endroit du pays est assez marrant puisqu'il est traversé par une multitude de petits cours d'eau plus ou moins large. On passe donc son temps à traverser des ponts. Le seul ennui, c'est que ces ponts sont juste assez larges pour une voiture et que certains sont assez longs. Faut faire plutôt gaffe avant de te lancer à ce que personne ne soit déjà dessus sinon t'as le risque de te faire une bonne petite marche arrière. Pour certains, étant donné leur longueur, les mecs qui ont fait le pont ont eu l'intelligence d'élargir le pont à deux voies sur une dizaine mètres histoire de pouvoir permettre le croisement au milieu, vu qu'il n'est pas dur de ne pas voir quelqu'un qui est déjà sur le pont. Pour les gros geeks qui, comme moi, ont vu le dernier X-Men, vous pouvez voir le coin dans quelques scènes du film, quand Wolverine est en moto et suivis par l'hélico (c'est d'ailleurs marrant de le voir rouler à droite puisque toutes les flèches au sol lui indiquent de rouler de l'autre côté).

Premier pas sur la côte, on en oublie presque que c'est l'hiver

En fin de journée, on arrive donc plutôt content de notre périple à Franz Josef et à l'heure pour trouver une auberge de jeunesse. On réserve une marche sur le glacier pour le lendemain. On se prépare un vrai repas, histoire de changer des sandwichs, des chips et des biscuits. On passe la soirée avec un mec un peu fou (ou imprudent) qui était parti pour une longue rando le jour précédent et avait mal jugé de la distance. Parti un peu tard, il avait pris une bonne pause repas dans la journée et s'est retrouvé à deux heures de la fin de sa track quand la nuit est tombé. Ici pas une lumière à 50 kilomètres à la ronde, autant dire que la nuit, il fait noir. Des chemins pas très larges dans des forêts touffus, autant dire que pour suivre son chemin faut être attentif. Bref pour faire ce qu'il lui aurait pris 2h en journée, il lui en a fallu 4 et puis la Nouvelle Zélande, l'hiver, les photos ont beau faire caliente, on tape pas au dessus des 10° en journée et si on est au dessus de 0 la nuit, c'est le nirvana (et je pense être large).
Le lendemain, réveil matinal pour le tour qu'on avait pris. On se fait équiper pour le glacier. On était tous les quatre en short puisqu'il était interdit d'y aller en jean et qu'on avait intelligement rien pris d'autres. On rencontre John, notre guide trop awesome, américain qui avait arrêté ses études parce que ça le soulait pour venir faire de l'alpinisme et de l'escalade en Nouvelle-Zélande. Il a passé la journée à nous appeler 'Folks' ce qui changeait du 'mate' habituel australien (et pour la précision, "He comes from Delaware, it's like that on the map"). On entame l'ascension, on croise quelques Keas en chemin qui viennent se poser à côté de nous pendant qu'on monte. Les glaciers ont beaucoup reculés partout dans le monde ces derniers années, ce qui expliquent le côté très caillouteux de la première partie du glacier. Notre guide nous expliquera d'ailleurs que le glacier de Franz Josef est l'un des seuls à avoir avancé l'année où on y est passé. Après une bonne journée à arpenter le glacier, on a quitté Franz Josef pour rejoindre notre prochaine étape: Nelson, tout au Nord de l'île.

Franz Josef Glacier dans le fond

La vue d'en haut

Francoo à la sortie passage technique creusé par l'eau

Là encore, beaucoup de route. Sur la côte, les paysages sont égaux à eux-mêmes, on finit néanmois par s'enfoncer dans les terres pour goûter à la campagne néo-zélandaise toujours aussi vallonée. La route est longue et sinueuse, toujours pleine de rivières et de ponts. On pensait s'arrêter en chemin et arriver à Nelson le lendemain mais vu qu'il n'est pas tard, on continue. Ça nous permettra d'avoir plus de temps au parc Abel Tasman le lendemain qui est la raison de notre passage à Nelson (qui sinon n'est pas une ville ultra-attrayante). On y arrive en début de soirée, le temps de faire un tour dans le centre (un peu mort mais c'est la basse saison). La soirée sera elle aussi riche en rencontres et donnera pour toujours à Nelson un goût de ville bizarre.
A peine arrivé, en faisant un tour avec Maxime, trois mecs plutôt Indiens nous accostent pour nous demander où ils peuvent trouver des "massage spanker lilly" (je l'écris comme je l'ai compris), n'ayant pas trop d'idées de ce que c'est, on dit qu'on sait pas, les mecs insistent et on finit par comprendre grâce à leur capacités de mimes hallucinantes.
On croise plein de gens louches dans la rue. Nelson est vraiment une drôle de ville.
On finit par se réfugier dans un resto italien qui en fait, fait son jour d'ouverture. On aura l'occasion de s'en rendre compte grâce aux serveuses qui nous offrent le meilleur service que j'ai pu voir à ce jour même si c'est pas exactement ce à quoi on s'attendait. Quand on arrive la première serveuse nous demande si on veut s'asseoir (bah oui quand même pour manger, c'est plus pratique), puis nous laisse poireauter à l'entrée. Quand elle voit qu'on est toujours là, elles demandent à sa copine ce qu'elle doit faire de nous. Cette dernière nous file dont une table en installant tout dessus rapidement puisque visiblement elle avait un boulot monstre à s'occuper du groupe de 20 qui fêtait l'inauguration du resto. Max un peu déçu de pas avoir une aussi jolie table qu'à côté avec plein de bougies en demande. La fille nous regarde tous les quatre, nous dit  "So romantic" en se marrant et en insinuant qu'elle s'était pas rendu compte qu'on était de l'autre côté de la barrière. La commande fut un moment mythique où après l'énumération des quatre pizzas, la serveuse même pas encore arrivé à la cuisine, est revenu nous demander ce qu'on voulait parce qu'elle avait tout oublié. Mais la cerise sur le gâteau fut quand même le dessert. J'avais commandé un tiramisu et dix minutes plus tard, elle arrive la bouche en coeur avec mon tiramisu dans une tasse. Je me dis qu'ils ont une manière plutôt spéciale de le présenter. Il me faudra le temps de plonger ma cuillère dedans pour me rendre compte qu'effectivement, c'était pas un tiramisu mais un cappuccino et qu'elle avait confondu. Bien sûr, elle est revenu s'excuser en nous disant qu'elle ne savait pas ce que c'était, qu'elle avait commencé aujourd'hui, qu'elle voulait pas retourner à son ancien travail dans un marché de poissons parce qu'elle en avait marre de puer la poiscaille, et tout ça avec le sourire. A part ça, les pizzas étaient excellentes, du vrai gorgonzola et du vrai parmesan, j'avais pas vu ça depuis six mois...

Voilà pour la troisième étape... la suite bientôt...


Par Teddy - Publié dans : New Zealand
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Clin d'oeil

  • ManlyIII.jpg

Derniers Commentaires

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés