Lundi 19 mai 2008

    Voilà une histoire qui me tint en haleine durant un moment depuis mon arrivée... Je l'ai appelé "Le Mystère des Bouloches Magiques".

    Je suis arrivé en Australie, il y a deux mois, avec des habits mais pas énormément, genre je devais avoir 6-7 t-shirts pas plus. Je me disais que j'en achèterai ici et que je bazarderai les vieux. C'est le petit côté sympa de l'avion. Tu sais que quoiqu'il arrive tu reviendras avec 23kg d'affaires. Et bon, si je compte les souvenirs et les cadeaux, j'avais pas intérêt à partir trop lourd si je veux revenir avec.
    Au bout de 2 semaines, je me rends compte avec dépit que deux de mes T-shirts sont remplis de bouloches (mais alors bien...). C'était deux t-shirts Billabong que j'avais achetés sur vente-privée juste avant de partir. Je conspue ces salauds de vendeur par correspondance qui m'ont refilé des habits pourris que je n'ai certes pas payé très cher mais qui boulochent au bout de deux semaines.
   
    Cependant, tout cela me semble bizarre, si j'avais bien quelques souvenirs de pulls en laine qui boulochaient, des t-shirts en coton... jamais! Il était temps de commencer l'enquête.

    J'ai commencé par vider ma garde-robe, ce qui m'a pris une minute vu que comme je l'ai dit, j'ai pas ramené grand chose. Et j'ai commencé à vérifier mes fringues. Après quelques minutes, je me rends compte que des petites bouloches commencent à poindre sur un sweat. Ce ne serait donc pas la faute de Billabong/Vente-Privée...
    En continuant mes recherches, je m'aperçois que toutes les bouloches sont concentrées en bas du dos, ce qui n'est pas commun. J'exclue donc la machine à laver de la liste des coupables potentiels, elle aurait fait des bouloches uniformément (ou au moins presque partout). Mes recherches se retrouvent bloquées là par manque d'indice...

    Quelques semaines plus tard, je finis par aller au boulot avec un sweat que je mettais pas jusqu'alors, d'une part parce qu'il faisait trop chaud, et d'autre part parce que j'essayais d'aller plutôt bien habillé au boulot (mais bon, on finit par chopper le rythme australien, donc tenue cool de rigueur). Et voilà que deux jours plus tard, il se retrouve tout bouloché aussi. J'en déduis immédiatement que quelque chose de pas clair se trame Bay 15 à l'Australian Technology Park.

    Les bouloches, le bas du dos, NICTA, les pièces du puzzle commencent à s'imbriquer les unes dans les autres. Le vérité devient alors plus claire que l'eau de roche. Le coupable est évident. Il trônait me regardant avec défiance en plein milieu de la salle...


    Mon fauteuil de bureau !!! En examinant son état de surface, je m'aperçois qu'il est conçu spécialement pour retenir les fibres des habits et que celles-ci finissent par se regrouper en bouloches lors d'une utilisation prolongée. Un peu de bricolage suffira à régler ce problème mais je dois avouer que ce mystère était vraiment mystérieux.
Appréciez la microgranularité de la surface du fauteuil

    Pour finir cet article, un petit truc pour venir à bout des bouloches (oui, j'ai un petit côté maniaque alors il fallait que je m'en débarasse absolument)...
Astuce : Pour faire disparaître les vilaines bouloches qui balafrent ton pull (et pourrissent MA vie). Arme-toi de ton rasoir Mach3 avec une lame à 4$ (ouh, c'est reuch). Soupire un coup parce que tu vas bien la pourrir. Prends ton pull à bouloches et (délicatement) rase-lui les bouloches! Et voilà, il a retrouvé sa jeunesse! Enfin, l'état dans lequel il était avant que tu ne le poses sur la Chaise à Bouloches Maudite...


par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
ajouter un commentaire commentaires (1)    créer un trackback recommander
Samedi 17 mai 2008

    Ma journée de vendredi sans être réellement fantastique était mémorable et restera sans doute gravée dans ma mémoire pour un bon bout de temps.

    Je me levais comme chaque matin pour aller bosser, j'enfile mon pantalon, un t-shirt et je prends mes affaires pour aller à la salle de bain. J'appuie machinalement sur le verrou de la porte à l'intérieur de l'appart' pour la bloquer (La porte d'entrée de la maison reste parfois ouverte donc quand je suis pas dans ma chambre, je verrouille souvent la porte). Je sors de ma chambre. Je vais claquer la porte. Avant de le faire, je tapote un coup ma poche arrière (celle où je mets les clés de la chambre) pour être sûr que j'ai les clés, ca fait un bruit de trousseau. C'est bon, je les ai. Je ferme la porte.

    Je vais à la salle de bain, je prends ma douche. Je retourne à ma chambre, je glisse ma main dans ma poche. Tiens, une grosse boulette de papier qui faisait du volume dans ma poche. La coïncidence est amusante car cette boulette fait à peu près la taille d'un trousseau de clés. En tout cas, c'est l'impression qu'elle pourrait donner si on la touchait à travers la poche d'un jean.
    Je fouille encore un peu. Tiens, quelques pièces qui font du bruit dans ma poche. La coïncidence est amusante car ces pièces font à peu près le même bruit qu'un trousseau de clés. En tout cas, c'est l'impression qu'elles pourraient donner si on les touchait à travers la poche d'un jean.
    Inutile de vous faire un schéma, je n'ai rien trouvé d'autre dans ma poche hier matin. Pas même un trousseau de clés qui m'aurait été bien utile pour rentrer chez moi. Voilà, je me retrouve coincé hors de ma chambre sans clé pour y rentrer.

    Récapitulatif de la situation : Mes clés sont à l'intérieur de la chambre, fermée de l'intérieur, mais pour que la fête soit plus folle, elles y sont restées avec mon porte-feuille (et donc tout mon argent), mes chaussures, mon baladeur bref à peu près tout ce qui m'appartient sauf un jean, un t-shirt, un pièce de deux dollars, deux pièces de 20 cents, une boulette de papier dont vous connaissez la forme, ma carte de NICTA (au cas où j'aurais envie d'aller au labo) et mes affaires de toilette. J'avais le droit à cette sensation paradoxale d'être enfermé à la fois à l'intérieur (de la maison que je ne pouvais quitter sans prendre le risque de ne plus pouvoir y rentrer) et à l'extérieur (de ma chambre).

    Le Destin (je Le mets en gras avec une majuscule car Il le mérite, Il a été un vaillant adversaire, allez, je Lui ajoute même du rouge parce qu'Il le vaut bien) avait décidé de se jouer de moi aujourd'hui.

    Hélas, mille fois hélas pour Lui, Il n'avait pas prévu que dans l'ombre, j'avais secrètement déjà préparé une parade à cette éventualité. En effet, mon balcon étant commun avec celui de mon voisin Pedro et la porte-fenêtre de ma chambre ne fermant pas, je n'avais qu'à lui demander de passer par chez lui et le problème était réglé. Une victoire presque trop facile. Je toque donc à la porte de Pedro. Au moment où ma main touche la porte, je me rappelle qu'à cet endroit même, Pedro avait la semaine dernière glissé une feuille sur laquelle, il rappelait au proprio qu'il avait payé deux semaines de loyer en avance. Pas la peine de réfléchir pour comprendre qu'il a dû partir en vacances et qu'il ne rentrera pas avant une semaine. Le Destin avait donc un peu préparé son coup avant de m'attaquer lâchement dans le dos, mais qu'importe... Je n'allais pas abandonné aussi facilement.

    Je m'aperçois que cet article manque cruellement de photos. Je mets donc une photo d'ornithorynque parce que ça fait longtemps qu'on m'en réclame. Je peux bien faire ça. Evidemment, elle n'est pas de moi.

En observant sa forme, vous devez à présent mieux comprendre pourquoi il est furtif !

    Je décide donc d'aller frapper chez Giovanni, un voisin pour lui demander si je peux emprunter son portable pour appeler le proprio. Bon, comme il n'est que 8h30, je décide d'attendre quand même une petite demi-heure. A 9h, je frappe donc chez Giovanni, que je réveille évidemment mais qui, touché par mon problème, me file son portable avec le numéro de Mario (le propriétaire). J'appelle et tombe sur une boîte vocale. Pas grave, je rappellerai plus tard, je prends le numéro de Mario sur un bout de papier, et retourne mater la télé dans le salon. C'est encore l'heure des dessins-animés.
    Un peu plus tard, je retourne téléphoner. La boîte vocale. Encore. Les dessins-animés sont pas trop mal. Emanuele (un autre Italien) descend les escaliers et vient me voir (Giovanni lui avait dit ce qui m'était arrivé). Et là, il me dit qu'en fait Mario est parti "overseas". Tiens, petite parenthèse, c'est un truc que j'aime bien ici, personne ne dit à l'étranger, on dit "overseas", je trouve ça assez sympa. Les avantages de vivre sur un île. Il ne reviendra pas avant six semaines. Bon, on dirait que le Destin est pas si stupide que ça et qu'il a avait anticipé quelques-uns de mes coups.

    Je réfléchis un peu, je demande à Emanuele qui va collecter les loyers si Mario n'est pas là. Il me répond que c'est sa soeur et qu'elle viendra demain à 10h de toute façon. Je lui demande s'il a son numéro. Il me répond que non... Erf, pas bien pratique ça... Il ajoute que la fille qui habite là, l'a sûrement :

Elle habite ici la fille ! (Véridique)

    Mais, il pondère la bonne nouvelle. Elle ne revient qu'à 18h. Je prends mon mal en patience et j'attaque "Deception Point" de Dan Brown qui traînait dans le salon. Il est 9h15.

Vous noterez la couverture française car il était effectivement en français.

    A  19h30, je finis "Deception Point" (il casse pas trois pattes à un canard mais il est quand même bien sympa comme bouquin, toujours les mêmes recettes qui marchent mais bon, si on apprécie le style, on s'en lasse pas). Elle est toujours pas rentrée. Je change de programme et me décide pour regarder un peu la télé. Après dix minutes de Big Brother (Loft Story en gros), j'en pouvais plus. J'ai zappé pour un match de Rugby League (rugby à XIII en Australie), alors je sais pas si le rugby à XIII se joue pareil en France, mais je préfère largement à XV. Ca me paraissait mou. Chaque fois que le mec est plaqué, le jeu s'arrête, c'était bien relou... Franchement, autant jouer au netball... Enfin, bref, c'est pas une histoire de rugby. Pas le courage de regarder la fin, je commence "Le Cadavre dans la Rolls" de Connelly. La fille finit par rentrer vers 20h30. Je pense pouvoir asséner un coup fatal au Destin. Mais, ma bonne éducation me retient, et je me dis que c'est pas terrible d'appeller la soeur du proprio (qui habite pas à côté) à 21h pour lui demander de venir ouvrir MA porte parce que je suis un boulet alors qu'elle passera le lendemain matin. Alors, je décide que je passerai la nuit sur le canapé du salon (en même temps, je m'étais fait à cette idée pendant la journée). J'ai continué à bouquiner jusqu'à 23h, j'ai été me chercher une couverture et je me suis posé sur le canapé. J'ai passé une super nuit, il était hyper confortable !

    A 8h, je me suis réveillé, je suis parti me doucher (plaisir à nul autre pareil dans la mesure où c'est la seule chose que je pouvais faire, puisque c'était les seules affaires que j'avais à ma disposition.) Je reprends la lecture du Cadavre. Et soudain à 9h55, j'entends quelqu'un rentrer.  J'explique rapidement mon problème à Johanna, elle m'ouvre la porte et je retrouve enfin mon chez moi...ainsi que mes clés.

    C'est marrant à dire, mais finalement, j'ai pas l'impression d'avoir passé une mauvaise journée, elle est passée super vite d'ailleurs. J'ai bouquiné peinard dans un fauteuil confortable, pas de portable, pas de mails, rien pour me déranger. En tout cas, j'ai pas l'impression que ça risque de se reproduire avant vraiiiment longtemps.
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Jeudi 15 mai 2008

    Bon alors, là, vous êtes normalement un peu étonné parce que je vous parle de la Day Two dans la Hunter Valley alors qu'on a pas parlé de la Day One. C'est un peu comme Star Wars, pour pas gâcher le suspense de l'Episode Two, j'évite de vous raconter l'Episode One avant. Comme ça, vous serez tenu en haleine par le récit pendant la totalité du week-end.

    Le matin après une nuit fort agréable, (vu ce qu'on avait fait la veille et l'avant-veille, c'était pas très étonnant qu'on soit complètement crevé), réveillé par la tiédeur de l'automne australien (un genre d'été indien), les démangeaisons de quelques moustiques squatteurs de tente et les klaxonnements intempestifs de quelques Aussies amusés par notre situation. On se lève et je décide de faire un peu de reconnaissance pour voir où on a dormi. Alors effectivement, l'endroit qu'on a choisi était bien à l'arrache et je comprends que ça ait fait marrer les quelques conducteurs qui sont passés par là. Perso, je crois que j'aurais fait pareil, j'aurais klaxonné un grand coup pour bien montrer que ça me fait marrer. Je vous laisse quelques photos du camp de base avant le départ de l'expédition.

   
Vous l'avez remarqué, on est juste dans le virage, de l'autre côté de la rambarde de sécurité...
On peut vraiment pas nous louper!

    Après un réveil plus ou moins difficile, nous reprenons la route et on s'arrête à Cessnock pour prendre un brekkie bien mérité.
Francoo mangeant un "délicieux" croissant...
(Prononcez "croassènete", si vous êtes sage je vous écrirais quelque chose sur la catastrophe du mille-feuilles)

    Croissants, muffins, chocolat, jus de fruits sont au menu de cette petite boulangerie qui propose quelque chose d'unique au monde. Un service 8 jours sur 7, ce qui est suffisament rare pour qu'on en parle.

Qui a dit que les Australiens étaient des glandeurs?

    Et là, c'est le vrai départ pour la Hunter Valley, la région viticole la plus proche de Sydney où nous pourrons voir ce que donne le vin australien sans nous ruiner. On va jusqu'au point d'information où une gentille dame nous dit les trucs cools à faire. On finit par s'arrêter sur le domaine de Audrey Hepburn (j'ai plus le nom, mais ça commençait par Audrey donc je mets ça comme ça, ça fait joli!). On a de la chance, on a un panorama magnifique sur la vallée (la plaine?).


    Ca me faisait un peu penser à la Toscane avec les collines, les vignes, le ciel... Du coup, je me suis allongé dans l'herbe au soleil pour en profiter un peu, pendant que Stan et François étaient en train de se faire le palais à l'intérieur. Une fois les quelques dégustations de rigueur effectués, on reprend la route et là... (non pas Bim!), on voit une grande pancarte "Château François"...


    C'est un peu comme avec la chasse à l'ours, on peut pas passer à côté...alors on va entrer. On pénètre dans le domaine, et rapidement, on se rend compte que ça a moins la classe que le précédent. Le chemin est bien rocailleux, les vignes ont l'air un peu mutantes, on arrive devant une maison, on n'est pas vraiment sûr que c'est là qu'il faut aller. Bref, on est sceptique. On est loin de se douter que nous venons de rentrer dans l'un des lieux les plus "underground" de la culture viticole australienne. On se gare au bord de la maison. Un petit vieux sort et commence à ouvrir son garage, qui est en fait l'endroit où il fait son vin. Il est plutôt joyeux et sympathique. Il commence à nous parler, on comprend rien.
    Il faut savoir que quand un Australien te parle généralement, comme il bouge pas les lèvres (la nation australienne est un ancien peuple de ventriloque, j'en suis à peu près sûr), tu comprends pas grand chose. Mais là, on comprenait vraiment rien. Nada, que dalle, niet, rien de rien. On se marre quand il sourit pour faire bonne figure. On essaie de pas le faire quand il parle pour les mêmes raisons. Au bout de pas très longtemps, on se rend compte qu'en fait il fait pas vraiment des phrases mais qu'il aligne des mots comme ça. Il demande d'où on vient, quand Fabian dit qu'il est Suisse, il s'exclame "Switzerland...Hotstrokes...Hotstrokes"... Why not? Il nous sert un petit blanc pas mauvais en nous racontant des histoires qu'on comprend pas. On est au bord des larmes mais on tient le coup. Il nous raconte un peu sa vie, nous montre le bulletin de sa fille qui fait des maths "Maths...Hard... Very hard...", nous sert un sparkling pinot noir de 1999 infâme (on dirait qu'il y a une précipité de vin collé sur tout l'intérieur de la bouteille qu'il a d'ailleurs du ouvrir en 1999 ), nous raconte plus ou moins quelques expériences de ses enfants "Twenty-two... Five french... Friends... Remember?". Pour le coup, nous, on se souvenait de rien mais bon, on a dit que oui comme ça se fait dans ces cas-là. Il nous a finalement resservi un petit rouge (pas mauvais celui-là mais comme le reste de l'équipe était plutôt méfiant après l'expérience du pinot noir, à part moi et Fabian personne n'en a pris). Il nous a fait un petit schéma  qui ressemblait à ça :

" 3 | 1" Mais qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire?

    Il nous a fait comprendre que ça avait un rapport avec la France : "France...France... Get it?". D'ailleurs, si quelqu'un a une idée de ce que ça peut signifier, je suis tout ouïe. Stan est en train d'exploser de rire, il se retourne et s'éloigne de quelques mètres. Le petit vieux le rappelle et lui dit de pas s'enfuir. C'était la torture de pas se marrer. Il se décide enfin à nous achever et commence à nous raconter une histoire. Pour changer, on comprend rien, la tension monte, on est limite nervous breakdown, on a le sourire aux lèvres, il manque pas grand chose pour qu'on éclate, c'était vraiment horrible, on se retient mais on a déjà passé depuis longtemps les limites humaines... C'est à ce moment précis qu'il finit par dire: "And then he died...". J'ai fait tout ce que j'ai pu pour me retenir mais Stan était déjà mort de rire, du coup, on a tous éclaté de rire (ce qui a provoqué un léger malaise parce que bon c'était pas censé être drôle à mon avis, mais encore une fois, on ne le saura jamais). Remis de nos émotions, on finit par le quitter... A peine dans la voiture, on craque nerveusement...
    Le lendemain, je parle à mon tuteur de ce vigneron un peu space. Il me fait : "C'était à Château François?". Il y avait été. J'apprendrai alors que ce mec avait été champion de boxe, a eu une attaque ce qui a un peu endommagé son cerveau et ce qui explique pourquoi il avait un peu de mal à s'exprimer. Donc, voilà, il faut pas se moquer parce qu'on sait jamais par quoi les gens sont passés... même si c'est dur...

    On repart pour visiter un autre endroit, "Hunter Resort", un domaine plus smart. C'est ici que nous feront une découverte incroyable. Quand il ne distribue pas de cadeaux, le Père Noël (Santa Claus) joue les vignerons en Nouvelle Galles du Sud.
    Ce qui est sympa en Australie, c'est que les mecs te prennent pas pour des petits cons parce que t'es jeune. On arrive à 5 jeunes, on se fait pas snobber, le Père Noël nous sort 3 bouteilles pour commencer les dégustations tout en nous expliquant qu'en Australie, on fait ce qu'on veut, on mélange les cépages comme on le sent, on rajoute du sucre si on veut, bref, on se prend pas la tête comme en France (je vous donne pas tous les détails de comment le vin est fait en Australie parce que je me souviens pas de tout et que je voudrais pas dire des conneries). Il nous ajoute aussi que la Hunter Valley est le pire endroit du monde pour faire du vin. Les conditions climatiques sont trop changeantes, et que 2008 sera sûrement la pire année depuis longtemps.
    Généreux comme à son habitude et avide de distribuer les cadeaux, le Père Noël nous fera goûter une dizaine de bouteilles (Il disait que 5 doses "dégustation", ça faisait un verre mais personnellement, je crois que 3 ou 4, ça faisait déjà un verre bieeeeen rempli). Bref, on écoute avec joie ses histoires même s'il parle un peu dans sa longue, longue barbe et que des fois ça aide pas à tout saisir. Nous quittons finalement le Père Noël pour aller faire une dégustation d'huile et d'olives un peu plus loin.
    Bon, c'était sympa mais sans plus, on finit dans un magasin de chocolat où l'on pille allégrement tous les trucs gratuits à déguster qu'on trouve et on prend finalement la route du retour.

    On réussit un tour de force en arrivant à Sydney, pile poil à temps pour rendre la voiture à 17h le dimanche. Bon, quelques problèmes d'orientation font qu'on l'a plutôt rendu vers 17h10-15 mais les gars ont été cools et nous ont attendus pour fermer. Voilà comment finissent nos aventures dans la Hunter Valley. A bientôt pour le début !
  
    Voilà, j'aurais bien aimé rajouter quelques photos, notamment celles avec le Père Noël et avec le vigneron de Château François mais Max a quelques problèmes pour récupérer ses photos. Je remonterai l'article à l'occasion quand je les aurais récupérés.


    Et puis pour finir, Narrow Stairs de Death Cab for Cutie vient de sortir, je vous le conseille vivement... Raaaah, Grapevine Fires... et aussi Your New Twin Sized Bed...

    A la relecture, je crois que j'ai jamais fait autant de fautes d'orthographe dans un article. Je suis un peu blasé là. J'ai l'impression d'écrire trop mal. Quand je pense qu'il en reste sûrement encore une ou deux, ça me fait mal...
par Tweezer publié dans : Australie
ajouter un commentaire commentaires (4)    créer un trackback recommander
Lundi 12 mai 2008

Oz

01 - Taylor - Jack Johnson
02 - Better Than - The John Butler Trio
03 - Woman - Wolfmother
04 - Nowhere Man - The John Butler Trio
05 - If You Really Want So Little From Me - Love Outside Andromeda
06 - Light Surrounding You - Evermore
07 - Cookie Jar - Jack Johnson
08 - Mind's Eye - Wolfmother
09 - Gone - Jack Johnson
10 - Astair - Matt Costa
11 - Sparrow - Love Outside Andromeda
12 - Are You Satisfied ? - Evermore
13 - Made Of Broken Glass - Love Outside Andromeda
14 - Daniella - The John Butler Trio
15 - Funky Tonight - The John Butler Trio
16 - Dimension - Wolfmother
17 - Boxcutter, Baby - Love Outside Andromeda
18 - Good People - Jack Johnson
19 - On and On - Jack Johnson
20 - Company Sin - The John Butler Trio
21 - Achilles (All 3) - Love Outside Andromeda


    Je me suis dit que ça pourrait être intéressant (mais peut-être que je me trompe)... Voilà donc une petite playlist à base de groupes ou de chanteurs australiens ou tout du moins qui ont pas mal de succés en Australie, j'ai eu les noms par un Australien qui me demandait ce qu'il y avait comme bons groupes de rock en France, du coup, il m'a dit ce qui marchait bien en Australie. Il y a des trucs que vous connaissez sûrement depuis des années (du coup, je vais pas me fatiguer à présenter John Butler... puisque tout le monde le connaît en tant que membre du BOCC même si on le voit pas souvent à Toulouse à cause de ses tournées...) et puis d'autres, pour lesquels j'en suis beaucoup moins sûr.

    Jack Johnson... La première fois qu'on m'en a parlé, j'ai dit que je ne connaissais pas (à tort) mais c'est plus son nom que je ne connaissais pas. Je crois que tout le monde a entendu au moins une fois "Good People" à la radio... Techniquement, il est pas Australien mais Hawaiien... Comme tout bon Hawaiien (ou Australien), il a commencé à s urfer super jeune (souvent quand t'es sur la plage, tu vois des gamins qui ont pas dix ans et qui surfent trop bien, e t franchement ça doit être insupportable pour les types de 20 piges qui sont à côté) et est donc devenu très vite un gros   dieu de la vague, il a fait des championnat mondiaux et a failli devenir surfeur pro (c'est même le pote de Kelly Slater...) mais s'est blessé un jour et a reconsidéré la carrière de chanteur comme quelque chose de plus cool. Musique de surfeur par excellence (un mec et une guitare), il est donc pas spécialement étonnant que ça ait
énormément de succés en Australie.

    Evermore...  Je peux pas m'empêcher de trouver que ça fait un peu Kyo mais ça se laisse écouter, c'est assez sympa.

    Matt Costa... Un mec, une guitare... la recette assez magique en Australie. Le mec est californien mais encore une fois, on s'éloigne pas trop de la plage. Ca a l'air d'être vraiment apprécié ici aussi, en tout cas t'en vois partout dans les bacs chez les disquaires et ça depuis que je suis arrivé.


    Wolfmother... Mon préféré avec Love Outside Andromeda. C'est des mecs qui viennent du quartier où je fais de l'escalade, ils ont commencé il y a 3-4 ans. C'est décrit comme du rock Heavy ou psychédélique (dixit Last.fm) et c'est vraiment sympa. Ca fait très rock des 70s...

    Love Outside Andromeda... Vraiment pas mal aussi. C'est un peu genre Indie (comme Death Cab for Cutie...ou The Shins en moins lunaire). Si vous aimez "I Will Follow You Into The Dark", vous devriez apprécier " If You Really Want So Little From Me". Là par contre, je crois pas que ce soit déjà sorti hors d'Australie. Il n'y a même pas de moyen de trouver les pochettes des CDs dans une résolution décente...

par Tweezer publié dans : Culture et Confiture
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Vendredi 9 mai 2008

    Ce soir, je rentrais d'une house-party à pied, comme j'ai l'habitude de le faire maintenant (enfin, si j'ai pas de contrainte horaire et que le trajet est de moins de 40 minutes en marchant, je prends plus le bus), quand soudain, un petit bruit attire mon attention.

    En bas d'un arbre, une petite boule de poils est en train de mâcher du gazon ou de triturer dans les quelques détritus qui traînent là. Boule de poils, arbre, mes capacités analytiques me permettent en un instant de conclure qu'il s'agit d'un écureuil !

    Mais je me rends vite compte qu'il est vachement gros pour un écureuil, et en plus il a pas une queue toute touffue comme un écureuil... Je me rapproche à pas feutrés, il a pas l'air d'avoir trop peur, je continue à me rapprocher, je commence à mieux le voir parce qu'en fait il y a pas trop de lumière.

    C'est un Opossum ! J'ai vu un opossum au beau milieu de la nuit à Centennial Park sur fond de gratte-ciel illuminés de Sydney...
par Tweezer publié dans : Raconte-moi une histoire...
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Jeudi 8 mai 2008

    J'avais dit que j'écrirais un article sur la question des aborigènes... Je me lance. Avant de commencer, je vais juste présenter un peu plus précisément ce drapeau.


    Le rouge représente la terre, le noir en haut représente le peuple aborigène marchant sur ces terres et le jaune au centre représente le soleil.   
    Ce drapeau a tout d'abord été un symbole de la lutte des Aborigènes pour la récupération de leurs terres, avant de devenir un symbole du peuple aborigène en Australie (Il a été créé en 1971 par un artiste aborigène, Harold Thomas). En 1995, il sera finalement reconnu officiellement comme l'un des drapeaux de l'Australie.
    Il flotte aujourd'hui en haut de nombreux batiments australiens aux côtés de l'autre drapeau officiel.

    Je ne sais pas trop par où débuter, donc on va commencer par le début. Les Aborigènes (du latin "ab origin", à l'origine... je vous cale même du latin. Vous voyez, je me fous pas de votre gueule) sont les premiers humains à avoir peuplé le continent australien.

    La plupart des hypothèses s'accordent sur le fait qu'ils sont arrivés sur le continent, il y a 40,000 à 70,000 ans (le plus vieux squelette retrouvé date de 40,000 ans). La population aborigène n'est pas une entité mais est composé d'une multitude de communautés dont les coutumes, les pratiques et le mode de vie varient énormément. Par exemple, plus de 200 langages/idiomes sont toujours utilisés aujourd'hui. Quand, les colons britanniques sont arrivés en Australie, il y avait près de 750,000 Aborigènes sur le territoire.

    La colonisation britannique a commencé à Sydney en 1788 et plus précisément à Botany Bay où débarque la First Fleet (soit 18 ans après que le Capitaine Cool ait débarqué à Botany Bay, légèrement au Sud de Sydney, le 19 avril 1770). La première conséquence de ce débarquement est une vague d'épidémies pour les Aborigènes. Ensuite, les colons se sont appropriés les terres et les ressources et pour finir, de nombreux massacres eurent lieu. Si on additionne tout ça, il en résulte une diminution de la population aborigène de près de 80% entre l'établissement des colons et la fin du XIXème siècle. Peu à peu, les Britanniques se sont appropriés toutes les terres. Certains Aborigènes se sont adaptés à la vie avec les Britanniques en travaillant dans les champs ou en trouvant la plupart du temps du boulot "manuel". Mais les atrocités continuaient, je vous laisse la citation qui parle d'elle-même

    "The white station owners would go on regular hunts for Aborigines. 'Instead of having a kangaroo hunt, we'll have an Aboriginal hunt' "
Charles Perkins, Order of Australia, Official Biography. 'A bastard Like Me'

    A part les tribus qui vivaient à l'intérieur du territoire (dans l'outback), les autres sont devenues dépendantes des colons. Par ailleurs, au XIXème siècle, des théories se développent affirmant que le contacts entre colons (race supérieure) et aborigène (race inférieure) amène par sélection naturelle à la disparition de cette dernière. Le nombre croissant de métisses est alors perçu comme une menace à la "pureté de la race blanche" et une entrave au processus d'extinction "naturelle" des Aborigènes (ce qui était le but à l'époque).

    Du coup, en 1869 est créée une loi qui autorise le gouvernement à saisir les enfants métisses pour assurer leur bonheur en les plaçant dans des famille blanche. Ces "enlèvements" auront lieu de 1869 à 1969 environ et sont aujourd'hui une plaie béante dans l'histoire de l'Australie.

   On estime qu'au début du XXème siècle, il ne restait plus que 150,000 à 190,000 Aborigènes. Ce n'est finalement qu'à partir de 1962 que les Aborigènes récupèrent un statut plus convenable, notamment en recevant le droit de vote pendant les élections qui pouvaient avoir lieu dans le Commonwealth. En 1992, la Cour Suprême Australienne déclare que le concept de "terra nullius" qui désignait l'Australie avant l'établissement des colons britanniques n'était plus valide (avant cela, la loi ne reconnaissait pas non plus le statut de "Natifs" aux Aborigènes).

    En 1997, un rapport intitulé "Bringing Them Home" révèle que les enfants aborigènes enlevés avait l'interdiction de parler leur langue pour les couper de leurs racines. Les familles devaient juste leur donner suffisament d'éducation pour pouvoir en faire des travailleurs manuels ou des domestiques. Le rapport montre aussi que tous ces enfants ont eu un taux d'éducation plus faible, un taux de chômage plus élevé et un taux d'incarcération trois fois plus élevé que les enfants aborigènes qui ont pu rester dans leur famille.

    En 1998 est créée une journée nationale du pardon. Un an plus tard, une motion est adoptée par la Parlement, exprimant son "profond et sincère regret au sujet des enfants aborigènes qui ont été enlevés à leurs parents". Le premier ministre John Howard affirmera que ces enlèvements sont le chapitre le plus sombre de l'histoire du pays, en refusant tout de même de demander pardon aux Aborigènes au nom de l'Etat australien (notamment de peur de devoir accorder des compensation financières aux familles détruites).

    En décembre, l'année dernière, le premier ministre Kevin Rudd promet de formuler des excuses officielles aux Aborigènes. En Australie, tout le monde se demande la forme que vont prendre ces excuses et si elles vont être à la hauteur. D'après ce que j'ai pu comprendre dans les journaux, les gens se demandaient vraiment comment cela allait se passer. Finalement, il y a deux mois, le 13 février, Kevin Rudd présente ses excuses aux aborigènes lors de la cérémonie d'ouverture de la séance parlementaire Canberra.

Pour ceux que ça intéresse, je rajoute quelques vidéos :

    La cérémonie de bienvenue traditionelle tenue dans le Parlement (ce qui était une première) la veille du discours de Kevin Rudd :


Le discours de Kevin Rudd lors de l' "Australian National Sorry Day" :
   


    Je finis en ajoutant juste ces deux  photos que j'ai prises dans la rue. La première a été tirée à Surry Hills, quartier plutôt chic. Ca a été écrit dans le ciment sur le trottoir avant que celui-ci ne durcisse. La seconde a été prise à Redfern, le quartier où vivent beaucoup d'Aborigènes, il s'agit d'une fresque sur ce thème de la réconciliation et de la prévention contre la drogue et le SIDA faite par des artistes aborigènes:

We are 1 people so why are divided

"SAY KNOW": Le centre de la fresque qui doit faire une vingtaine de mètres

Une des extrémités de la fresque
   
    On croise souvent (enfin relativement) ce genre de petits trucs dans la rue. On sent que la volonté de réconciliation existe quelque part et que l'Australie veut vraiment panser cette plaie dans son histoire. Après la plupart des Australiens aiment pas trop les aborigènes qui vivent un peu au crochet de la société (avec les aides et tout ça). Bon, je peux pas dire quel est l'avis général mais en tout cas, tout le monde pense pas la même chose.
    C'est une des grosses différences que je ressens par rapport à la France, ici. C'est un pays qui est encore en train de se construire... Ou tout du moins qui a encore des choses à régler avec son histoire. (C'était peut-être pareil en France, il y a quelques années avec toutes les histoires de colonies ou l'Algérie, mais je m'y intéressais sûrement pas suffisament)

    Et en vrac:
- Si quelqu'un trouve ce qui m'a inspiré le titre, je trouverai une récompense pas encore bien définie
- J'ai cassé mes chaussures...Sniff !
par Tweezer publié dans : Australie
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander
Mardi 6 mai 2008

    Et voici la fin de nos aventures dans le Sud de l'Australie, c'est-à-dire notre journée à Melbourne. Mais avant de commencer, je vais faire un flash-back sur la soirée d'hier car Francoo nous a tout simplement fait rêver...

    Il est 19h, nous venons d'arriver au backpacker, après une dizaine de minutes à essayer d'obtenir une réduction et à draguer la réceptionniste (qui avait un T-shirt avec écrit dessus "Je t'aime", on pouvait pas s'empêcher de faire les malins, c'est pas comme si elle devait en voir défiler des milliers dans l'année), on peut enfin monter dans notre chambre. On décide de prendre l'ascenseur, on l'appelle, on squatte trois minutes devant la porte, il arrive toujours pas. Vu qu'on est au troisième étage, on change de tactique et on monte deux étages par les escaliers... Et là, plus d'escaliers, t'es obligé de prendre l'ascenseur...Foutu pays. On attend de nouveau 5 minutes. On monte dedans, l'ascenceur redescend au rez-de-chaussée (en terme de vecteur, depuis dix minutes, on a finalement pas bougé), et refait tous les étages un par un. Après un quart d'heure, on arrive finalement à notre chambre et on décide d'aller se laver (ce qu'on a pas fait depuis deux jours) avant d'aller manger. Je prends mes affaires et je vais aux "bathrooms" indiquées par un grand panneau en plein milieu du couloir, il n'est pas fluo mais il aurait pu, ça n'aurait pas changé grand chose. Francoo qui a la flemme de prendre toutes ses affaires avec lui, se met juste en serviette pour aller jusqu'à la salle de bain. Hélas, Francoo n'a pas vu le panneau indiquant où elle se trouve. En chemin, c'est-à-dire torse nu avec sa serviette, il décide de demander son chemin à un autochtone (enfin dans un backpacker, il doit être aussi autochtone que nous), qui lui répond (pour une raison pas encore bien identifiée) que la salle de bain se trouve à l'étage supérieur. Francoo, qui est un gars open-minded et cool, ne s'en fait pas et décide de prendre l'ascenceur dans son plus simple appareil. L'ascenceur lui refait la même blague que quand on est arrivé et redescend  de quelques étages, histoire de laisser monter une quinzaine de filles super canons un peu étonnées par le flegme et la décontraction de ce pur Français. Francoo passe ainsi trois très longues minutes à moitié à poil au milieu de super déesses... Comme il nous le dit plus tard : "Là, je crois que je me suis grillé..."

Mars périmés, Fringues de surfeur pas chers, on trouve de tout...

    Le lendemain matin, on se lève tôt et on fait un tour dans le Victoria Market (un grand marché pour ceux qui panent vraiment que dalle à l'anglais). Assez sympa, on a acheté des trucs super pas chers (savons, mars) et on est reparti (Admirez la transition!). On a continué la balade dans la ville et on est ensuite allé à l'Old Melbourne Goal. L'ancienne prison de  Melbourne où ont été enfermés  des kilos de criminels à partir du XVIIIème siècle.


    Nous nous sommes surpris à nous imaginer, revivant les fières aventures de Ned Kelly, le plus grand bushrnager hors-la-loi de l'outback que l'Australie ait connu. Il s'était confectionné une petit armure pare-balle bien sympathique qui fait encore rêver les enfants aujourd'hui.
   
Ned Kelly et sa fameuse armure en train de tuer un Suisse neutre

    Après avoir bien semé le trouble et la destruction sur nos pas, est venue l'heure d'équilibrer la balance de la justice. Et c'est là tout l'intérêt de cette prison qui possédait son propre gibet en intérieur.

Le tout entièrement automatisé ma petite dame !

    Mais comme tout le monde le sait, la théorie, c'est bien beau mais sans la pratique, on fait pas grand chose. La prison de Melbourne te propose donc de mettre à l'épreuve tes talents de bourreau grâce à un module de simulation de lynchage que même chez Airbus, ils l'ont pas. Y a plus qu'à appuyer sur le bouton...

"Kill Him"

    Bon, là, je déconne et tout et tout mais c'était un endroit vraiment intéressant. On y trouve l'histoire des plus grands criminels ayant vécu dans cette prison comme de moins importants. On y apprend l'histoire d'une bonne erreur judiciaire (qui fait encore frémir les historiens australiens et sûrement aussi un peu le juge Bourgaud) aggravé par une justice expéditive. Bref, un endroit qui s'il n'était pas "sympa" valait le coup d'être vu.

    Après ça, on a pas mal tourné dans la ville, on s'est arrêté dans un Hungry Jack's où on a essayé le "Double Whopper Ultimate" qui est à ce jour le plus gros burgers que j'ai pu mangé. Déjà quand tu regardes un Big Mac à côté d'un Whopper normal, t'as l'impression d'avoir un menu enfant, mais quand tu lui rajoutes un steak et que tu mets tous les ingrédients qu'on trouve dans le Hungry Jack's, là c'est un carnage. J'ai eu l'impression de digérer tout le temps entre 12h et 19h. J'étais complètement dégouté et on ne m'y reprendra plus... Ah, il y a juste Ben qui nous a dit que le "Quadruple Stacker" (4 steaks, 5 tranches de fromage, 8 morceaux de bacon) était pire.


  










                LE Ultimate Double Whopper                                             La Famille Stacker au grand complet              

     On s'est arrêté devant un skatepark pour regarder les gamins. On a fait un tour dans le Botanic Park, moins animalier que celui de Sydney, il possédait une mare époque post-atomique assez jolie.






   









    On a ensuite été faire un tour au National Museum of Melbourne. Mais on était un peu trop en retard donc on a pas eu le temps de voir grand chose...


    On s'est éclaté dans les galeries avec plein de trucs super marrants, les gamins qui vivent encore en nous ont pu refaire surface... On a juste était traumatisé par des statues en plastique de tous les membres d'une famille nus. Déjà, les enfants faisaient pas plaisir à voir, mais les parents étaient vraiment affreux. Et pour les grands-parents, on a juste failli vomir en les voyant.

Maxime est devenu énorme alors que j'ai repetissé...(ou la chambre d'Ames)

Quelques secondes avant que nous n'utilisions les bras pour nous taper dessus

    A la sortie quelques mecs faisaient un bike-polo... sans commentaire...

La vitesse vous manque?

    Pause casse-croûte au KFC (8ème fast-food en 3 jours, ça fait mal) avant de reprendre la route, dans un immense centre commercial où ils ont fait décollé une montgolfière une fois.

Le centre est vraiment super grand

    Bref, Melbourne est une ville sympa malgré un temps pas terrible. J'y retournerai probablement pour un week-end complet puisque j'ai un ami qui devrait y débarquer d'ici peu. Je crois que ce sera plus intéressant d'être avec quelqu'un qui connait le coin.
    On est finalement rentré, 11h de route et on était de retour à Sydney. On a fait nos adieux à la coq-au-wagen qui nous a été bien fidèle (Fabian l'a défoncé un peu le lendemain avant de la rendre parce que bon, on est pas des connards d'européens pour rien)... Ce week-end, c'était "WAW" !

"Victoria, The Place To Be"


par Tweezer publié dans : Australie
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Lundi 5 mai 2008

Petit Wallaby mange une peau de banane

    En ce beau dimanche après-midi nous est venue l'idée d'aller au Featherdale Wildlife Park. C'est comme un zoo sauf que la plupart des animaux sont pas dans des cages. Ou alors c'est comme une ferme sauf que les animaux sont pas des crétins de moutons et de canards. On est donc parti à quatre, Francoo, Stan et Uv (prononcez "youvi", son vrai nom, c'est "uvraj" mais c'est trop compliqué à dire (nous a-t-il expliqué), c'est un mec qui a vécu toute sa vie en Australie et dont le père est français, il a donc un français super bon mais un peu original. Au début, on parlait avec lui en français, mais finalement il comprend mieux en anglais donc tant mieux, on en profite pour "improve" un peu...). L'article sera très photos/vidéos parce que bon, il y a pas des masses de trucs à dire...

    Cap sur Featherdale, comme d'habitude, la route, c'est laborieux... Uv est aussi doué que Francoo et il respecte scrupuleusement toutes les règles du code de la route, ce qui est parfois pas pratique pour rattraper les quelques conneries d'orientation q'uon peut faire. C'est assez rigolo car il a un côté assez  anglais ou américain, genre il veut pas qu'on s'arrête pour demander notre chemin dans la rue, il préfère chercher un point d'information. Mais comme on trouvait pas de point d'information, on s'est arrété et on a demandé où était le parc dans un bottle shop. Quand on est sorti, il nous dit que la vendeuse devait être "mad" parce qu'on lui a demandé des renseignements mais qu'on a rien acheté. Le choc des cultures quoi... Genre un mec qui me demande son chemin dans la rue, je lui demande s'il a pas un ou deux dollars en récompense...

Un Kookabura trop bien

    On arrive sans encombre, on récupère notre passeport pour le parc avec plein de cases pour mettre les tampons de ce qu'on a fait. Pas trop mal comme idée, ça permet de checker si t'as tout visité. Bref, on commence tranquillement la visite. On tombe sur mon oiseau préféré, le kookabura... Déjà, il a une gueule trop cool mais en plus, il nous a fait une petite démo de gobage de "headless baby chicken" assez classe. Je ne résiste pas à l'envie de vous en faire profiter...âmes sensibles s'abstenir...


    Après ça on a vu plein, plein, plein de perroquets et de cokatoos...
 
       
              Quelques "parrots" et un "golden" faisan
 
    ...et surtout un cacatoés blanc avec une crête rose hyper violent qui voulait nous attaquer à travers la grille.


    S'ensuit une rencontre avec une quinzaine de wallabies trop mignons puis de kangourous, c'est la première fois que je vois un bébé dans une poche, c'est trop bien !

Là, c'est un kangourou et pas un wallaby ridicule...

    Malheureusement, les photos sont pas de qualité suffisante pour que vous puissiez voir le bébé dans la poche une fois uploadée... Dommage, mais à la place, un kangourou qui se gratte...
 

     Et parce que c'est vraiment trop marrant à voir, un kangourou qui saute... Ah, la vidéo veut pas s'uploader, tant pis... Blog interactif, imagine-toi même un kangourou en train de sauter et rigole un peu parce que c'est drôle.
    Comme je suis trop sympa et que je tenais à mettre une vidéo de kangourou qui saute, en voilà une. C'est sur Kangaroo Island...


    Après ça, un kangourou blanc...


... et un troupeau de kangourous blancs, c'est ceux qui vivent dans les montagnes : camouflage, furtivité, tout ça, tout ça...

...qui vivent avec leurs amis kangourous pas blancs

    Et pour finir, le "terrific" wombat, genre d'énorme hamster et quelques porcs-épics...


















par Tweezer publié dans : Life in Sydney
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Vendredi 2 mai 2008

    Ca y est, c'est fait, vous connaissiez tous Max dit (pour des raisons évidentes) "Le Roumain", cet homme n'est plus, il est mort, il a laissé place à un nouvel homme... Derek Coquel, 70% de pure testostérone australienne, 20% de pur Surfer-Style et 10% de pur charme anglais...

Derek Coquel, la virilité a un nouveau nom

    Vous ne le reconnaissez sûrement pas et pourtant, il s'agit bien de lui Maxime "Le Roumain" "Coquelescu" Coquel. Décidant de renier la nation qui l'accueillit durant toute sa vie, il partit en Australie. Là-bas, il découvrit une culture UK-like mais surtout les surfeurs dont les coiffures lui firent prendre conscience de son inestimable potentiel.

    C'est au cours d'un "Ouiche Contest" pour le moins original qu'il fut décidé que ses cheveux seraient lissés.

Quelques secondes avant la révélation...

    Non content de se retrouver avec une tête de rocker anglais, Sir Coquel se fit waxé le cuir chevelu pour pouvoir ressembler à ses idoles surfeurs... et notamment Kelly Slater nous disait-il (S'il savait...). La wax fut une épreuve difficile. A défaut d'avoir la tête d'un rider de (Banzaï) Pipeline, on a pu comprendre d'où venait le surnom de M...

M comme Max tout simplement, il fallait y penser...

Pour plus d'infos sur le Ouiche Contest, contactez les intéressés...

par Tweezer publié dans : Les Aventures de Crocodile Dedoon et du Roumain
ajouter un commentaire commentaires (3)    créer un trackback recommander
Jeudi 1 mai 2008

    Le lendemain, le réveil est matinal. Outre le froid qu'il a fait, qui ne nous a pas aidé à dormir (on avait des tentes pas géniales et visiblement à part Francoo et moi, personne avait de sac de couchage honnête), nous nous étions installés la veille sans le savoir près d'une colonie de..........Frog-Ducks , que l'on appelle aussi parfois Canards-Grenouilles-Furtifs dans la langue de Molière. Il s'agit d'un animal que je pense minuscule mais qui fait un bruit d'enfer (comme les criquets, les grillons et tout ça) qui ressemble à un croisement entre un couignage de canard et croâââââssement de grenouille. Vu la position de la tente, on avait leur joyeuses chansons, en Dolby Surround 5.2, 2 fois 220 Watts  Comme beaucoup d'animaux en Australie, ils sont furtifs, j'ai eu beau en chercher pendant un quart-d'heure dans les buissons, pas moyen d'en voir un seul (en plus, je savais pas à quoi ça ressemblait, ce qui n'arrangeait rien). Après un petit déjeuner bien mérité, on remet les voiles, il refait beau, on est soulagé. On prend la route vers le Parc National d'Otway mais avant toute chose, on va au lookout d'Apollo Bay.

           
        Comme à leur habitude, les points de vue sont vraiment fantastiques mais celui-là était paradisiaque...

   
On se dirige ensuite vers la forêt d'Otway, il y a une petite balade de 25 minutes dans la rainforest... J'imagine qu'il fallait les faire en rampant ou en roulant parce qu'en marchant, dix minutes, c'était vraiment le maximum. Et pourtant, on a pris le temps de regarder. On tombe toujours sur ces grands arbres creux (ça m'a fait penser à l'histoire des Mallandier à la station François Verdier), en passant derrière un arbre pas creux, on a pu voir qu'en fait il l'était mais qu'un mec avait fabriqué une porte qui donnait l'impression que non. Il y avait un peu de matos en tous genres aussi... Peut-être qu'un mec a vécu dans l'arbre. Quand on y réfléchit, ça paraît pas possible mais pourquoi pas...

 
   Cette fois, la destination est le cap Otway qui n'est malheureusement pas le point le plus au Sud de l'Austrlie (si on compte pas la Tasmanie). On passe sous une grande forêt d'eucalyptus, on se dit qu'on s'arrêtera au retour pour chercher des koalas. On croise quelques panneaux "Attention kangourous" qui nous font marre comme d'habitude. Et là, BIM, Max pile, les freins crissent, un kangourou passe juste devant la voiture avec un pote. La voiture s'arrête. Les deux kangourous aussi, juste devant la voiture. Et au bout de deux secondes, reposés par cette pause bien mérité, ils repartent tranquillement vers leur sympathique destins et dans les buissons, en faisant des petits bonds rigolos. Maxime est sous le choc, il a failli tuer l'un des meilleurs animaux du monde. Mais surtout, il ne pourra pas cocher "J'ai tué défoncé un kangourou" dans LA checklist. Il est sous le choc pendant encore 10 bonnes minutes. Enfin, j'imagine que j'aurais été pareil. Le temps continue à se dégrader... On arrive au phare d'Otway qui servait aussi de relais pour les télégraphes avec la Tasmanie (par l'intermédiaire d'un cable sous-marin) à l'époque où c'était High-Tech. On discute un peu avec le gardien du phare qui nous explique plein de truc sur les pha res et qui nous demande ce qu'on fait dans la vie et comment on va mais aussi que son fils fait partie d'un g roupe de reggae en France qui s'appelle Reeba (enfin si j'ai bien compris), que ça passe à la radio sur JJJ (prononcez "Traïpeuldjé") et plein d'autres trucs... (Si quelqu'un connaît ce groupe d'ailleurs, qu'il me le dise, j'ai un peu cherché sur Internet mais j'ai rien trouvé).















                    Petite vue du haut du phare                                                  Un sale temps, beaucoup de vent

   
On retourne dans la forêt d'eucalyptus, on cherche un peu des koalas, on en trouve un pas trop haut, on l'appelle pour qu'il descende comme la veille mais il veut pas. On lui lance une branche, et là il grimpe tout en haut de l'arbre à une vitesse hallucinante pour un koala.
    On quitte Quimper, enfin je voulais dire le Cap Otway et on met le cap sur Port Campbell où se situe la dernière étape du voyage: "Les Douze Apôtres" ou "Twelve Apostles" (sauf qu'il y en a deux qui sont un peu morts mais c'est pas grave). On s'arrête sur la route pour manger un énorme burgers et des fish'n'chips tout gras, on a pas encore manger un truc sain depuis qu'on est parti. Après une conduite approximative (certains disaient dangereuse) de Francoo dans les virages le long de la côte et un stress prononcé chez les occupants de la "Coq-au-wagen", nous arrivons finalement en un seul morceau aux "Twelve Apostles" (qui eux sont en douze morceaux). Il pleut maintenant à verse. C'est une formation rocheuse avec douze gros blocs de pierre qui dépasse de la mer. Rien que pour vos yeux, une bonne partie des douze :

             
                                                                 Des apôtres un peu partout...

       
                                                      D'autres apôtres et un petit bord de mer...

     On prend la flotte méchamment, c'est pas de de la blague, on se croirait en Bretagne par un bel après-midi d'automne. D'ailleurs, on craque un peu, ça fait deux semaines qu'il pleut non-stop sur Sydney, on se dit qu'on va bouger pour en finir, le vendredi, on se casse à Melbourne où il fait beau depuis un mois et là, sale temps sur Melbourne. Pendant ce temps là, on reçoit des messages d'encouragement nous expliquant que le soleil est de retour à Sydney. Je suis pas vraiment ennuyé par la pluie d'habitude mais là j'avoue que ça commençait à me peser un peu, et Max aussi (et pourtant on vient du Nord)...

    On se dirige ensuite vers le London Bridge toute dernière étape de notre périple. En fait, c'est presque au même endroit que les douze apôtres...

Le London Bridge
En fait c'est pas la bonne photo mais j'ai la flemme d'uploader la bonne, et ça colle quand même à peu près à l'idée de London Bridge tout en étant joli...

    Là c'est reparti pour 3 heures de route jusqu'à Melbourne où on va passer la soirée.

Coucher de soleil flou sur la route

    Arrivée à Melbourne vers 20h, je vous passe les galères d'orientation, vous commencez à connaître, on se trouve un backpackers dans Lonely Planet pour passer la nuit (et puis pouvoir faire des trucs sympas genre se laver, ce qu'on a pas fait depuis deux jours). Certaines personnes n'étant que très peu motivées à l'idée de repasser la nuit dehors. Tiens, en passant, j'ai appris que pour les Suisses (peut-être plus de monde mais j'ai pas la preuve), le fait de se passer un coup de déo le matin quand t'as pas le temps de te laver (ou que tu veux pas, chacun son truc), c'est appelé "French Shower"...Enfin bon, on se pose dans le backpacker qui est plutôt cool et en bon état, ce qui n'est pas une règle général dans les backpackers.
    On se décide à aller zoner dans Melbourne, on trouve un petit bar lounge bien sympa et tout rouge où on reste une demi-heure. On essaie ensuite quelques autres bars où on se fait refouler parce que c'est private et on arrive à l'Elephant and Wheelbarrows, un pub. En terme de Wheelbarrow, c'était pas mal, il y avait plein de bières qu'on connaissait pas, on sentait qu'on était plus à Sydney. En terme d'Elephant, là ça a comblé toutes nos attentes. Pour une raison pas encore bien définie, tout le monde était gros. Et surtout les filles, si j'avais vu plus de gros aux States, j'aurais dit que j'avais l'impression d'être aux USA. Malheureusement, j'étais à NY pendant la période de Noël avec le côté touristique est tout ça, les gens paraissaient pas plus gros que ça. Du coup, Melbourne paraissait cent fois pire... Après le passage d'un groupe de rock nettement moins bon que la veille, on a quitté le bar pour en trouver un autre.
    Comme il pleuvait toujours, on s'est réfugié dans un petit bar classe assez vide où il passait du cricket et où ils vendaient de la bière chinoise. Francoo s'endormait sur son fauteuil (super confortable au passage), du coup, on s'est pas éternisé, une bonne journée à Melbourne nous attendait le lendemain...

par Tweezer publié dans : Australie
ajouter un commentaire commentaires (7)    créer un trackback recommander

Clin d'oeil

Derniers Commentaires

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>